Autreppes est une commune française située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France.
Cet article est une ébauche concernant une commune de l’Aisne.
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade «Bon début» quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune. Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune de France.
Autreppes
La mairie.
Administration
Pays
France
Région
Hauts-de-France
Département
Aisne
Arrondissement
Vervins
Intercommunalité
Communauté de communes de la Thiérache du Centre
Maire Mandat
Paul Basse 2020-2026
Code postal
02580
Code commune
02040
Démographie
Gentilé
Autreppois
Population municipale
180 hab. (2019 )
Densité
27 hab./km2
Géographie
Coordonnées
49° 54′ 15″ nord, 3° 51′ 24″ est
Altitude
Min. 117 m Max. 201 m
Superficie
6,78 km2
Unité urbaine
Commune rurale
Aire d'attraction
Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales
Canton de Vervins
Législatives
Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte: France
Autreppes
Géolocalisation sur la carte: France
Autreppes
Géolocalisation sur la carte: Aisne
Autreppes
Géolocalisation sur la carte: Hauts-de-France
Autreppes
modifier
Géographie
Localisation
Représentations cartographiques de la commune
Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
1: carte dynamique; 2: carte OpenStreetMap; 3: carte topographique.
Le village rural de Thiérache est situé à 17 km à l'est de Guise, 17 km à l'ouest de Hirson et 8 km de Vervins. Il est aisément accessible depuis la RN 2.
Communes limitrophes
La commune a pour communes limitrophes: Erloy, Sorbais, Saint-Algis, Haution et Laigny.
Erloy
Saint-Algis
N
Sorbais
OAutreppesE
S
Haution
Laigny
Hydrographie
La commune est traversée par l'Oise, affluent de la Seine et drainé par plusieurs ruisseaux qui s'y jettent.
Climat
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de «climat semi-continental ou des marges montargnardes», selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type «climat semi-continental» dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les étés sont chauds et les hivers rudes, avec un grand nombre de jours de neige ou de gel. La pluviométrie annuelle est relativement élevée[2].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]
Moyenne annuelle de température: 10°C
Nombre de jours avec une température inférieure à −5°C: 4,6 j
Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C: 3,2 j
Nombre de jours de précipitation en janvier: 13,2 j
Nombre de jours de précipitation en juillet: 9,7 j
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, «Fontaine-Vervins Man», sur la commune de Fontaine-lès-Vervins, mise en service en 1977[7] et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,1°C et la hauteur de précipitations de 907,6 mm pour la période 1981-2010[9].
Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], «Saint-Quentin», sur la commune de Fontaine-lès-Clercs, mise en service en 1933 et à 47 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10°C pour la période 1971-2000[11] à 10,3°C pour 1981-2010[12], puis à 10,8°C pour 1991-2020[13].
Urbanisme
Typologie
La place du village.
Entrée du village.
Autreppes est une commune rurale[Note 6],[14]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[15],[16].
La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,7% en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,7%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
prairies (53,3%), terres arables (37,5%), zones urbanisées (5,4%), zones agricoles hétérogènes (3,9%)[19].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous la forme d'Altrippia en 879, où il est écrit en latin «Villa Altrippia in pago Laudunensi» dans un acte concernant l'abbaye de Saint-Denis[21]. Elle est mentionnée sous les formes, Autrepe au XIIesiècle dans un cartulaire de l'abbaye de Saint-Denis, Altrepia en 1125 dans un cartulaire de Chaourse pour l'abbaye de Saint-Denis, Autreppia en 1340 dans les fonds latins des archives nationales, Aultreppe en 1610 dans le registre des offices du bailliage des bois de Guise et Autreppe en 1710 dans un document de l'intendance de Soissons[21].
Le nom de la commune est probablement préceltique pour les toponymistes Marie-Thérèse Morlet et Ernest Nègre et a dû servir à désigner d'abord une rivière ou un cours d'eau sur son territoire[22],[23]. Pour Ernest Nègre, il est composé du terme préceltique alt avec un autre mot d'origine préceltique apia qui est lui un dérivé du mot epia désignant «eau». Au cours de son histoire, le nom de la commune a eu une attraction paronymique due au mot latin, altera signifiant «autre»[22]. Le s final est un rajout parasite au nom Autreppe[22]. Pour Marie-Thérèse Morlet, le terme est composé d'altero, une racine latine qui est assimilée au comparatif latin alter signifiant dans un sens «second de deux», avec le terme préceltique apia employé désignant l'eau[23]. Le nom donnerait le sens «eau secondaire, petit ruisseau» dans sa forme composé altero-appa[23].
Le village est désigné comme Eutreppes ou Euterpe en picard[réf.nécessaire]
Histoire
Carte de Cassini du secteur (vers 1750).
Carte postale de la gare en 1911.
Dénommée «Altripia» en 876, Autreppes a fait partie de l'ancien domaine royal donné à l'abbaye de Saint-Denis en 915. Puis le village d'Autreppes est devenu une seigneurie jusqu'à la Révolution française.
Fortifications des églises
Au XVIesiècle, lors des affrontements entre François 1er et Charles Quint, et lors de la Guerre franco-espagnole de 1635 à 1659, les villages de la Thiérache furent constamment ravagés aussi bien par les troupes françaises qu'étrangères. C'est à cette époque que la plupart des villages de Thiérache, comme Autreppes, fortifient leurs églises pour permettre aux habitants de s'y réfugier an cas d'attaque. Le clocher ou la nef, faits de hauts murs de briques et surmontés d'un étage, sont flanqués de tours percées de meurtrières. En cas d'attaque de bandes de pillards, les habitants du village s'y réfugiaient avec provisions pour tenir un siège de plusieurs jours[24].
Carte de Cassini
La carte de Cassini montre qu'au XVIIIesiècle, Autreppe (écrit sans "s" final) est une paroisse située sur la rive gauche de l'Oise.
Le moulin sur l'Oise, dont les infrastructures sont encore présentes de nos jours sur un chenal de l'Oise est figuré par une roue dentée. Il était à l'origine un moulin à grain et fut transformé au XIXesiècle en une papeterie. En 1880, celle-ci occupait 8 à 10 ouvriers et fonctionnait jour et nuit. Elle produisait du gros papier à l'usage des épiceries[25] .
En 1832, une épidémie de choléra a décimé la population du village[26].
Une monographie très intéressante sur le village, consultable sur le site des Archives Départementales de l'Aisne a été écrite en 1888 par M. Mancelin[27].
Comme dans beaucoup de villages de Thiérache, la vannerie permettait aux habitants de compléter leurs revenus.
L'ancienne ligne de chemin de fer de Guise à Hirson
Autreppes a possédé une gare située sur la ligne de chemin de fer de Guise à Hirson qui a fonctionné de 1910 à 1978. Quatre trains s'arrêtaient chaque jour dans cette gare dans chaque sens (voir les horaires en 1910 [28]).
Son emprise est utilisée depuis 2014 par l'Axe vert de la Thiérache. Première Guerre mondiale
Le 29 août 1914, soit moins d'un mois après la déclaration de la guerre, de violents combats opposent les cavaliers du 28e Régiment de chasseurs aux troupes allemandes. Une vingtaine d'entre-eux seront tués ce jour-là à Autreppes[29],[30]. Dès lors, le village restera occupé par les Allemands après la défaite de l'armée française lors de la bataille de Guise. Pendant toute la guerre, Autreppes restera loin du front qui se stabilisera à environ 150 km à l'ouest aux alentours de Péronne. Les habitants vivront sous le joug de l'ennemi: réquisitions de logements, de matériel, de nourriture, travaux forcés.
Ce n'est que le que les Allemands seront chassés du village par le 115erégiment de chasseurs à pied[31].
Sur le monument aux morts sont écrits les noms des 22 soldats de la commune morts au champ d'honneur lors de la Grande Guerre[32].
Politique et administration
Le monument aux morts.
Rattachements administratifs et électoraux
La commune se trouve dans l'arrondissement de Vervins du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la troisième circonscription de l'Aisne.
En 1790, la commune dépendait du canton de Marly dans le district de Vervins,
Elle fait partie depuis 1801 du canton de Vervins[33]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, passant de 24 à 66 communes.
Intercommunalité
La commune est membre de la communauté de communes de la Thiérache du Centre, créée fin 1992.
Articles connexes: Histoire du recensement de la population en France et Démographie de la France.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[36].
En 2019, la commune comptait 180 habitants[Note 7], en augmentation de 1,69% par rapport à 2013 (Aisne: −1,61%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
800
678
681
672
715
712
668
656
660
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
630
627
602
557
535
525
516
443
414
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
419
411
412
391
412
387
372
330
289
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2008
2013
280
232
216
184
150
142
175
184
177
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2018
2019
-
-
-
-
-
-
-
178
180
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique
Économie
Tourisme
L'embarcadère d'Autreppes.
L'Axe vert de la Thiérache qui a été créé sur le tracé de l'ancienne ligne de Chemin de fer de Guise à Hirson traverse la commune. Il est emprunté par de nombreux randonneurs et cyclistes.
Un embarcadère situé à l'est du village permet aux canoéistes de rejoindre Autreppes depuis Sorbais en amont ou de glisser vers Erloy en aval.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
L'église fortifiée Saint-Hilaire, datée de 1632, est inscrite aux monuments historiques depuis 1987.
dans l'église, un reliquaire de saint Hilaire, une plaque monument aux morts de la paroisse
Monument aux morts communal
Un oratoire.
Des maisons de la fin du XVIIIesiècle jusqu'au début du XIXesiècle
Axe vert de la Thiérache est une zone de randonnée aménagée en 2014 sur l'ancienne voie de chemin de fer de Guise à Hirson. Sur l'Axe vert, l'ancienne gare d'Autreppes existe toujours.
L'église fortifiée vue côté façade.
L'église fortifiée vue côté chœur.
La place de la mairie.
L'ancienne gare devenue une habitation.
L'axe vert de la Thiérache qui suit le tracé de l'ancienne voie ferrée.
Personnalités liées à la commune
Bernard et Jean-Pierre Lefèvre, deux jeunes tués pendant la guerre d'Algérie. Les deux principales rues de la commune portent leur nom.
Pour approfondir
Bibliographie
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue! Comment faire?
Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Références
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOIhttps://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Auguste Matton, Dictionnaire topographique du département de l'Aisne, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), p.14-15.
Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol.I: Formations préceltiques, celtiques, romanes, Librairie Droz, Genève, , 704p. (ISBN978-2-600-02883-7, présentation en ligne).
Marie-Thérèse Morlet, Toponymie de la Thiérache, Paris, Artrey, , 137p. (lire en ligne), p.9-11.
Другой контент может иметь иную лицензию. Перед использованием материалов сайта WikiSort.org внимательно изучите правила лицензирования конкретных элементов наполнения сайта.
2019-2026 WikiSort.org - проект по пересортировке и дополнению контента Википедии