Archail est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Archail
Le village.
Administration
Pays
France
Région
Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département
Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement
Digne-les-Bains
Intercommunalité
Provence-Alpes Agglomération
Maire Mandat
Laurence Guichard-Sagniez 2020-2026
Code postal
04420
Code commune
04009
Démographie
Gentilé
Archailois
Population municipale
14 hab. (2019 )
Densité
1,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées
44° 07′ 20″ nord, 6° 20′ 06″ est
Altitude
Min. 759 m Max. 1 984 m
Superficie
12,99 km2
Unité urbaine
Commune rurale
Aire d'attraction
Digne-les-Bains (commune de la couronne)
Élections
Départementales
Canton de Seyne
Législatives
Première circonscription
Localisation
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Archail
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Archail
Géolocalisation sur la carte: Alpes-de-Haute-Provence
Archail
Géolocalisation sur la carte: Provence-Alpes-Côte d'Azur
Archail
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C'est la deuxième commune la moins peuplée du département.
Géographie
Les communes limitrophes d’Archail sont Draix, Tartonne, Digne-les-Bains et Marcoux.
À 14 km de Digne par une pittoresque route d'accès, Archail est situé dans un beau cirque boisé, à 920 m d’altitude[1].
Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap.
Carte topographique.
Géologie
Bourg d'Archail, et Terres noires ou robines à l'ouest.
Croupes de collines noires marneuses érodées — les robines. Spectaculaire Pic de Couar, écrit aussi Couard (1 988 m); site du Pas d'Archail (1 667 m). Ravin et torrent de l'Areste au sud, dans les robines.
Hydrographie
Archail est arrosée par plusieurs ruisseaux: le torrent Le Bouinenc[2], long de 13,8 km, le ravin des Sauzeries[3], long de 9 km, le ravin des Mouiroués[4], long de 8 km, et son affluent, le ruisseau de l'Escure [5], long de 5,7 km.
Risques naturels et technologiques
Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de La Javie auquel appartient Archail est en zone 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[6], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[7]. La commune d’Aiglun est également exposée à deux autres risques naturels[7]:
feu de forêt,
mouvement de terrain.
La commune d’Archail n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[8] et aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[8] tout comme le Dicrim, absent[9].
Urbanisme
Typologie
Archail est une commune rurale[Note 1],[10]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[11],[12].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Digne-les-Bains, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 34 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].
Occupation des sols
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (94,1% en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,1%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
forêts (46,3%), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (26,5%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (21,3%), prairies (5,9%)[15].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[16].
Économie
Aperçu général
En 2009, la population active s'élevait à 7 personnes, sans chômeurs[17]. Ces travailleurs sont majoritairement salariés (6 sur 7)[18] et travaillent hors de la commune (6 travailleurs sur 7)[18].
Au 1er janvier 2011, la commune ne compte que quatre établissements actifs, un dans le secteur de la construction, et trois dans le secteur tertiaire, qui offre le seul emploi salarié de la commune[19].
Agriculture
Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) ne comptait aucune exploitation professionnelle[19],[20]. Il y a néanmoins des prairies artificielles, irriguées grâce au barrage-réservoir d'irrigation au-dessus du village, au pied du Pic du Couar, creusé dans les années 1980 sous l'impulsion du maire[réf.nécessaire], et de l’élevage ovin.
Activités de service
Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, service) comptait 3 établissements avec 1 emploi salarié[19].
D'après l'Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est très importante pour la commune, avec plus de 5 touristes accueillis pour un habitant[21], l'essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[22] puisque composée uniquement de résidences secondaires[23]: les 18 résidences secondaires forment les 3/4 des logements de la commune[24].
Histoire
Dans l’Antiquité, les Bodiontiques (Bodiontici) peuplaient la vallée de la Bléone, et étaient donc le peuple gaulois qui vivait dans l’actuelle commune d’Archail. Les Bodiontiques, qui sont vaincus par Auguste en même temps que les autres peuples présents sur le Trophée des Alpes (avant 14 av. J.-C.), sont rattachés à la province des Alpes-Maritimes lors de sa création[25].
Selon Daniel Thiery, la communauté est signalée dans le polyptyque de Wadalde en 814, sous le nom d’Argario[26].
La communauté d’Archail relevait de la viguerie de Digne[26]. En 1193, la seigneurie d’Archail (Argal) est donnée par les deux seigneurs de Saint-Julien au chapitre de Digne[26]. La seigneurie était partagée entre les évêques de Digne et le chapitre de Digne avant la Révolution française[27]. Ces nouveaux seigneurs fortifient leur nouvelle possession et rassemblent la population en un lieu central[26].
Comme de nombreuses communes du département, Archail se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry: en 1863, elle en possède déjà une école qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[28]. Aucune instruction n’est donnée aux filles: ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[29], ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent Archail[30], et ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles d’Archail sont régulièrement scolarisées.
La commune fusionne de 1973 à 1979 avec Draix, sous le vocable Archail-Draix[31].
Toponymie
La localité apparaît pour la première fois dans l'expression in Argario en 813 et en 814[32],[33], sous la forme de Archallo vers 1200[34].
L’Atlas historique de la Provence signale aussi une forme en Arcalhum[27].
L’origine du nom serait celto-ligure, et signifierait « devant les rochers »[35].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[42].
En 2019, la commune comptait 14 habitants[Note 4], en diminution de 30% par rapport à 2013 (Alpes-de-Haute-Provence: +1,48%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1765
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
74
85
88
89
96
101
106
100
108
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1851
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
104
115
115
113
97
94
89
104
98
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1896
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
81
92
75
70
37
40
36
34
30
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1954
1962
1968
1982
1990
1999
2005
2006
2010
26
18
18
10
6
7
8
8
17
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2015
2019
-
-
-
-
-
-
-
16
14
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-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique avant 1765
1315
1471
25 feux
6 feux
L’histoire démographique d’Archail, après la saignée des XIVeetXVesiècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXesiècle, est marquée par une période d’«étale» où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure particulièrement longtemps à Archail, de 1821 à 1891. Si l’exode rural commence tardivement à Archail, il n’en est pas moins un mouvement de longue durée, et rapide. Après trente ans de recul et la Première Guerre mondiale, la commune enregistre la perte de la moitié de sa population du maximum historique de 1856-1861[44]. Le mouvement de recul s’est poursuivi jusqu’au du XXIesiècle, et la population d’Archail n’a connu une hausse qu’entre 2005 et 2010, la première depuis un siècle.
Lieux et monuments
Maisons anciennes au bel appareil.
L‘église paroissiale a pour vocable Notre-Dame-de-l’Assomption, et pour saint patron saint Georges[26]. Elle a été construite en 1828[45]. Son origine doit remonter au XIIIesiècle[26]. Un tableau y représente le Couronnement de la Vierge[26].
La chapelle Notre-Dame, située sur une colline au milieu du cimetière, est l’ancienne église paroissiale de la communauté: sa fondation est donc plus ancienne que celle de l’actuelle église du village[26]. Les habitants ont participé à la réfection de cette chapelle, reconstruite en 1994[26]. Jusqu’à la Révolution ou l’Empire, cette chapelle était le but d’un pèlerinage, au mois d’août, qui attirait les habitants des communautés alentour, et qui se terminait par des jeux et un bal[26].
Personnalités liées à la commune
Jean-Pierre Alexandre Dieudé (1743-1819), né à Archail, général des armées de la République et de l'Empire, né dans la commune.
Vie culturelle
L’association Les Ateliers du Couar accueille tous les ans au mois de mai l’Art de Mai, avec de nombreux artistes-exposants (céramistes, peintures, sculpteurs, photographes) et diverses autres manifestations en rapport à l'image sous toutes ses formes et en liaison avec de nombreuses expressions artistiques (littérature, poésie, cinéma, théâtre...). La thématique est rurale, historique, patrimoniale et les messages sont véhiculés par des modes variés, comme la création d’un livre d'artiste sur la transhumance.
Cette association publie Les Cahiers du Couar, avec quatre numéros:
"Banaste de mots et d'images pour une estive. Transhumance 2005 au pied du Cheval Blanc";
les Robines;
en septembre 2008, le Cahier du Couar n° 3 sur "L'Eau";
en octobre 2009, le Cahier du Couar n° 4 sur le miel et la lavande.
Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559p.
Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, (BNF35450017)
Notes et références
Notes
Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Son mandat est modifié lors de la fusion d'Archail et de Draix, il devient maire d'Archail-Draix
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Références
Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence: le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. «Villes et villages de France», 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN2-7399-5004-7)
Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 25 juin 2012
Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 95
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Ministère de l'Agriculture, «Orientation technico-économique de l’exploitation», Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien: attention, le fichier fait 4,4 Mio)
Brigitte Beaujard, «Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s.», Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22
Daniel Thiery, «Archail», Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 12 décembre 2010, mis à jour le 15 décembre 2010, consulté le 25 juin 2012
Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, (BNF35450017), p. 160.
Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN978-2-86-004-015-0), p.9.
Géraldine Bérard, Guy Barruol - Carte archéologique de la Gaule: 04. Alpes-de-Haute-Provence - page 77 - (ISBN2877540545).
Dans les textes.
Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1reédition 1950), p 120
[Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], «La Libération», Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 2 avril 2014.
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