Certains quartiers tels que Bafeumbath, situé sur la route Bangangté -Bafoussam, et Banekane, situé sur la route Bangangté -Yaoundé et abritant l'Université des Montagnes, sont chargés d'histoire et de symbole.
Batela est aussi un quartier très important abritant la chefferie supérieure des Bangangtés et certains site touristiques comme le Lâkâm (l'endroit où se déroule l'intronisation du chef) et l'école primaire, lycée de Batela
Toponymie
Son nom vient de l’une des ethnies ayant occupé en premier ce territoire[réf.nécessaire], les Bangangté. Le nom Bangangté viendrait d'une déformation de l'expression en langue locale, Medumba, «bah ghǎ nteu» ou en nufi «pɑ ghaʼ ntuɑʼ» ce qui signifie «ceux qui refusent d être assujettis» ou plutôt «ceux qui ont refusé la situation de vassal»[2].
Géographie
Situation
La ville est située à 1340 m d'altitude sur la route nationale 4 à 49 km au sud du chef-lieu régional Bafoussam, et à 249 km au nord-ouest de la capitale Yaoundé (place du 20 mai) via Obala. L'espace urbain est drainé par la rivière Ngam affluent de rive droite du Noun.
La commune s'étend en rive droite de la rivière Noun qui la sépare de Massangam.
Croisement de véhicules sur une piste secondaire à Bangangté.
Bangangté est doté d'un climat tropical de type Aw selon la classification de Köppen, avec une température annuelle moyenne de 20,4°C et des précipitations d'environ 1 950 mm par an, plus abondantes en été qu'en hiver[3].
Population
Lors du recensement de 2005, la commune comptait 63 595 habitants[1], dont 28 011 pour Bangangté Ville. La population de la localité est relevée par l'ORSTOM pour 1970[4] et 1976[5] et par le compte administratif 2013[6]
Évolution démographique
1970
1976
2005
2013
12 000
9 864
28 011
86 219
Histoire
Le poste administratif de Bangangté créé le 14 juin 1930, est érigé en chef-lieu de subdivision le 5 mai 1931; la subdivision devint département en 1960, ce dernier prend le nom du Ndé par le décret No61-8 du 3 février 1961[7].
Administration
Les maires se succèdent à la tête de la municipalité depuis la création de la commune en 1954[8].
Liste des maires de Bangangté
Période
Identité
Étiquette
Qualité
1954
1961
Administrateurs municipaux
mai 1961
février 1978
Paul Nana
février 1978
septembre 1980
Émile Ngoumgnia Kamgoum
septembre 1980
novembre 1982
François Yanzeu
11 novembre 1982
19 octobre 1983
Jacques Alimoka
juin 1984
novembre 1987
Thomas Léoué Yetenje
novembre 1987
juin 1995
Jean-Claude Tzeuton
juin 1995
1996
Jean-Calvin Djeudam
1996
2002
Thomas Tchatchoua
enseignant
2002
2007
Marcel Niat Njifenji
RDPC
ingénieur
2007
2018
Célestine Ketcha Courtès
RDPC
2019
Jonas Kouamouo
RDPC
pharmacien et enseignant à l'université des montagnes
Eric Niat
RDPC
Structure administrative de la commune
Outre Bangangté proprement dit, la commune est constituée de 7 groupements et 41 villages dont les villages suivants[1]:
Le groupement de Bangangté est composé de 9 quartiers pour l'espace urbain: Famgo Neuta I, Quartier 1, Quartier 2, Quartier 3, Quartier 4, Quartier 5 Famgo, Quartier 6 Noufam, Quartier 7 Famgo Neuta II, Quartier 8 Sagam et 17 villages dans l'espace rural.
Chefferies traditionnelles
Article détaillé: Liste des chefferies bamiléké.
Article détaillé: Chefferie de Bangangté.
La ville est le siège de l'une des onze chefferies traditionnelles de 1er degré de la région de l'Ouest du Cameroun:
Chefferie Bangangté, 29 135 habitants en 2015.
Le chef traditionnel des Bagangtés est sa Majesté Nji Mohnlu Seidou Pokam, et la reine mère des Bangangtés s'appelle Maveun Pettoun grande sœur du Roi.
L'arrondissement de Bangangté compte six chefferies traditionnelles de 2e degré reconnues par le ministère de l'administration du territoire et de la décentralisation[9]:
Écoles Maternelles Evangéliques de Mfetom, Sagnam, Toukop
Écoles Catholiques Notre Dame, St Michel de Ngankun
Enseignement secondaire
L'arrondissement de Bangangté compte 8 établissements publics d'enseignement secondaire, dont 3 collèges, 4 lycées et une école normale de formation des instituteurs[10]:
Collège Evangélique Thomas Noutong
Collège Saint Jean Baptiste de Bangangté
Collège Sainte Beuve de la Paix
Lycée classique de Bangangté
Lycée technique de Bangangté
Lycée bilingue de Bangangté
Lycée de Batela
École normale d'instituteurs de l'enseignement maternel et primaire (ENIEG) de Bangangté
Enseignement supérieur
Université des Montagnes
Institut Supérieur de Technologie et d'Études Commerciales (ISTEC)
Sport
Il y a différents clubs sportifs à Bangangté, notamment:
la Panthère du Ndé, club de football de première division camerounaise, qui évolue sur le stade municipal de Bangangté. Ce club a remporté deux coupes du Cameroun et a perdu deux finales (2014 face à coton sport de garoua et 2015 face à ums de loum).
le Nzuimanto basket club, qui obtient de bons résultats dans les championnats de basket nationaux.
Hôpitaux
Hôpital de District de Bangangté
Centré de Santé Intégré de Bangangté (Dispensaire Stade)
PMI de Mfetom (Annexe de l'Hôpital Protestant de Bangwa)
Hôpital AD Lucem de Bangangté
Centre de Santé de Fatgo-Neta
De nombreuses cliniques de médecine naturelle
Organisation sociale
Langues
On y parle une variante dialectale du medumba, une langue bamiléké[11].
Marchés
Grand marché: Samedi aux marchés A et B
Petit marché: Mercredi aux marchés A et B
Églises et vie religieuse
Bangangté dispose de plusieurs églises et mosquées.
Tourisme, cultures et traditions
Stade de football.
Lieux et monuments
La tribune et place royale
La place du marché
Le centre du village et ses activités
Le festival
Personnalités liées à la ville
Jean Keutcha, homme politique, né à Bangangté en 1923
Marcel Niat Njifenji, homme politique, né à Bangangté en 1934
Célestine Ketcha Courtès, ex-maire de la ville, ministre
Théophile Kouamouo, journaliste, ayant vécu à Bangangté
Notes et références
Troisième recensement général de la population et de l'habitat (3e RGPH, 2005), Bureau central des recensements et des études de population du Cameroun (BUCREP), 2010.
Jacques Champaud, Villes et campagnes du Cameroun de l'Ouest, Office de la recherche scientifique et technique outre-mer, Bondy, 1983, 508 p. (ISBN2-7099-0667-8) (texte remanié d'une thèse de Lettres)
Anne Lebel (et Emmanuelle Pontié), « Bangangté », in Le Cameroun aujourd'hui, Éditions du Jaguar, Paris, 2011, p.114(ISBN978-2-86950-464-6)
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