Écoquenéauville est une ancienne commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 78 habitants[Note 1], commune déléguée au sein de Sainte-Mère-Église depuis le .
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Écoquenéauville
Église Saint-Laurent d'Écoquenéauville et le monument aux morts.
Situé au cœur du parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin, le paysage vide est formé de prés humides.
La commune se compose du bourg principal (Écoquenéauville) et de trois hameaux excentrés[1]: le Grand Hameau, le Moulinet, le Hamelet. Il existe aussi deux habitats isolés: la Tournerie et Beaumont.
Le nom de la localité est attesté sous les formes: Escoghernevilla; Escoguerneauvilla (sans date); Escoquernovilla en 1200; Escogernesvilla (lire Escogernelvilla) vers 1280[4],[5].
Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville au sens ancien de «domaine rural», dont le premier élément Écoquenéau- peut représenter un nom de personne conformément au cas général[5].
Le premier élément Escogherneau- semble basé sur l'anthroponyme norrois Skógi ou SkógR[5],[6] (surnom d'après skógr «bois, forêt» cf. islandais skogur, norvégien skog, danois skov), suivi d'un affixe -nel difficilement analysable. Le nom de personne originel devait être du type *Skogernel, non attesté en l'état des sources[5], -nel peut être roman, ce qui ferait de *Skogernel un hybride romano-scandinave. On remarque cependant que la déclinaison définie pluriel de l'ancien norrois skógr «bois, forêt», d'où est tiré ce surnom, est précisément skogarnir «les bois, les forêts».
Remarque: c'est sans doute cet appellatif scandinave skógr que l'on rencontre associé au nom de la mythique forêt de Scissy, c'est-à-dire la forêt de Quokelonde dans la baie du Mont-Saint-Michel (la forest de Quokelunde vers 1155), ainsi qu'un homonyme dans le pays de Bray: Les Coglandes (Seine-Maritime, Massy, Cultura de Coquelonde 1248) et apparenté à Coquesart «essart du bois»[7] (Seine-maritime, Tancarville, CoquessartXVesiècle[7], équivalent romano-norrois du nom de lieu norvégien Skogtveit cf. Thuit). Coquelonde correspondrait aux Skoglund norvégiens et Skovlunde danois. En français, l'évolution /sk/ > /esk/ > /ék/ correspond à un phénomène régulier d'épenthèse dans le groupe [s] + consonne, en gallo-roman, puis il y aurait eu aphérèse de [e] /ékok-/ > /kok-/ (Coq-).
Au XIIesiècle, la paroisse relevait de l'honneur de Néhou[9].
En 1328, Charles IV, Écoquenéauville obtient sa foire annuelle Saint-Laurent, au profit de l'abbaye de Montebourg[10]. Au XVIIesiècle, Jean Ribet, curé d'Écoquenéauville, s'opposa au religieux de Montebourg au sujet du partage des dîmes de l'église. Le , le parlement de Rouen, jugea que c'était au curé de les répartir[11].
Le conseil municipal est composé de sept membres dont le maire et deux adjoints[13].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.
Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15],[Note 2].
En 2019, la commune comptait 78habitants, en diminution de −15,22% par rapport à 2014 (Manche: 0,44%, France hors Mayotte: 2,49%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
182
221
242
235
230
221
220
216
193
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
183
179
187
178
161
161
121
143
125
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
125
123
127
109
106
84
94
92
95
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1982
1990
1999
2008
2013
2018
2019
74
87
68
55
68
69
91
78
78
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique
Économie
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Lieux et monuments
Église Saint-Laurent (XIVesiècle, partie du XIIe), romane et gothique. Église assez singulière, comprenant de nombreux remaniements, comme la nef par exemple qui ne paraît pas antérieure au XVIIIe et cependant possède sur le côté une petite porte romane[18]. La cloche (Françoise-Barbe) du XVIIIe[19] et une Vierge à l'Enfant du XIVe[20] sont classées à titre d'objets aux monuments historiques.
Croix de cimetière (XVIIIesiècle), recensé à l'Inventaire général du patrimoine culturel[21].
Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016,etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
Références
Altitudes: répertoire géographique des communes[25].
François de Beaurepaire (préf.Yves Nédélec), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Paris, A. et J. Picard, , 253p. (ISBN2-7084-0299-4, OCLC15314425), p.113
Dominique Fournier «Ecoquenéauville#Toponymie» in WIKIMANCHE.
Site de Nordic Names: étymologie de Skógr (lire en anglais)
G. Chartier, «Les toponymes des XeetXIesiècles relatifs aux défrichements sur le territoire de l'actuelle Seine-Maritime» in Annales de Normandie, Année 1997 47-1, p. 34.
Florence Delacampagne, «Seigneurs, fiefs et mottes du Cotentin (Xe – XIIesiècle): Étude historique et topographique», dans Archéologie médiévale, t.12, (lire en ligne sur Persée.), p.184.
René Gautier et al. (préf.Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche: Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll.«Inédits & Introuvables», , 704p. (ISBN978-2-35458-036-0), p.190.
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