Vercel-Villedieu-le-Camp est une commune française située dans le département du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté.
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Vercellis en 1148; Verceas en 1173; Verceaul en 1190; Vercex en 1285; Vercex en 1309; Vercelx en 1318; Vercey en 1325; Verceix en 1371; Verceaulx en 1395; Vercel en 1497; Vercel-Villedieu-le-Camp depuis 1962, après rattachement du territoire de Villedieu-le-Camp.
Villedieu-le-Camp: Villa Dei en 1283; La Vile en Varet ou en Varas en 1285; Villa Dei de Varesco en 1288; La Ville Deu devant Vercex en 1295; La Villedieu en Varais au XIVesiècle; La Villedieu en 1579; Villedieu-lez-Vercel au XVIIesiècle; Villedieu-le-Camp depuis 1923[1].
Urbanisme
Typologie
Vercel-Villedieu-le-Camp est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valdahon, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 22 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (64,8% en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (64,8%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
forêts (57,8%), prairies (17,3%), zones agricoles hétérogènes (12,4%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7%), zones urbanisées (3,8%), terres arables (1,7%)[7].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].
Histoire
Sources: Les mémoires historique de la république Sequanoise et La Franche-Comté au temps des Archiducs Albert et Isabelle.
La commune de Vercel absorbe celle de Goux en 1818.
Tout a commencé par la demande de l'armée à la municipalité de Valdahon en 1900. Il s'agissait de permettre l'implantation d'un champ de tir en bordure de la forêt du Grosbois. En 1904, il fut question en plus d'un camp d'instruction qui sera inauguré le . Avec l'argent de l'expropriation des quatre fermes, la commune acheta le 75 hectares de la forêt du Chanois pour 310 000 francs. La nécessité d'agrandir encore le camp du Valdahon sera fatale à La Villedieu. Un premier décret d'expulsion de tout le village fut pris par le par président de la République Raymond Poincaré, mais l'effet en sera suspendu par la guerre. Le parut un deuxième décret d'expulsion, celui-ci prit effet les 3, 4 et . Le village cessait de vivre. L'indemnisation des particuliers ne fut même pas à la mesure de leur sacrifice. Les familles se dispersèrent dans la région où elles purent trouver à acheter ou à louer d'autres fermes[1].
La commune de Vercel absorbe en 1962 celle de Villedieu-le-Camp [évacuée depuis le , en instance de suppression].
Les Templiers et les Hospitaliers
Au Moyen Âge, Villedieu-le-Camp s'appelait La Villedieu-en-Varais puis Villedieu-lès-Vercel et était une commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem au sein du grand prieuré d'Auvergne[10],[11]. Il n'est par ailleurs jamais fait mention de l'église mais du Temple de La Villedieu, ce qui laisse supposer une origine templière[12] et ce nom était encore porté par l'église en 1850. Elle se comportait comme une seigneurie ordinaire et possédait des terres dans les villages des environs[13]. Plus tard elle fera partie du fief des comtes de Neuchâtel-Urtière. En 1282, Regnaudin et Rolin de Vercel participent à une expédition en provence avec plusieurs membres des familles nobles du Comté de Bourgogne. En 1349 et 1353 Hugues de Vercel est cité comme bailli d'Amont. Pendant les guerres de la fin du XVesiècle le village aurait été incendiée. Dans ce même siècle Pierre, seigneur de Vercel et de Goux, a été reçu dans la confrérie de Saint-Georges en 1449 ainsi qu'Huguenin de Vercel en 1451 et Louis de Vercel en 1512[14]. En 1475, Jean IV de Rupt, sans enfants, chevalier, sire de Rupt et d'Autricourt, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, bailli d'Amont, instituait héritier Jean de Goux, son neveu, de la totalité de ses biens et lui léguait les armes de Rupt.
Héraldique
Les armes de la commune se blasonnent ainsi:
D’or au taureau de gueules.
Politique et administration
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
mars 1977
mars 2001
Georges Gruillot
RPR-UMP
Sénateur (1988-2008) Président du Conseil général (1982-1999)
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[18].
En 2019, la commune comptait 1 664 habitants[Note 3], en augmentation de 10,27% par rapport à 2013 (Doubs: +2%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
1 040
1 044
960
1 249
1 210
1 245
1 259
1 278
1 338
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1 211
1 191
1 228
1 156
1 230
1 205
1 238
1 219
1 237
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1 235
1 235
1 200
964
998
940
960
909
873
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2008
2013
845
975
1 041
1 068
1 088
1 213
1 391
1 436
1 509
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2018
2019
-
-
-
-
-
-
-
1 616
1 664
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
Lieux et monuments
L'Église Sainte-Agathe - Agathe de Catane ou Agathe de Sicile, vierge et martyre morte en 251 à peu près à vingt ans, est fêtée le . Ayant refusé les avances du proconsul, il la fit jeter en prison et torturer. Guérie par l'apôtre Pierre qui vint la visiter, elle périt néanmoins et son décès fut accompagné d'un tremblement de terre. Représentée avec des cisailles, des tenailles, les seins sur un plateau, elle est invoquée contre les incendies, les tremblements de terre, les catastrophes naturelles et la stérilité -. L'église date du XVIIesiècle et est inscrite aux monuments historiques en 1941.
La chapelle Notre-Dame des Malades[21] située dans une petite clairière à 2,5 km à l'est du village construite au XVIesiècle par François de Peloux, chambellan de Charles Quint et seigneur de Vercel.
Église Sainte-Agathe.
La chapelle Notre-Dame des Malades.
La mairie: construite en 1830.
Les fontaines.
La mairie.
La fontaine centrale.
Le lavoir-abreuvoir.
La fontaine Neptune.
Fruitière.
Monument aux morts.
Personnalités liées à la commune
Gérard de Vercel (1480-1544) Poète et philologue de la renaissance, né à Vercel
Pierre Matthieu (Pesmes le - Toulouse le ). Fils du célèbre recteur des écoles de Vercel Pierre Mathieu, il succéda d'abord à son père[1].
Notes et références
Notes
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Références
Jean COURTIEU, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t.6, BESANÇON, CÊTRE, .
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
A. Dornier, «Répertoire des fonds monastiques conservés dans la série H des archives départementales du Doubs», Revue Mabillon, no65, , p.301-302 (n°130 à 149), lire en ligne sur Gallica.
Léopold Niepce, Le Grand-Prieuré d'Auvergne: Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, Lyon, Librairie Générale Henri Geors, , XI-352p. (OCLC422251418, présentation en ligne).
Il n'y a pas de preuve formelle que la Villedieu-en-Varais ait été dévolue aux Hospitaliers après la chute des Templiers. Néanmoins les Hospitaliers ont souvent conservé le terme de «Temple de ...» pour les biens qui provenaient de l'ordre du Temple.
L'inventaire des titres de propriété du Temple de la Villedieu réalisé en 1719 indique des biens à Nancrey, Gonsans, Naisey, Guyans-Vennes, Belmont, Chantrans, Silley, Flagey, Saules, Villers-Grélot, Villers-la-Combe et Chatillon-sous-Maîche (Dornier 1927, p.301, n°130).
Dictionnaire universel de la noblesse de France[réf.nonconforme].
Dictionnaire universel de la noblesse de France, Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Bureau général de la noblesse de France, 1820, p.298.
Histoire généalogique des sires de Salins au comté de Bourgogne: avec des notes historiques et généalogiques sur l'ancienne noblesse de cette province, volume1, Jean baptiste Guillaume, 1757, p.V, LXXII, LXXVII, 78, 79, 356, 358.
La Franche-Comté au temps des Archiducs Albert et Isabelle, Presses Univ. Franche-Comté, 2002.
Les mémoires historiques de la république Sequanoise et des princes de la Franche-Comté de Bourgougne, L.Gollut, C.L.E.Duvernoy, E.B.de Mairet, 1846, p.590, 1456, 1458, 1752.
Vie et mort du paysan, Jean Garneret, 1993, p.260.
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