Rattachée à la communauté de communes de la Matheysine, ses habitants sont appelés les Susvillois.
Géographie
Situation et description
Susville est une commune située à 1,5 km au nord de La Mure et à 35 km au sud de Grenoble, dans la région naturelle de la Matheysine, une des parties les plus méridionales du département de l'Isère. Cette microrégion marque le début de la transition climatique entre Alpes du Nord et Alpes du Sud.
Géologie
Comme tout le plateau matheysin, Susville a fait l'objet d'une exploitation minière du charbon dans la deuxième moitié du XXesiècle. De ce fait, le terroir est à risque d'effondrements karstiques[1].
Vue générale en 2007.
La discordance des Chuzins, ou ravin des Chusins, se trouve au lieu-dit homonyme. Elle est incluse dans l'inventaire des sites remarquables du Rhône Alpes. Cette discordance Permo-Triasique (hercynienne) est entaillée dans les schistes du Houiller[2].
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Hydrographie
Susville est traversé par la Jonche, ruisseau fortement canalisé, qui va se jeter dans le Drac à Cognet et qui prend naissance dans le versant ouest du Tabor[3].
Voies de communication
La route nationale 85 (RN 85) qui relie Gap à Grenoble, connue également sous l'appellation de Route Napoléon longe les limites orientales de la commune
Lieux-dits et écarts
Le Peychagnard
Urbanisme
Typologie
Susville est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].
Elle appartient à l'unité urbaine de La Mure, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[7] et 6 511 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[8],[9].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 204 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[10],[11].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (66,7% en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (62,7%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
forêts (49,2%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (17,5%), zones agricoles hétérogènes (16,8%), prairies (7,7%), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6%), zones urbanisées (2,9%)[12].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Risques naturels et technologiques
Risques sismiques
Article connexe: Risque sismique dans l'Isère.
L'ensemble du territoire de la commune de Susville est situé en zone de sismicité n° 3, comme la plupart des communes de son secteur géographique. Ce territoire se situe cependant au sud de la limite d'une zone sismique classifiée de « moyenne »[13].
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Toponymie
Susville est situé au pied d'une montagne (Mons super villam au XIVesiècle) , alors que le village de Sousville est situé de l'autre côté de la même montagne (subtus villam Mure)[15].
Histoire
Article connexe: Histoire de l'Isère.
Au Moyen Âge, Susville est le siège d'une seigneurie. L'enquête de 1339, signale au lieu-dit la Roche Paviotte la présence d'une maison forte: «Domus fortis de rupe paviota - Redditus dicte domus sequitur… - Propriatates dicte domus sunt hee…» (ADI B 3120, f° 185 v°) et «Castrum ruppis paviote» décrite comme: «Dictum autem castrum situatum est in loco satis eminentie» (ADI B 4443, f° 2)[16]. Elle possédait une tour carrée et deux salles superposées, le tout clos dans un mur d’enceinte.
C'est une ville minière. Géologiquement, la commune est caractérisée par un terrain houiller. Cette couche de grès à anthracite, ayant un épaisseur de 8–10 m, a été exploitée de façon industrielle au lieu-dit Peychagnard, tandis que les calcaires compacts ont été exploités pour produire pierres de taille et marbre gris[17].
Politique et administration
Administration municipale
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Liste des maires
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
mars 1965
décembre 1985
Georges Maugiron
PCF
Conseiller général du canton de La Mure (1979-1985)
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Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[20].
En 2019, la commune comptait 1 206 habitants[Note 3], en diminution de 10,8% par rapport à 2013 (Isère: +2,9%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
374
377
336
340
422
455
442
480
483
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
473
531
600
570
556
535
578
576
671
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
665
734
860
987
1 115
1 406
1 256
1 446
2 350
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2005
2006
2010
1 863
1 611
1 299
1 540
1 430
1 472
1 437
1 443
1 402
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2015
2019
-
-
-
-
-
-
-
1 314
1 206
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique
Enseignement
La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.
Équipement culturel et sportif
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Manifestations culturelles et festivités
Circus Rock Festival
marché de susville (parking de casino)
Médias
Historiquement, le quotidien régional Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de Romanche et Oisans, un ou plusieurs articles à l'actualité de la commune, de son canton, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales.
Cultes
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Économie
Dans la deuxième moitié du XXesiècle, une importante exploitation minière d'anthracite se développe au site minier de Villaret.
À partir du 2004, un débat public a eu lieu pour ou contre le projet d'un parc éolien au col du Senépi, au lieu-dit Pierre Plantée.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Patrimoine religieux
La chapelle de Notre Dame des Neiges.
Patrimoine civil
Le puits du Villaret avec cette nouvelle peinture qui redonne un peu de style à ce bâtiment.
Puits du Villaret: Foré en 1948 jusqu'à 270 m, son chevalement date de 1953. Sa fermeture en 1997 met un terme à l'exploitation du charbon dans le bassin du Dauphiné. Il est le dernier vestige du carreau du Villaret non loin de l'imposant magasin en pierre. Le site minier du Villaret a été labellisé Patrimoine en Isère. Une façade aveugle est décorée avec une nouvelle peinture réalisée en 2016 qui donne un coup de nouveau et qui illustre tout à fait la fonction de ce bâtiment auparavant.
Le monument aux morts porte l'épitaphe à l'honneur des soldats de la Première Guerre mondiale.
Vestiges de la maison forte de Roche Paviotte, du XIIesiècle, à l'emplacement d'une motte castrale[23].
Vestiges de la maison forte de Breydent, du XIIIesiècle à la place d'une fortification en bois précédente. Elle fut propriété du Dauphin[23].
Patrimoine naturel
L'etang du Crey.
l'étang du Crey.
Personnalités liées à la commune
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Héraldique
Susville possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.
Notes et références
Notes et cartes
Notes
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Cartes
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
M. Berthelot, Hartwig Derenbourg, F.-Camille Dreyfus et al., La grande encyclopédie: inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts, t.20, H. Lamirault (Paris), 1885-1902 (lire en ligne), p.990.
Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère: Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741p. (ISBN2-911148-66-5), p. 706.
Élisabeth Sirot, Noble et forte maison: L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Paris, Editions Picard, , 207p. (ISBN978-2-7084-0770-1).
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