Sainte-Colombe-de-la-CommanderieÉcouter est une commune française, située dans l'est du département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Sainte-Colombans. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans la région des Aspres, un minusule territoire roussillonnais compris entre les sillons de la Têt au nord et du Tech au sud qui tire son nom de la nature caillouteuse de ses sols.
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Ne doit pas être confondu avec Sainte-Colombe-la-Commanderie.
Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par l'Adou. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Sainte-Colombe-de-la-Commanderie est une commune rurale qui compte 161 habitants en 2019, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1968. Elle est dans l'agglomération de Thuir et fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan. Ses habitants sont appelés les Sainte-Colombans ou Sainte-Colombanes.
Géographie
Localisation
Carte de la commune avec localisation de la mairie.
La commune de Sainte-Colombe-de-la-Commanderie se trouve dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie[I 1].
Elle se situe à 15 km à vol d'oiseau de Perpignan[2], préfecture du département, à 14 km de Céret[3], sous-préfecture, et à 2 km de Thuir[4], bureau centralisateur du canton des Aspres dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1].
La commune fait en outre partie du bassin de vie de Thuir[I 1].
Les communes les plus proches[Note 1] sont[5]:
Llupia (1,9 km), Terrats (2,0 km), Thuir (2,0 km), Castelnou (3,7 km), Fourques (4,5 km), Montauriol (4,7 km), Trouillas (5,0 km), Camélas (5,4 km).
Sur le plan historique et culturel, Sainte-Colombe-de-la-Commanderie fait partie de la région des Aspres. Compris entre les sillons de la Têt au nord et du Tech au sud, ce minuscule territoire roussillonnais tire son nom de la nature caillouteuse de ses sols[6].
Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes
Communes limitrophes de Sainte-Colombe-de-la-Commanderie
Thuir
Castelnou
Llupia (sur 25 m)
Terrats
Géologie et relief
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La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[7].
Le village de Sainte-Colombe-de-la-Commanderie[8]. Au premier plan: le piémont des Aspres, qui repose sur des dépôts continentaux du Pliocène. La colline de droite repose sur un affleurement de marbre dévonien. En arrière-plan: le massif du Canigou.
Hydrographie
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Milieux naturels et biodiversité
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Une ZNIEFF de type 1[Note 2] est recensée sur la commune[9]:
les «garrigues de Castelnou» (1 559ha), couvrant 3 communes du département[10] et une ZNIEFF de type 2[Note 3],[9]:
le «massif des Aspres» (28 819ha), couvrant 37 communes du département[11].
Carte des ZNIEFF de type 1 et 2 à Sainte-Colombe-de-la-Commanderie.
Carte de la ZNIEFF de type 1 sur la commune.
Carte de la ZNIEFF de type 2 sur la commune.
Urbanisme
Typologie
Sainte-Colombe-de-la-Commanderie est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[12],[I 2],[13].
Elle appartient à l'unité urbaine de Thuir, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[I 3] et 9 731 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[I 4],[I 5].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 118 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 6],[I 7].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (48,3% en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (49%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (41,7%), cultures permanentes (29%), zones agricoles hétérogènes (19,3%), mines, décharges et chantiers (8,3%), zones urbanisées (1,6%), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,2%)[14].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Voies de communication et transports
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La ligne 570 du réseau régional liO relie la commune à la gare de Perpignan depuis Fourques.
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Sainte-Colombe-de-la-Commanderie est vulnérable à différents aléas naturels: inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée)[15],[16].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle de cours d'eau du bassin de la Têt[17].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des glissements de terrains, soit des effondrements liés à des cavités souterraines[18]. Une cartographie nationale de l'aléa retrait-gonflement des argiles permet de connaître les sols argileux ou marneux susceptibles vis-à-vis de ce phénomène[19]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[20].
Carte des zones inondables.
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des argiles.
Toponymie
En catalan, le nom de la commune est Santa Coloma de Tuïr ou Santa Coloma de la Comanda[21].
Histoire
Le nom de Santa Coloma apparaît en 974, lorsque le pape Benoît VI mentionne, dans son privilège en faveur du monastère de Sant Pere de Rodes, le nom de l'église de Santa Coloma y la villa conjuncta parmi les possessions de ce monastère, possession confirmée par les privilèges du roi Lothaire et du pape Jean XV.
Au début du XIesiècle, le vilar de Conjunta passe aux mains de Bernard, vicomte de Cerdagne, qui prétendait l’avoir en franc-alleu en même temps que la paroisse et l’église Sainte-Colombe. En 1018, cette possession fait l’objet d’un procès qui eut lieu dans l’église Saint-Thomas de Llupia, sous la présidence de Bernard Taillefer, comte de Besalú, et de son frère Guifré II, comte de Cerdagne. Il se conclut par une victoire du vicomte Sunifred, fils du vicomte Bernat, et par une défaite des alleutiers et des nobles des alentours qui avaient usurpé les dîmes, les prémices et les oblations.
En 1049, la Villa Conjuncta est citée comme limite de Montoriol d’Amunt et de Terrats. Au XIIesiècle, le village réintègre le domaine royal car le roi Alphonse II donne en 1180 divers droits sur le lieu de Conjuncta au prieuré Saint-Pierre de Castelnou.
À la fin du XIIIesiècle, Sainte-Colombe était inféodée à la famille de Palauda (originaire de Palalda, dans le Vallespir, mais établie dans les environs de Thuir et à Terrats). Jacques II de Majorque concède les justices civiles et criminelles à Bernat de Palauda, fils de Raymond. Ce dernier adresse une requête à Pierre le Cérémonieux en 1345 pour délimiter le territoire du château de Sainte-Colombe et du château de Castelnou.
Les Templiers et les Hospitaliers
Ce fut probablement de cette famille de Palauda que les Templiers obtinrent peu après la seigneurie de Sainte-Colombe qui devint une dépendance de l’ancienne commanderie du Mas Deu, elle est alors désignée sous le nom de Santa Coloma de la Comanda et plus tard Santa Coloma des Hospitaliers.
En 1312, les biens des Templiers confisqués en 1307 furent remis aux Hospitaliers. Les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem conservèrent la seigneurie jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.
Politique et administration
La mairie
À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton des Aspres. Elle fait partie de l'unité urbaine de Thuir.
Administration municipale
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La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).
Évolution de la population
1365
1378
1424
1470
1515
1553
1709
1720
1730
10 f
7 f
7 f
6 f
3 f
4 f
33 f
8 f
11 f
Évolution de la population, suite (1)
1767
1789
-
-
-
-
-
-
-
51 H
9 f
-
-
-
-
-
-
-
(Sources: Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France: dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol.66: Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378p. (ISBN2-222-03821-9))
Note:
1643: comptée avec Terrats.
Démographie contemporaine
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[25].
En 2019, la commune comptait 161 habitants[Note 6], en augmentation de 10,27% par rapport à 2013 (Pyrénées-Orientales: +3,73%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
54
56
81
79
80
71
70
82
76
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
50
76
72
66
62
68
75
74
65
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
70
66
55
77
75
60
60
50
58
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2008
2013
73
60
71
87
83
101
115
119
146
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2018
2019
-
-
-
-
-
-
-
155
161
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
En 2018, la commune compte 65 ménages fiscaux[Note 7], regroupant 162 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 27 810 €[I 8] (19 350 € dans le département[I 9]).
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 99 personnes, parmi lesquelles on compte 76,8% d'actifs (67,7% ayant un emploi et 9,1% de chômeurs) et 23,2% d'inactifs[Note 8],[I 10]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.
La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Perpignan, du fait qu'au moins 15% des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 13]. Elle compte 13 emplois en 2018, contre 17 en 2013 et 22 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 67, soit un indicateur de concentration d'emploi de 19,5% et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 57,1%[I 14].
Sur ces 67 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 7 travaillent dans la commune, soit 10% des habitants[I 15]. Pour se rendre au travail, 94% des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,5% les transports en commun et 4,5% n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 16].
Activités hors agriculture
Secteurs d'activités
14 établissements[Note 9] sont implantés à Sainte-Colombe-de-la-Commanderie au [I 17].
Le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques et des activités de services administratifs et de soutien est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 28,6 % du nombre total d'établissements de la commune (4 sur les 14 entreprises implantées à Sainte-Colombe-de-la-Commanderie), contre 13% au niveau départemental[I 18].
La commune est dans la «plaine du Roussilon», une petite région agricole occupant la bande cotière et une grande partie centrale du département des Pyrénées-Orientales[33]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est la culture de fruits ou d'autres cultures permanentes[Carte 3]. Quatre exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 12] (quatre en 1988). La superficie agricole utilisée est de 70ha[35],[Carte 4],[Carte 5].
Culture locale et patrimoine
Monuments et lieux touristiques
L'église et ses alentours
Église Sainte-Colombe. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1972[36].
Personnalités liées à la commune
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
Liste des communes des Pyrénées-Orientales
Liste des anciennes communes des Pyrénées-Orientales
Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[34].
Cartes
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales: Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll.«Villes et villages de France», (ISBN2-7399-5066-7).
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