Saint-Pée-sur-Nivelle est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.
Pour les articles homonymes, voir Saint-Pé.
Saint-Pée-sur-Nivelle | |
Église de Saint-Pée du XVe siècle. | |
![]() Blason |
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Administration | |
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Pays | ![]() |
Région | Nouvelle-Aquitaine |
Département | Pyrénées-Atlantiques |
Arrondissement | Bayonne |
Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Pays Basque |
Maire Mandat |
Dominique Idiart 2020-2026 |
Code postal | 64310 |
Code commune | 64495 |
Démographie | |
Gentilé | Senpertar |
Population municipale |
7 037 hab. (2019 ![]() |
Densité | 108 hab./km2 |
Géographie | |
Coordonnées | 43° 21′ 27″ nord, 1° 32′ 58″ ouest |
Altitude | Min. 10 m Max. 227 m |
Superficie | 65,08 km2 |
Type | Commune rurale |
Unité urbaine | Saint-Pée-sur-Nivelle (ville isolée) |
Aire d'attraction | Bayonne (partie française) (commune de la couronne) |
Élections | |
Départementales | Canton d'Ustaritz-Vallées de Nive et Nivelle |
Législatives | Sixième circonscription |
Localisation | |
Liens | |
Site web | http://saintpeesurnivelle.fr/ |
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Le gentilé est Senpertar[1],[2].
La commune de Saint-Pée-sur-Nivelle se trouve dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine et est frontalière avec l'Espagne (Communauté forale de Navarre)[3].
Elle se situe à 130 km par la route[Note 1] de Pau[4], préfecture du département, à 22 km de Bayonne[5], sous-préfecture, et à 19 km d'Ustaritz[6], bureau centralisateur du canton d'Ustaritz-Vallées de Nive et Nivelle dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[3]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Bayonne[3].
Les communes les plus proches[Note 2] sont[7] : Sare (5,4 km), Ahetze (5,7 km), Ascain (5,8 km), Souraïde (6,3 km), Ainhoa (7,0 km), Arbonne (8,4 km), Espelette (8,5 km), Ustaritz (9,0 km).
Sur le plan historique et culturel, Saint-Pée-sur-Nivelle fait partie de la province du Labourd, un des sept territoires composant le Pays basque[Note 3],[8]. Le Labourd est traversé par la vallée alluviale de la Nive et rassemble les plus beaux villages du Pays basque[9]. Depuis 1999, l'Académie de la langue basque ou Euskalzaindia divise le territoire du Labourd en six zones[10],[11]. La commune est dans la zone Lapurdi Erdialdea (Labourd-Centre)[12], au centre de ce territoire.
Saint-Jean-de-Luz | Ahetze | Arcangues, Ustaritz |
Ascain | ![]() |
Souraïde |
Sare | Baztan, Urdazubi/Urdax (Espagne) |
Ainhoa |
Saint-Pée-sur-Nivelle étendue sur 6 500 ha fait partie de la province basque du Labourd. Elle est proche des principales villes de la côte basque (Saint-Jean-de-Luz à 14 km, Bayonne à 20 km, Biarritz a 18 km). Elle est connue pour son lac, le lac de Saint-Pée-sur-Nivelle, étendue sur 12 ha, qui comporte une base de loisirs à deux kilomètres du vieux centre.
La commune du canton d'Ustaritz s'étend sur un large territoire, frontalier avec l'Espagne au sud-est (Urdazubi et Zugarramurdi).
Les terres de la commune sont arrosées[15] par trois fleuves, la Nivelle, le ruisseau Basarun et l'Uhabia.
La Nivelle, cours d'eau de 39 kilomètres, est rejointe sur les terres de Saint-Pée-sur-Nivelle par les ruisseaux de Lizunia, d' Opalazio, Uzkain, Arraio, de Xuhail, d' Etxeberri, de Tontolo et d' Amezpetu.
L'Uhabia est alimenté, sur le territoire de la commune, par le Zirikolatzeko erreka et par les tributaires de celui-ci, les ruisseaux de Besain et d' Urone, accompagné lui-même par le ruisseau de Zalpaia.
Urloko erreka, affluent indirect de la Nive, coule également sur le territoire de Saint-Pée-sur-Nivelle.
Le ruisseau d’Ostolape, contributaire du petit fleuve côtier le ruisseau Basarun, serpente lui aussi sur la commune.
Paul Raymond indique également, dans son dictionnaire topographique Béarn-Pays basque datant de 1863[16], un affluent de l’Alborga, le Haïstéchéhé, qui arrose Ahetze après avoir pris sa source à Saint-Pée-sur-Nivelle.
La commune abrite le lac de Saint-Pée-sur-Nivelle, qui est un lieu touristique. Ce lac dispose d'une petite base nautique.
La Nivelle permet la pratique du canoë. La pêche sportive tout au long de son cours donne l'occasion d'attraper du saumon, de la truite de mer, de la truite fario.
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[17]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[18].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
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Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[20] complétée par des études régionales[21] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Espelette », sur la commune d'Espelette, mise en service en 1974[22] et qui se trouve à 9 km à vol d'oiseau[23],[Note 6], où la température moyenne annuelle est de 14,4 °C et la hauteur de précipitations de 1 672,3 mm pour la période 1981-2010[24]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Socoa », sur la commune de Ciboure, mise en service en 1921 et à 10 km[25], la température moyenne annuelle évolue de 14,8 °C pour la période 1971-2000[26], à 14,7 °C pour 1981-2010[27], puis à 15 °C pour 1991-2020[28].
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[29],[30]. Un espace protégé est présent sur la commune : « Site de Lur Berria », objet d'un arrêté préfectoral de protection de biotope, d'une superficie de 141,6 ha[31].
Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 7]. Deux sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la « directive Habitats »[33],[Carte 1] :
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Deux ZNIEFF de type 2[Note 8] sont recensées sur la commune[36],[Carte 2] :
Les montagnes accueillent encore des poneys pottocks en estive.
Saint-Pée-sur-Nivelle est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 9],[39],[40],[41]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Pée-sur-Nivelle, une unité urbaine monocommunale[42] de 6 849 habitants en 2017, constituant une ville isolée[43],[44].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bayonne (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 10]. Cette aire, qui regroupe 56 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[45],[46].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (50 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (34,4 %), prairies (27,3 %), zones agricoles hétérogènes (20,5 %), zones urbanisées (6,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,6 %), terres arables (4,2 %), mines, décharges et chantiers (0,4 %)[47].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
La mairie de Saint-Pée-sur-Nivelle découpe[Quand ?] la commune en neuf quartiers :
La commune à vingt kilomètres de Bayonne est desservie par les routes départementales D 3, D 4, D 255, D 305, D 307, D 855, D 856 et D 918.
La commune est desservie par la ligne 47 et 49 du réseau de bus Txik Txak qui permet de rejoindre Saint-Jean-de-Luz ou Cambo-les-Bains pour 1,20 €.
Le territoire de la commune de Saint-Pée-sur-Nivelle est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage[48]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[49].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment l'Halzabaltzako erreka, le fleuve Uhabia, l'Alhorgako erreka, la Nivelle et le Lizuniagako erreka. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1992, 2007, 2009, 2013, 2017 et 2021[50],[48].
Saint-Pée-sur-Nivelle est exposée au risque de feu de forêt. En 2020, le premier plan de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été adopté pour la période 2020-2030[51]. La réglementation des usages du feu à l’air libre et les obligations légales de débroussaillement dans le département des Pyrénées-Atlantiques font l'objet d'une consultation de public ouverte du 16 septembre au 7 octobre 2022[52],[53].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines)[54]. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuelles cavités souterraines sur la commune[55].
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[56]. 81,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 4]. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 11],[57].
La commune est en outre située en aval de barrages de classe A[Note 12]. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[59].
Le toponyme Saint-Pée-sur-Nivelle apparaît sous les formes Sanctus Petrus d'Ivarren (1233[16], cartulaire de Bayonne[60]), Sanctis Petris divarren (1249), S-Pé (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins), Sainct-Pee de Labour (1690[16], cartulaire de Cantelli), Saint-Pee-d'Ibarren (1736[16], registre des baux du chapitre de Bayonne[61]) et Beaugard (1793[16]).
Saint-Pée-sur-Nivelle s'appelait autrefois Saint-Pée-d'Ibarren, « à l'intérieur de la vallée »[62], qualificatif conservé uniquement par le quartien Ibarron de nos jours.
Le toponyme Amotz est mentionné en 1506[16] (aveux de Languedoc[63]).
Le toponyme Ibarron apparaît sous les formes Ibarre en Labort et Ybarre (1450[16] pour les deux formes, titres de Navarre[64]).
Le toponyme Ihintz apparaît sous la forme Ihins (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[16]).
Le toponyme Ola apparaît sous la forme Olha (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[16]).
Le toponyme Urguri apparaît sous la forme Urgoury (1863, dictionnaire topographique Béarn-Pays basque[16]).
Son nom basque est Senpere[2].
Saint-Pée n'a longtemps été qu'un centre religieux et marchand, lieu de réunion réduit à sa plus simple expression et placé sous le patronage de saint Pierre, au milieu d'une multitude de petits hameaux montagnards le dominant en altitude.
Dans l'année 1609, le château est investi par Pierre de Rosteguy de Lancre missionné par le Parlement de Bordeaux afin de « purger le pays de tous les sorciers et sorcières sous l'emprise des démons ».
En 1790, Saint-Pée-sur-Nivelle devint le chef-lieu d'un canton[16] comprenant les communes d'Ahetze et de Saint-Pée-sur-Nivelle et dépendant du district d'Ustaritz. C'est l'une des communes basque les plus actives sous la Révolution française. Salvat Marithurry est l'un des premiers curés de France à prêter serment à la Constitution civile du clergé[65].
Lors des combats de 1793 autour de la Rhune entre la jeune République française et le Royaume d'Espagne, Le château est ravagé et brûlé par un détachement de l'armée espagnole passé par le col d'Ibardin. Avec le décret du 25 vendémiaire an II (), Saint-Pée prend le nom de Beaugard. La commune reprend sa dénomination usuelle sous le Consulat en 1801[66].
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Blasonnement :
Écartelé aux 1 et 4 d'or à trois pals de gueules ; aux 2 et 3 d'azur à trois chaudrons d'or posées 2 et 1[67].
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Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 5 000 et 9 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[69].
Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
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ca. 1830 | Jean Goyeneche | |||
ca. 1837 | Michel Haroçarené | |||
ca. 1851 | Fabien Désiré Duronéa | |||
Les données manquantes sont à compléter. | ||||
1919 | 1935 | Dominique Dufau[70] (1880-1956) | Notaire, conseiller d'arrondissement Croix de guerre 1914-1918 | |
Les données manquantes sont à compléter. | ||||
Charles Cami[71] (1907-1983) | DVD puis UDR | Conseiller général du canton d'Ustaritz (1964 → 1970) Suppléant du député Bernard Marie (1967 → 1978) | ||
Germain Esponda | DVD | Maire honoraire (2002) | ||
Pierre Hirigoyen | ||||
Christine Bessonart | SE[72] DVG[73] UDF puis MoDem |
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Pierre-Marie Nousbaum | UMP-LR | Cadre du secteur privé | ||
En cours (au 19 janvier 2021) |
Dominique Idiart[74] | SE-DVG | Employé de commerce | |
Les données manquantes sont à compléter. |
Saint-Pée-sur-Nivelle fait partie de six structures intercommunales[75] :
Saint-Pée-sur-Nivelle accueille le siège du syndicat mixte Bizi Garbia.
La commune adhère à l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.
Altsasu (Espagne) depuis 1993[76].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[77]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[78].
En 2019, la commune comptait 7 037 habitants[Note 13], en augmentation de 17,17 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,8 %, France hors Mayotte : +2,17 %).
1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
2 096 | 1 980 | 2 015 | 2 209 | 2 518 | 2 576 | 2 751 | 2 804 | 2 721 |
1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
2 701 | 2 708 | 2 612 | 2 576 | 2 532 | 2 492 | 2 508 | 2 432 | 2 375 |
1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
2 396 | 2 395 | 2 397 | 2 422 | 2 433 | 2 378 | 2 358 | 2 195 | 2 054 |
1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2011 | 2016 |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
2 239 | 2 422 | 2 567 | 3 056 | 3 463 | 4 331 | 5 106 | 5 865 | 6 721 |
2019 | - | - | - | - | - | - | - | - |
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7 037 | - | - | - | - | - | - | - | - |
La commune fait partie de l'aire urbaine de Bayonne.
Le marché de Saint-Pée-sur-Nivelle prit de l'importance au XIXe siècle, au point de détrôner celui de Sare[62].
La commune fait partie de la zone AOC de production du piment d'Espelette et de celle de l'ossau-iraty. Elle dispose aussi d'une Zone Artisanale nommée Lizardia.
C'est sur le territoire de Saint-Pée-sur-Nivelle qu'a été prise, en 1983, la photo de moutons traçant le logo Woolmark[80].
Chaque fin de juin, la ville de Saint-Pée s’anime pour ses fêtes communales, Senpereko Bestak en basque. Cinq jours de fêtes animent le village. la tenue des fêtes est le vert et noir (ou blanc). On y trouve de la force basque, de la pelote basque, des danses basques (mutxikos), la fanfare Emak-Hor, le jeu du canard (ahate jokoa), des concerts, le comice agricole, la fête foraine et de nombreuses animations. Le tout sur fond de gastronomie[81].
Chaque deuxième dimanche de mai, le lac de Saint-Pée s'anime pour Herri Urrats.
D'après la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte, le dialecte basque parlé à Saint-Pée est le labourdin. Phillippe Veyrin[62] rapporte le sobriquet suivant s'appliquant anciennement aux Senpertars : Sempertarrak, belhaun buru handiak ('Gens de Saint-Pée, gros genoux').
L'église Saint-Pierre recèle une importante dalle funéraire et surtout un retable de maître-autel du XVIIIe siècle inventorié par le ministère de la Culture[82].
La chapelle Sainte-Marie-Madeleine du quartier Amotz à Saint-Pée-sur-Nivelle date du XVIIIe siècle[83].
Un gaztelu zahar se dresse au lieu-dit Larreondoa à une altitude de 85 mètres.
Il existe des traces d'un ancien château où réside au XVe siècle le seigneur bailli de la province. Son architecture s'est ouverte ensuite au style renaissance. Le Conseiller Pierre de Lancre y habite en 1609 pendant la chasse aux sorcières qu'il orchestre avec minutie. Le château est aujourd'hui en ruine et un mémorial en hommage a ces sorcières tués fut érige face au château.
Saint-Pée-sur-Nivelle compte plusieurs moulins à eau. Le moulin ouvert au public Plazako Errota, est construit près de l'église. Celui d'Ibarron, construit par les communautés locales, contestant aux maisons nobles leur droit de banalité[84]. On lit d'ailleurs, au-dessus de la porte, l'inscription suivante :Hau da errota senpereco herriac eraguinaracia. 1652 (ceci est le moulin que le Pays de Saint-Pée a fait faire)[62].
Saint-Pée possède trois frontons de pelote basque à Amotz, Ibarron et au centre. C'est le pays de naissance de la chistera moderne. Gaintchiki Harotchea, adolescent de Saint-Pée-sur-Nivelle, invente en 1857, une fixation au poignet de petits paniers ovales en lattes de châtaignier, qui donne naissance au panier chistera[62]. Un trinquet, situé place Xan Iturria, utilisable en toute saison, est utiliser pour pratiquer pratique la main nue, le xare et la paleta[85].
Un écomusée de la pelote et du xistera Pilotari, situé à l'Office de tourisme, vous dévoilera tous les secrets sur l'invention du Xistera.
La ville possède aussi un stade, face au Netto.
La gastronomie associée à un artisanat d'alimentation traditionnelle est riche :
Le Saint-Pée Union Club est une association regroupant plusieurs sport dont le rugby à XV, le handball, la pelote basque, la canoé, lasterka, et le foot.
Le club de rugby à XV amateur qui après avoir évolué en série régionale puis en Honneur, évolue en 2017-2018 en Fédérale 3.
Le SPUC a été sacré plusieurs fois champion de France :
La commune dispose de trois écoles primaires, deux publiques (école du Bourg et école d'Amotz) et l'autre privée (école Saint-Joseph), d'un collège (collège Arretxea) et d'un lycée agricole privé (lycée Saint-Christophe). De plus, l'ikastola Zaldubi offre aux enfants un enseignement en langue basque depuis 1971[86].
La ville dispose d’un espace culturel, appelé Larreko. Qui permet d'accueillir 326 personnes assises et 896 debout[87].
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