Saint-Nazaire-de-Pézan[sɛ̃na.zɛ.ʁədəpe.zɑ̃] (en occitanSant Nazari de Pesan[santna.'za.ridepe.'zan]) est une commune française située dans l'est du département de l'Hérault en région Occitanie.
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Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le Dardaillon et par un autre cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable: un site Natura 2000 (l'«étang de Mauguio»), deux espaces protégés (l'«étang de l'Or» et la Petite Camargue) et trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Ses habitants sont appelés les Saint-Nazairois.
Saint-Nazaire-de-Pézan est une commune urbaine qui compte 615 habitants en 2019, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle est dans l'agglomération de Lunel et fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier. Ses habitants sont appelés les Saint-Nazairois ou Saint-Nazairoises.
Une grande partie de son territoire est située en zone humide. Le classement NATURA 2000 de ses milieux fragiles vise à protéger l’ensemble de ses richesses naturelles et sa biodiversité. Canards sauvages et autres espèces protégées: flamants roses, tortues cistudes, hérons, aigrettes… sont nombreux sur le territoire.
Les traditions camarguaises font partie de son identité. La commune est bordée par les manades.
Le village est marqué par une activité agricole prépondérante (pommiers, vignes, maraîchage, céréales etc.) et une zone artisanale dynamique
Géographie
Carte
Saint-Nazaire-de-Pézan est un village situé à 3km au sud-ouest de Lunel et à 20km à l'est-nord-est de Montpellier.
Le village est également proche de la région naturelle de la Camargue.
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de «climat méditerranéen franc», selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type «climat méditerranéen» dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[2].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[1].
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000
Moyenne annuelle de température: 14,5°C
Nombre de jours avec une température inférieure à −5°C: 1 j
Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C: 10,6 j
Nombre de jours de précipitation en janvier: 5,8 j
Nombre de jours de précipitation en juillet: 2,2 j
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[4] complétée par des études régionales[5] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, «Marsillargues», sur la commune de Marsillargues, mise en service en 1988[6] et qui se trouve à 5 km à vol d'oiseau[7],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 14,8°C et la hauteur de précipitations de 621,7 mm pour la période 1981-2010[8].
Sur la station météorologique historique la plus proche, «Montpellier-Aéroport», sur la commune de Mauguio, mise en service en 1946 et à 9 km[9], la température moyenne annuelle évolue de 14,7°C pour la période 1971-2000[10], à 15,1°C pour 1981-2010[11], puis à 15,5°C pour 1991-2020[12].
Milieux naturels et biodiversité
Espaces protégés
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[13],[14].
Deux espaces protégés sont présents sur la commune:
l'«étang de l'Or», un terrain acquis par le Conservatoire du Littoral, d'une superficie de 609,4ha[15],[16];
la Petite Camargue, une zone humide protégée par la convention de Ramsar, d'une superficie de 41 705,5ha[17].
Réseau Natura 2000
Sites Natura 2000 sur le territoire communal.
Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4].
Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive oiseaux[19],[20], mais aussi de la directive habitats, l'«étang de Mauguio» ou «étang de l'Or». D'une superficie de 7 020ha, cette lagune communique avec la mer par un grau qui relie le Sud-Ouest de l'étang au port de Carnon. L'étang est entouré par une gamme variée d'habitats naturels: un système dunaire, des milieux saumâtres à hyper salés sur les rives sud et est et des milieux saumâtres à doux influencés par l'eau douce sur les rives nord. Ce site présente une diversité des milieux et des conditions d'hygrométrie et de salinité, lui conférant un intérêt ornithologique remarquable[21].
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Deux ZNIEFF de type 1[Note 5] sont recensées sur la commune[22]:
le «marais de Tartuguière et du Grès» (662ha), couvrant 5 communes du département[23] et
la «mare du Christoulet» (5ha)[24]
et une ZNIEFF de type 2[Note 6],[22]:
le «complexe paludo-laguno-dunaire des étangs montpelliérains» (14 344ha), couvrant 14 communes dont une dans le Gard et 13 dans l'Hérault[25].
Carte des ZNIEFF de type 1 et 2 à Saint-Nazaire-de-Pézan.
Carte des ZNIEFF de type 1 sur la commune.
Carte de la ZNIEFF de type 2 sur la commune.
Urbanisme
Typologie
Saint-Nazaire-de-Pézan est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[26],[I 1],[27].
Elle appartient à l'unité urbaine de Lunel, une agglomération inter-départementale regroupant 9 communes[I 2] et 51 540 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[I 3],[I 4].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 161 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 5],[I 6].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,8% en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (66%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
zones agricoles hétérogènes (61,2%), zones humides côtières (26,5%), zones urbanisées (6,7%), terres arables (5,6%)[28].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Saint-Nazaire-de-Pézan est vulnérable à différents aléas naturels: météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[29]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[30].
Risques naturels
La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Montpellier-Lunel-Maugio-Palavas, regroupant 49 communes du bassin de vie de Montpellier et s'étendant sur les département de l'Hérault et du Gard, un des 31 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Rhône-Méditerranée[31], retenu au regard des risques de submersions marines et de débordements du Vistre, du Vidourle, du Lez et de la Mosson. Parmi les événements significatifs antérieurs à 2019 qui ont touché le territoire, peuvent être citées les crues de septembre 2002 et de septembre 2003 (Vidourle) et les tempêtes de novembre 1982 et décembre 1997 qui ont touché le littoral. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios: fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[32]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1994, 2003, 2009, 2014 et 2016[33],[29].
Saint-Nazaire-de-Pézan est exposée au risque de feu de forêt du fait de la présence sur son territoire. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en juin 2013 et court jusqu'en 2022, où il doit être renouvelé. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par deux arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’arrêté du réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droit[Note 9],[34].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Nazaire-de-Pézan.
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 80,6% de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59,3% au niveau départemental et 48,5% au niveau national). Sur les 238 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 237 sont en en aléa moyen ou fort, soit 100%, à comparer aux 85% au niveau départemental et 54% au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[35],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[36].
Risques technologiques
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[37].
Politique et administration
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
1745
1764
François Pagès
1764
1769
André Pagès
1769
1770
Jean Castan
1770
1771
François Ollivier
1771
1775
Pierre Coulondre
1775
1787
Jean Vitou
1787
1789
Antoine Ollivier
1789
1814
Pierre Rafin
1814
1830
Louis Boulet
1830
1841
Pierre Avesque
1841
1851
Louis Pagès
1851
1855
François Pagès
1855
1869
Louis Pagès
1869
1875
Guillaume Tourret
1875
1876
Julien Pagès
1876
1878
Baptiste Ollivier
1878
1881
Pierre Renard
1881
1898
Antoine Boyer
1898
1900
Julien Pagès
1900
1902
Eugène Dussol
1902
1919
Emile Nayral
1919
1925
Edouard Mazauric
1925
1929
Jean Manse
1929
1931
Jules Lauga
1931
1944
Gaston Brun
1944
1970
Joseph Dugaret
1970
juin 1995
Adrien Dugaret
juin 1995
mars 2008
Gilles Peyre de Fabrègues
mars 2008
2020
Robert Pistilli
2020
En cours
Christophe Calvet
Les données manquantes sont à compléter.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[39].
En 2019, la commune comptait 615 habitants[Note 10], en augmentation de 4,06% par rapport à 2013 (Hérault: +7,63%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
80
68
59
106
106
138
145
176
153
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
181
185
201
168
180
135
143
149
170
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
185
197
218
253
233
286
205
197
215
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2005
2006
2010
235
224
200
278
469
539
556
550
576
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2015
2019
-
-
-
-
-
-
-
622
615
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique
Économie
Revenus
En 2018, la commune compte 248 ménages fiscaux[Note 11], regroupant 607 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 21 050 €[I 7] (20 330 € dans le département[I 8]).
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 365 personnes, parmi lesquelles on compte 81,9% d'actifs (73,8% ayant un emploi et 8,1% de chômeurs) et 18,1% d'inactifs[Note 12],[I 9]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département, alors qu'en 2008 la situation était inverse.
La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Montpellier, du fait qu'au moins 15% des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 12]. Elle compte 70 emplois en 2018, contre 102 en 2013 et 96 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 277, soit un indicateur de concentration d'emploi de 25,2% et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 61,8%[I 13].
Sur ces 277 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 36 travaillent dans la commune, soit 13% des habitants[I 14]. Pour se rendre au travail, 91,9% des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,5% les transports en commun, 3,3% s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3,3% n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 15].
Activités hors agriculture
Secteurs d'activités
69 établissements[Note 13] sont implantés à Saint-Nazaire-de-Pézan au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 14],[I 16].
Secteur d'activité
Commune
Département
Nombre
%
%
Ensemble
69
Industrie manufacturière, industries extractives et autres
13
18,8%
(6,7%)
Construction
17
24,6%
(14,1%)
Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration
14
20,3%
(28%)
Activités financières et d'assurance
1
1,4%
(3,2%)
Activités immobilières
3
4,3%
(5,3%)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien
6
8,7%
(17,1%)
Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale
9
13%
(14,2%)
Autres activités de services
6
8,7%
(8,1%)
Le secteur de la construction est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 24,6 % du nombre total d'établissements de la commune (17 sur les 69 entreprises implantées à Saint-Nazaire-de-Pézan), contre 14,1% au niveau départemental[I 17].
Entreprises et commerces
Les deux entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[42]:
Flexo Soude, réparation de machines et équipements mécaniques (1 018 k€)
AB Conseil Et Formation, formation continue d'adultes (35 k€)
Agriculture
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est de 13 lors du recensement agricole de 2020[Note 15] et la surface agricole utilisée de 491 ha[Carte 4],[Carte 5].
Culture locale et patrimoine
Toponymie
Plan par masse de culture (an XII).
Le nom de Saint-Nazaire est attesté en 1793, puis en 1801. La commune devient Saint-Nazaire-de-Pézan en 1956 (décret du [44]), mais ce changement ne devient officiel sur le plan administratif qu'au 1er [45].
Lieux et monuments
Le Village
Un habitat du Bas-Empire est mis au jour sous l’église: il est à l'origine de Saint-Nazaire-de-Pézan. Situé entre Lunel et le Mas Desports, le village se trouvait sur l'antique chemin qui reliait l'étang de l'Or à la baronnie. Son existence est attestée au VIIIesiècle à la suite du développement du trafic maritime. Des traces plus anciennes d'habitats de l'âge du fer sont découvertes dans un méandre du Dardaillon, dans un quartier appelé l'Hournède. Des sépultures de la première moitié du IVesiècle apr. J.-C. sont découvertes aux Trentières le long du chemin appelé la Grande Draille. Saint-Nazaire-de-Pézan présente un environnement typique d'un village de petite Camargue avec ses roselières jadis réputées qui retrouvent aujourd'hui toute leur vitalité grâce aux efforts de la commune. Dans le cadre de la préservation de cette zone humide fragile, la gestion des niveaux d'eau y est primordiale.
Église Saint-Nazaire-et-Saint-Celse, située sur la place de la République.
Des sarcophages paléochrétiens sont découverts à côté de l'église paroissiale. L'église de type roman, construite au XIeouXIIesiècle sur un ancien lieu de culte carolingien est détruite pendant les guerres de religion: seul le mur nord, en appareil dit de Montpellier ou «Opus monspelliensis»[46] (alternance d'assises plus ou moins grandes), est conservé. Aux alentours des années 1600, elle est rebâtie avec les moellons de l'édifice primitif: la longueur est alors raccourcie, puisque la nouvelle construction ne comportera qu'une travée au lieu de deux précédemment. En 1617, un don des catholiques de Lunel à ceux de Saint-Nazaire-de-Pézan est effectué pour la pose de la cloche. Cette dernière est classée au titre du Mobilier Historique le [47]. En 1850, la façade du clocher est menacée d’effondrement. En 1870, elle est abattue et remplacée par le clocher actuel selon les plans de l’architecte Alaus.
Héraldique
Les armoiries de Saint-Nazaire-de-Pézan se blasonnent ainsi:
D'azur à la demi-fasce ondée abaissée d'argent, mouvant de dextre, chargée d'ondes du champ et semée de roseaux de sable, à saint Nazaire au naturel brochant, ayant la main dextre appuyée sur une épée basse d'argent garnie d'or et tenant dans sa senestre une palme de sinople, accompagné de trois rocs d'échiquier d'argent ordonnés 2 et 1 au canton senestre du chef. (création 2011)
Personnalités liées à la commune
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Voir aussi
Bibliographie
Jean Ancette et Claude Raynaud, «Saint-Nazaire-de-Pézan: l'histoire viticole au miroir municipal», Études héraultaises, nohors-série, , p.65-82
Benno Sternberg-Sarel, «Grands et moyens propriétaires dans deux villages de l'Hérault [Saint-Just et Saint-Nazaire de Pézan]», Revue française de sociologie, t.2, no4, , p.259-271
Fonds d'archives
Fonds: Archives communales déposées de Saint-Nazaire-de-Pézan (1745-1936) [0,35 ml]. Cote: 280 EDT. Montpellier: Archives départementales de l'Hérault (présentation en ligne).
Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[18].
Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Le débroussaillement s'applique notamment aux abords de constructions, chantiers, travaux ou installations sur une largeur de 50 mètres (selon un principe du droit des assurances, tout propriétaire est tenu d’assurer la protection de ses biens), et de 5 mètres de part et d’autre des voies privées y donnant accès.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[43].
Cartes
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOIhttps://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
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