Passy est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.
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Géographie
Situation
Passy est dans la partie nord du département de l'Yonne à 12,5 km au sud de Sens[1], en rive droite (côté est) de la rivière Yonne qui forme sa limite ouest avec Marsangy[2].
Passy est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sens, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 65 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[6],[7].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (45,1% en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (56,7%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
terres arables (40,9%), eaux continentales[Note 3] (18,2%), forêts (16%), espaces verts artificialisés, non agricoles (9,1%), mines, décharges et chantiers (6,7%), zones urbanisées (4,9%), zones agricoles hétérogènes (4,2%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1%)[8].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].
Histoire
Préhistoire
L'occupation du site est très ancienne et remonte au moins jusqu'au Néolithique ancien avec le site des Graviers qui correspond à la deuxième phase de la culture du Villeneuve-Saint-Germain, et le site de la Sablonnière correspondant à la dernière phase de la même culture[10] (Néolithique moyen, groupe de Cerny)[11]. Le site de Richebourg est également cité pour le groupe de Cerny - Néolithique moyen, avec des vestiges d'incinérations[12]. Ces trois sites de la Sablonnière, des Graviers et de Richebourg, se succédant du nord au sud le long du cours actuel de l'Yonne, forment une vaste nécropole qui a été repérée dès 1955 par P. Parruzot. Elle est cependant longtemps restée ignorée par les milieux de la préhistoire; à la fin des années 2000 la plus importante nécropole monumentale du groupe de Cerny actuellement fouillée n'est toujours pas étudiée ni publiée de façon exhaustive[13].
Le Néolithique moyen (vers 4600 à 3500 av. J.-C.) est représenté par de nombreux tumuli découverts par des fouilles, alors que ceux-ci apparaissaient jusqu'alors comme des anomalies géologiques. La typologie caractéristique de ces sépultures a donné le type dit «de Passy»[14].
Sur cette précédente occupation est situé un site protohistorique plus récent dit Les Prés pendus, qui apparaît comme étant un important complexe funéraire de crémation et d'inhumation, où deux campagnes de fouilles en 1996 et 1997 ont trouvé une vaste nécropole datant de la fin de l'âge du bronze (vers 1200 av. J.-C.)[15].
En 2006, une zone funéraire allant du Néolithique (4000 av. J.-C.) à la fin de l’âge du bronze (800 av. J.-C.) a été découverte au lieu-dit La Truie Pendue sur la rive droite de l’Yonne, lors de l’agrandissement d’une carrière de granulats[16].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[19].
En 2019, la commune comptait 340 habitants[Note 4], en diminution de 0,29% par rapport à 2013 (Yonne: −1,69%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
615
589
595
553
591
571
580
568
562
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
509
536
538
481
449
432
414
366
328
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
299
316
326
342
277
246
231
219
215
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2007
2012
188
169
219
197
223
301
303
304
349
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2017
2019
-
-
-
-
-
-
-
342
340
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Château de Passy (façade est).
«La nécropole monumentale Cerny de Passy»[22], groupe de Cerny
Le château de Passy (inscrit aux Monuments Historiques[23]), aujourd'hui copropriété privée.
Personnalités liées à la commune
François-Nicolas Mégret d'Étigny (1673-1734), acquiert la seigneurie de Passy en 1719.
Dominique Paquerault père (1736-1814), vigneron aux Groseilliers, accueille dans sa chaumière Pauline de Beaumont[24].
Anne-Louise de Sérilly (1762-1799), se réfugie au château de Passy avec son mari et leurs quatre enfants.
François de Pange (1764-1796), homme de lettres, journaliste libéral sous la Révolution française, décédé à Passy.
Pauline de Beaumont (1768-1803), se réfugie aux Groseilliers chez Dominique Paquerault après l'exécution de nombreux membres de sa famille en 1794[25].
Dominique Paquerault fils (1773-1810), soldat des armées de la République et de l'Empire, entré au service le 25 septembre 1792 dans le 26e régiment de dragons, tué au combat à Logroño (Espagne) le 20 juillet 1810[26].
Jules Legras (1866-1939), ethnologue français, né à Passy.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Références
«Passy», sur google.fr/maps. Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (dans l'onglet en haut à gauche de l'écran), cliquer sur "Itinéraires".
«Passy, carte interactive» sur Géoportail. Couches «Cartes IGN classiques», «Limites administratives» et «Hydrographie» activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches".
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
[Duhamel et al. 2015] Pascal Duhamel, Olivier Lemercier, Katia Meunier, Lucile Pillot, Michel Prestreau et al., «12 - Le Néolithique du bassin versant Seine-Yonne», Revue Archéologique de l’Est, vol.sous la direction de Rémi Martineau, Yves Pautrat et Olivier Lemercier, no39e supplément «La Préhistoire en Bourgogne - État des connaissances et bilan 1994-2005», , p.163-191 (lire en ligne[sur academia.edu], consulté le ), p.164.
Olivier Lemercier (coord.), Lucile Pillot (coord.) et al., «Nécropoles préhistoriques et protohistoriques de Passy (Yonne) - N3P» (Présentation du projet collectif de recherche), Artehis, 2010-2013 (lire en ligne[sur academia.edu]).
Jean-Paul Delor, «Le Néolithique de la vallée de l'Yonne (France) à travers la prospection aérienne», Revue archéologique de Picardie, no17 «Actes du colloque international d'archéologie aérienne Amiens, 15 - 18 octobre 1992. Hommage à Roger Agache pour 35 ans de prospections aériennes dans le Nord de la France», , p.409-415 (lire en ligne[sur persee]).
«D'abord repérée d'avion, puis fouillée sur l'emprise d'une gravière, la nécropole néolithique de Passy couvre plus de 20 hectares. Elle se compose d'une trentaine de grands monuments allongés, orientés à l'Est, et construits de terre et de bois. Les défunts, déposés sur le dos dans de probables coffres, reposaient dans des fosses profondes creusées dans l'axe des monuments. Les dépôts funéraires, qui comprennent des objets anthropomorphes, permettent d'attribuer ces sépultures au groupe de Cerny.» P. Duhamel, La nécropole monumentale Cerny de Passy, Mémoires du Musée de préhistoire d'Île-de-France, 1988.
«Château de Passy-Veron», sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture. «Château», notice noPA00113775, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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