Méolans-Revel (prononcer [meɔlɑ̃ ʁəvɛl]; Méoulans et Revel en valéian) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. La commune est quelquefois appelée Revel-Méolans.
Pour les articles homonymes, voir Revel et Méolans.
Méolans-Revel
La tour de Méolans.
Administration
Pays
France
Région
Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département
Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement
Barcelonnette
Intercommunalité
Communauté de communes Vallée de l'Ubaye - Serre-Ponçon
Maire Mandat
Daniel Million Rousseau 2020-2026
Code postal
04340
Code commune
04161
Démographie
Population municipale
329 hab. (2019 )
Densité
2,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées
44° 24′ 08″ nord, 6° 30′ 44″ est
Altitude
Min. 912 m Max. 2 928 m
Superficie
127,74 km2
Unité urbaine
Commune rurale
Aire d'attraction
Barcelonnette (commune de la couronne)
Élections
Départementales
Canton de Barcelonnette
Législatives
Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte: France
Méolans-Revel
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Méolans-Revel
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Méolans-Revel
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Méolans-Revel
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Le nom de ses habitants est Méovellans[1], en valéian lous Méoulansencs et lous Revelencs.
Géographie
Carte de Méolans-Revel
La commune est située dans la vallée de l'Ubaye à 10 kilomètres du Lauzet-Ubaye et 12 kilomètres de Barcelonnette. Le lac de Serre-Ponçon est distant d'une quinzaine de kilomètres.
Issue de la fusion des communes de Méolans et de Revel, la commune compte plusieurs hameaux:
l’Abbaye ou Laverq, au sud, accessible depuis Méolans par le GR 6-56,
Méolans, implanté sur la rive sud de l'Ubaye,
Revel,
Rioclar, au nord-est de Méolans,
le Martinet est le hameau à la confluence du Laverq et de l'Ubaye,
Saint-Barthélemy, au sud-ouest de Méolans, dans le vallon du Laverq.
Le village de Méolans est implanté à l’abri d’un verrou barrant la vallée de l’Ubaye, site abrité du vent[2].
Géologie
Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, les vallées de la commune sont envahies par les glaciers de l’Ubaye et des glaciers des vallons affluents, comme le vallon du torrent de Rioclar, ou celui du vallon du Riou Bournin. Un glacier s’écoulait également dans la vallée du Lavercq. Les sommets des crêtes n’ont jamais été recouverts[3].
Relief
La commune est surplombée par un massif assez remarquable de 2 408 mètres d'altitude, la «Tête de Louis XVI». Vu à contre-jour, le sommet de la montagne ressemble au profil du roi Louis XVI.
L'Abéous à La Fresquière, proche du confluent avec l'Ubaye.
Le principal cours d'eau de la commune est l'Ubaye, qui reçoit deux affluents dans sa traversée de la commune:
l'Abéous en rive droite;
la Blanche de Laverq en rive gauche.
Flore et faune
Centaurée à un capitule (Centaurea uniflora), vivant à environ 2 000 m d'altitude.
La commune compte 8 000ha de bois et forêts, soit 63% de sa superficie[1].
Transports
Pont de Baud, vallon de Laverq.
Une partie du réseau routier communal utilise des infrastructures rudimentaires.
Risques naturels et technologiques
Glissement de terrain dans le vallon du Laverq.
Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. L'ancien canton du Lauzet-Ubaye auquel appartenait Méolans-Revel est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[4], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[5].risques naturels[5]:
feu de forêt,
inondation (dans les vallées du riou de la Blanche et de l’Ubaye),
mouvement de terrain.
La commune de Méolans-Revel est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[6]. La départementale RD 900 (ancienne route nationale 100) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[7]. Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[6] et le Dicrim n’existe pas non plus[8].
La commune a été l’objet de deux arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue en 1991 et 2009[5]. Dans la liste qui suit, figurent les tremblements de terre fortement ressentis dans la commune. Ils dépassent une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets). Les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre[9]:
le séisme du 19 mars 1935, d’une intensité ressentie à Méolans-Revel de V et dont l’épicentre était situé à Digne[10],
le séisme du 17 février 1949, avec une intensité ressentie de V et Barcelonnette pour épicentre[11],
le séisme du 22 mars 1949, avec une intensité ressentie de V et Le Lauzet-Ubaye pour épicentre[12],
le séisme du 7 août 1974, avec une intensité ressentie de V et Le Lauzet-Ubaye pour épicentre[13],
le séisme du 31 octobre 1997, d’une intensité ressentie à Méolans-Revel de V et dont l’épicentre était situé à Prads-Haute-Bléone[14].
Toponymie
Le nom du village de Méolans, tel qu’il apparaît pour la première fois dans les textes en 1126 (territorium de Meolano), est interprété de différentes manières:
selon Charles Rostaing et les Fénié, il s’agit d’un des nombreux Mediolanum gaulois, une terre située au milieu[15],[16];
selon Ernest Nègre, l’origine est gauloise, mais le nom de Méolans signifie sanctuaire central[17].
Revel apparaît sous la forme Revelum au Moyen Âge[18].
Le Martinet à la confluence du Laverq et de l'Ubaye évoque certainement la présence d'une petite industrie ancienne, avec un martinet de forge hydraulique actionné par un moulin (il y en avait un déjà plus en amont de l'Ubaye en allant vers les Thuiles et sur cette rive gauche.
Urbanisme
Typologie
Méolans-Revel est une commune rurale[Note 1],[19]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[20],[21].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Barcelonnette, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 11 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[22],[23].
Occupation des sols
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (93,4% en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (96,6%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
forêts (35,7%), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (35,1%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (22,6%), zones agricoles hétérogènes (4,6%), prairies (1,6%), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,4%)[24].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[25].
Le tableau ci-dessous présente l' occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).
Occupation des sols en 2018
Type d’occupation
Pourcentage
Superficie (en hectares)
Équipements sportifs et de loisirs
0,4%
54
Prairies et autres surfaces toujours en herbe
1,5%
198
Systèmes culturaux et parcellaires complexes
1,4%
178
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants
Le territoire de la commune est occupé à l’époque gallo-romaine.
Au XIIesiècle, les moines de l’abbaye chalaisienne de Boscodon fondent une succursale dans le vallon du Laverq.
Les deux communautés dépendent des comtes de Provence jusqu’en 1388, puis passent aux comtes de Savoie jusqu’au traité d'Utrecht (1713), et enfin au roi de France[27],[18].
Le village de Méolans est incendié en 1628, 1690 (guerres), 1780 et 1854. Revel compte 147 feux au dénombrement de 1315, et 911 habitants en 1765[18].
XVIIIeetXIXesiècles
Les deux communautés étaient très peuplées (total de 2025 habitants en 1765). Elle comptait cinq paroisses et dix-sept chapelles desservies par des prêtres[28].
Durant la Révolution, la commune de Méolans compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[29].
Ancienne école de Rioclar.
Comme de nombreuses communes du département, Méolans et Revel se dotent d’écoles bien avant les lois Jules Ferry: en 1863, elles comptent ensemble six écoles dispensant une instruction primaire aux garçons. Celles de Revel se trouvent à Saint-Jacques et au Rioclar. Méolans en compte quatre[30], plus une école de filles (la loi Falloux (1851) imposant l’ouverture de cette école dans les communes de plus de 800 habitants)[31]. En 1908, la municipalité envisage de construire une école neuve à Saint-Barthélemy, mais, dans un premier temps, le projet est rejeté par l’Inspection d'Académie car la nouvelle école serait à moins de cent mètres du cimetière. Il est ensuite accepté devant l’impossibilité de construire l’école ailleurs[32].
XXeetXXIesiècles
Monument aux morts du hameau de Rioclar.
La commune de Revel est durement touchée par la Première Guerre mondiale, qui accélère encore le déclin démographique: outre les morts tués par les Allemands, un jeune homme de Revel est fusillé pour l'exemple; son nom figure cependant sur le monument aux morts de Barcelonnette[33]. La commune de Revel est la première de la vallée de l'Ubaye à élever son monument aux morts, le . Une souscription publique permet son financement. Une autre souscription, de fin 1919 à 1921, a lieu dans toute l'Ubaye et permet de financer un monument aux 509 morts de la vallée, érigé à Barcelonnette par Paul Landowski[34].
Dans les années 1930, la commune de Méolans seule comptait sept scieries[35]. Et jusqu’au milieu du XXesiècle, la vigne était cultivée à Revel, pour l’autoconsommation, jusqu’au hameau de Champcontier (1 050 m)[36].
La commune actuelle est issue de la fusion-association, le , de l'ancienne commune de Méolans (code Insee 04119) rattachée à la commune de Revel (code Insee 04161), sous le nom de Méolans-Revel (qui reprend le code Insee de la seconde)[37]. Cette fusion-association a été transformée, le , en fusion simple, sans qu'il y ait de changement de dénomination.
Ainsi de nos jour un habitant particulier y habite nommé Maxime Gibelli ,en effet ce dernier possède le record unique en sont genre, il a un ratio partie gagné négatif en bed wars
Économie
Aperçu général
En 2009, la population active s’élevait à 182 personnes, dont 9 chômeurs[38] (16 fin 2011[39]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (71%)[40] et travaillent majoritairement dans la commune (72%)[40]. Le secteur tertiaire est le principal employeur de la commune.
Le potentiel forestier de la commune est exploité, entre autres, par une scierie mobile[41].
Agriculture
Sylvo-pastoralisme bovin dans le vallon du Laverq.
Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 34 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et aucun emploi salarié[42].
Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 16 en 2010. Il était de 19 en 2000[43], de 32 en 1988[44]. Actuellement[Quand?], ces exploitants sont essentiellement des éleveurs ovins (10 exploitants). Quatre exploitations sont spécialisées dans les grandes cultures[43]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a chuté de près de 40%, de 2 424 à 1 580ha[44]. La SAU a continué de diminuer fortement lors de la dernière décennie, à 1 017ha[43].
Artisanat et industrie
Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait neuf établissements, employant huit salariés[42] Une carrière exploitée par Alpes du Sud matériaux transforme le calcaire en granulats[45].
Activités de service
Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 22 établissements (avec 55 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les dix établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant douze personnes[42].
D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est très importante pour la commune, avec plus de cinq touristes accueillis par habitant[46], le secteur marchand étant majoritaire dans la capacité d'hébergement[47]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune:
un camping classé une étoile[48] et deux classés trois étoiles[49] avec une capacité totale de 515 emplacements[50];
plusieurs meublés labellisés[51] et non-labellisés[52];
plusieurs hébergements collectifs: un village de vacances, des gîtes et un refuge[54].
Les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil[55]: au nombre de 276, elles représentent 60% des logements. Parmi les résidences secondaires, 47 possèdent plus d’un logement[50],[56].
Politique et administration
Mairie de Méolans-Revel, au hameau de La Fresquière.
Municipalité
Liste des maires successifs de Méolans, puis de Méolans-Revel
Articles connexes: Histoire du recensement de la population en France et Démographie de la France.
Évolution démographique de Méolans
En 1968, avant la fusion des deux communes, Méolans comptait 126 habitants[64]. L'habitat a toujours été dispersé: en 1872, le village de Méolans comptait 172 habitants sur les 888 de la commune. Le village de Revel n'a jamais été qu'un hameau, avec seulement une dizaine d'habitants en 1886 (sur 710 habitants)[65].
Évolution démographique de Méolans jusqu'en 1968
1315
1765
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
175 feux
1 114
1 093
1 118
1 196
1 321
1 364
1 165
1 143
1 140
1 155
Évolution démographique de Méolans jusqu'en 1968, suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1901
1906
1 085
980
950
888
841
788
756
742
583
552
665
Évolution démographique de Méolans jusqu'en 1968, suite (2)
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1962
1968
-
-
538
454
424
400
306
240
218
153
126
-
-
Population sans doubles comptes de 1962 à 1968 (Sources: Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[27],Insee, EHESS[64].)
Comme Revel, Méolans connaît une saignée aux XIVeetXVesiècles et un long mouvement de croissance jusqu'au début du XIXesiècle, est marquée par une longue période d'«étale» où la population reste relativement stable à un niveau élevé, qui dure jusqu'en 1866. Si l'exode rural commence plus tard qu'à Revel, le mouvement de recul démographique est de plus grande ampleur et plus rapide à Méolans. Dès 1896, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1831[66]. Le mouvement de baisse continue jusque dans les années 1960 où intervient la fusion avec Revel.
Évolution démographique de Revel puis de Méolans-Revel
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[67]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[68].
En 2019, la commune comptait 329 habitants[Note 3], en diminution de 1,5% par rapport à 2013 (Alpes-de-Haute-Provence: +1,48%, France hors Mayotte: +2,17%).
Revel comptait 147 feux en 1315[18].
Évolution démographique de Revel jusqu'en 1968 puis de Méolans-Revel [modifier]
1765
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1 114
1 039
906
897
896
973
926
933
918
Évolution démographique de Revel jusqu'en 1968 puis de Méolans-Revel [modifier], suite (1)
1851
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
855
833
771
831
752
740
701
710
644
Évolution démographique de Revel jusqu'en 1968 puis de Méolans-Revel [modifier], suite (2)
1896
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
272
255
512
237
204
202
402
366
298
Évolution démographique de Revel jusqu'en 1968 puis de Méolans-Revel [modifier], suite (3)
1954
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2005
2006
238
205
173
230
224
227
284
318
320
Évolution démographique de Revel jusqu'en 1968 puis de Méolans-Revel [modifier], suite (4)
2010
2015
2019
-
-
-
-
-
-
336
337
329
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[69].)
Évolution démographique de Revel jusqu'en 1968 puis de Méolans-Revel
La baisse de population des deux communes s'interrompt après la fusion, dans les années 1980, puis la commune connaît une croissance démographique depuis.
Lieux et monuments
La maison Chauvet porte un cadran solaire daté de 1773 et qui porte la légende «Donnez moi les soleil, je vous donnerai l’heure » (sic)[70]; il a pour point commun avec un autre cadran, situé à Rioclar et datant de 1854, restauré en 1995, d’avoir la couronne qui contient les chiffres s’évaser en un entonnoir sous le chiffre douze, ce qui peut symboliser l’écoulement du temps (comme un sablier)[71].
Tours à Rioclar, un cadran de 1846 est en très mauvais état, et le cadran de Gavoty a une légende en slavon: «Que l’heure vous soit favorable, que dieu vous bénisse»[72].
Statuette de l'église Saint-Jacques-le-Majeur.
L’église paroissiale Saint-Jacques-le-Majeur à Revel est ornée sur sa façade d’une petite statue de saint Jacques, de style gothique et datant de la fin du XVesiècle, qui tombe en morceaux[73]. Elle possède encore des éléments de son architecture en style gothique. La chapelle nord est voûtée d’ogives. Elle date du tournant des XVIeetXVIIesiècles[74].
Le clocher du XVIesiècle est isolé sur un rocher dominant le village de Méolans. Il est construit avec l’église Saint-Julien, disparue depuis. Visible de loin et célèbre dans toute la région, c’est un site classé depuis 1944[75].
La chapelle Notre-Dame de la Salette, située dans le hameau de Chaudon, date du XVIIIesiècle. Sa nef à deux travées est voûtée d’arêtes. La porte ouvre au sud, avec deux les deux fenêtres éclairant la nef. Le clocher est un mur percé au-dessus de la façade occidentale[76].
Clocher de l'église Saint-Antoine à Lavercq.Chapelle Saint-Julien de Méolans.
L’église Saint-Antoine à Lavercq faisait partie d'un ancien prieuré dépendant de Volonne fondé en 1135. Un fragment de mur date de la première construction; l’église a été reconstruite au XVIIesiècle[77], la voûte est refaite et d’autres éléments ont été rénovés au XIXesiècle. Les deux travées de sa nef sont en berceau aplati. Une coupole surmonte le chœur. Le clocher est une tour construite sur le côté de la façade occidentale. Les quatre faces de la flèche de pierre sont percées de baies[78]. Il devint ensuite un prieuré de l’abbaye de Chalais, puis de celle de Boscodon[79].
L’église Notre-Dame-de-la-Visitation ou Notre-Dame-de-Lumières, à Rioclar, est une ancienne paroisse indépendante située sur la commune de Revel, et date de 1763. Sa nef composée de deux travées, le clocher est une tour[80] comme Saint-Julien de Méolans, qui possède une statue du Christ en bois et qui date du XVIesiècle[81].
Les paroisses avaient de nombreuses succursales, qui donnent de nombreuses chapelles: à La Romeyère, aux Trons, à Girardeisse, Saint-Pierre-Martyr à la Chanenche-Haute, à Méolans, à Saint-Jacques (hameau où se trouve la mairie), aux Fustiers, la chapelle de la Visitation à Gaudeissart, la chapelle Saint-Pancrace à Gouitroux, l’ancienne église paroissiale de Saint-Barthélemy, Saint-Jean à Peynier, Saint-Joseph aux Clarionds, Sainte-Apollonie aux Taroux, Sainte-Marie-Madeleine à la Blache[28]. La chapelle Saint-Jacques, éponyme du hameau Saint-Jacques, date du XIIesiècle. elle possède plusieurs tableaux anciens mais est en très mauvais état[82]. Le pèlerinage à Sainte-Appollonie était réputé guérir un grand nombre de maladies[83].
Le vallon du Laverq est un site inscrit, ainsi que les abords du Rocher de Méolans.
Chapelles de Méolans-Revel
Chapelle du cimetière de Saint-Jacques.
Chapelle Sainte-Anne des Girardeisses.
Chapelle des Trons.
Chapelle Saint-Antoine et Saint-Roch de Rioclar-Bas.
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Christianne Peytral Chevrière
Sources
Bibliographie
Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559p.
Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, (BNF35450017)
Notes
Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Références
Roger Brunet, «Canton du Lauzet-Ubaye», Le Trésor des régions, consultée le 10 juin 2013.
Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres: une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence: itinérances médiévales, Le Caire: Association Les hautes terres de Provence; Saint-Michel-l'Observatoire: C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN978-2-952756-43-3). p.33.
Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 3 août 2012.
Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p.96.
Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p.80.
BRGM, «fiche 40210», Sisfrance, consultée le 3 août 2012.
BRGM, «fiche 40091», Sisfrance, consultée le 3 août 2012.
BRGM, «fiche 40092», Sisfrance, consultée le 3 août 2012.
BRGM, «fiche 40138», Sisfrance, consultée le 3 août 2012.
BRGM, «fiche 40203», Sisfrance, consultée le 3 août 2012.
Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares), Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1reédition 1950), p.327.
Ernest Nègre, Toponymie générale de la France: étymologie de 35 000 noms de lieux, vol.1: Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll.«Publications romanes et françaises» (no193), , 1869p. (ISBN978-2-600-02884-4, lire en ligne). § 2976, p.189.
Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, (BNF35450017), p.191.
«Zonage rural», sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
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