Montailleur se situe entre Montmélian et Albertville et s'inscrit dans la haute combe de Savoie. Plus précisément, la commune se situe entre la pleine alluviale de l'Isère et les contreforts du versant Sud du massif des Bauges, elle est aux pieds du mont d'Armène et de la montagne de la Lanche. Montailleur fait partie du canton de Grésy sur Isère, qui s'étire jusqu'à Albertville d'un côté et de l'autre de l'Isère. Le canton présente la particularité de tangenter Albertville, avec un Chef-lieu (Grésy sur Isère), à l’extrémité Sud-Ouest de son territoire. L’organisation socio-économique du canton est donc influencée par la proximité d’Albertville, mais aussi, à l’Ouest par Saint Pierre d’Albigny, voire l’agglomération chambérienne.
Montailleur recouvre une superficie de 1530 ha, seulement 348 ha sont exploités par l’agriculture. Elle fait partie du Parc Naturel Régional des Bauges.
La commune de Montailleur est composée de quatre secteurs géographiques:
des terres gagnées sur l'Isère par l'endiguement (fin du XIXesiècle);
le versant des Bauges, couvert de bois et broussailles;
le bassin du Nant Fourchu, où se versent les eaux des monts Pecloz et de l'Armène et qui se jette dans le Chéran.
Villages et hameaux
La commune est composée de plusieurs hameaux: Montailleur, Montailloset, L'Epigny, Crévilly, La tour, Le Château, Planvillard et Le Mont, en bordure du talus Le Villard, La Chagne, Fournieux[1].
Voies de communication et transports
Montailleur bénéficie des infrastructures de transports qui sillonnent la Combe de Savoie:
• la R.D. 201, qui longe le versant Sud des Bauges et assure aujourd’hui un rôle de desserte locale essentiellement,
• la R.D.1090, qui longe la limite Sud de la commune,
• l’autoroute A43
• la voie ferrée (une gare est implantée à Grésy sur Isère, à proximité de la commune et notamment du hameau du Villard).
Ces infrastructures «rapprochent» la commune des principaux pôles urbains du département et ainsi sont des atouts indéniables en termes économiques.
Urbanisme
Typologie
Montailleur est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Albertville, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (66,9% en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (68,4%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
forêts (47,9%), zones agricoles hétérogènes (13,9%), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (13,6%), terres arables (9,5%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,4%), eaux continentales[Note 3] (4,8%), prairies (4%), zones urbanisées (0,9%)[7].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune.
Carte orthophotogrammétrique de la commune.
Toponymie
On trouve les premières formes anciennes Montelos (vers 1100), Monteloso (vers 1216), Montalliou (1523), ou encore Montalieu au XVIIIesiècle[1].
Le nom « Montailleur » semble venir d'un nom de famille latin « Montelius » avec le suffixe « -acum » qui signifie « domaine ». Montailleur serait ainsi le domaine de Montelius[1]. Les auteurs de l'Histoire des communes de Savoie indiquent qu'il pourrait également provenir du bas latin montilius, dérivant de mons[1].
Au Moyen Âge, siège de seigneurie, en son centre se trouvait la maison forte de la Gorge.
La , un incendie a lieu dans le centre de Montailleur. Il détruit en partie le centre du village. L'incendie ne fait aucun mort mais détruit la cure, faisant disparaître avec elle un grand nombre de registres paroissiaux.
Politique et administration
Mairie de Montailleur.
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
Joseph-Sébastien Challend
...
...
...
...
...
20 Mars 1977
5 Mars 1983
Jean Métral
...
...
6 Mars 1983
23 Juin 1995
Jean-Claude Audemard
...
...
24 Juin 1995
23 Mars 2001
Jean-Louis Carrin
...
...
23 Mars 2001
Juillet 2006
Claudine Bouchet
...
...
mars 2001
En cours
Jean-Claude Sibuet-Becquet
...
...
Les données manquantes sont à compléter.
Démographie
Les habitants de la commune sont appelés les Montaillosais[1],[9].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].
En 2019, la commune comptait 678 habitants[Note 4], en augmentation de 2,57% par rapport à 2013 (Savoie: +3%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1822
1838
1848
1858
1861
1866
743
866
873
1 032
1 167
1 115
931
900
919
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1901
1906
1911
914
957
928
937
891
815
772
760
720
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1962
1968
1975
637
621
567
527
473
509
432
431
367
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1982
1990
1999
2004
2006
2009
2014
2019
-
410
477
588
584
576
608
678
678
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
L'église Saint-Maurice de Montailleur.
Le château de Montailleur (XIIeetXIIIesiècles), endommagé au début du XVIesiècle lors des attaques des Dauphins.
La chapelle Saint-Michel, dédiée à l'archange Michel, est située au hameau du château et lui a été associée. Un chemin d'accès public a été réalisé en 2011 et la municipalité a pour projet de restaurer la chapelle. Au cours du XIXesiècle, une messe est célébrée chaque dimanche en son sein[1]. Elle fait également l'objet d'un pèlerinage annuel le jour de la fête de l'archange, le [1]. Les femmes du village [apportaient] à la chapelle des offrandes pour le prêtre, principalement du blé, ce qui est évidemment un souvenir de l'ancien servis[14]. Si sa mise en place est inconnue, il se déroule jusqu'en 1940[1]. Il s'agit, pour l'ethnographe Arnold van Gennep, de la seule pratique populaire liée à l'archange Michel en Savoie[14].
L'église placée sous le patronage de saint Maurice (située au chef-lieu). Le nouvel édifice, de style néogothique, est construit selon les plans de l'architecte des Bâtiments du département et architecte diocésain, Joseph Samuel Revel, en 1884. Elle est consacrée en 1885[15].
La Ruaz ou Roua, section de l'ancienne voie romaine découverte au début du XXesiècle. Elle se situe sous le chef-lieu.
Joseph-Sébastien Challend, député de la Savoie au Parlement de Turin pour le collège d'Albertville, en , maire de la commune au lendemain de l'annexion de la Savoie ().
Pierre Grange (1924-1973). Pionnier de la transfusion sanguine. Il est fils d'instituteur. Il est né à Tournon, mais a grandi à Montailleur, où la maison familiale est devenue la mairie du village [17].
Voir aussi
Bibliographie
Marius Hudry, Histoire des communes savoyardes: Albertville et son arrondissement (vol. 4), Roanne, Éditions Horvath, , 444p. (ISBN978-2-7171-0263-5), p.279-281, « Montailleur ». ([PDF] présentation en ligne)
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Cartes
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Lexique Français: Francoprovençal du nom des communes de Savoie: Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43p. (ISBN978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p.19
Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
.
«Montailleur», Accueil > Ressources > Communes, le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en ), Ressources - Les communes.
Arnold van Gennep, « Le cycle préhivernal dans les croyances et coutumes populaires de la Savoie », p.72, paru dans Revue d'ethnographie et des traditions populaires, Société française d'ethnographie, 1927.
Françoise Dantzer, Les Bauges: Terre d'art sacré, La Fontaine de Siloé, coll.«Les Savoisiennes», , 251p. (ISBN978-2-84206-272-9, lire en ligne), p.80.
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