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Minzier
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Géographie
Localisation
Situé à l'extrême sud-ouest du bassin genevois, le village de Minzier est situé au pied de la montagne de Sion au nord et du Vuache au nord-ouest; la commune est tournée vers le bassin de Genève et Saint-Julien-en-Genevois. Néanmoins, son relatif éloignement des voies de circulation ne lui a pas permis de connaître le même essor démographique lié aux frontaliers que ses voisines.
l'aéroport international de Genève-Cointrin (22 km) ou l'aéroport régional d'Annecy (26 km).
Urbanisme
Typologie
Minzier est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[4],[5].
La commune de Minzier est composée d'un village principal et de plusieurs hameaux. Les hameaux de la commune sont le Chatelard, les Baraques, Chamoux, Épanezet, le Crêt, Verney, les Rippes, le Pont Fornant et Prévy.
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80% en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (76,4%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
terres arables (38,5%), zones agricoles hétérogènes (25,6%), forêts (17,1%), prairies (15,9%), zones urbanisées (2,9%)[6].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune.
Carte orthophotogrammétrique de la commune.
Toponymie
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Au Moyen Âge, le territoire de la commune relevait de la seigneurie de Novéry. En son centre se dressait la maison forte de Novéry. Sa prise par le comte de Genève au XIIIesiècle est la première mention du village éponyme.
Très faiblement peuplée (environ 120 personnes en 1605, 330 en 1783 et 643 en 1872[8]) la commune est essentiellement agricole. Minzier fut jadis proche d'un pèlerinage qui tomba en désuétude.
Comme les treize communes du canton de Saint-Julien, Minzier fut favorable à l'annexion à la Suisse en 1860, suivant l'idée d'un traité soutenu par l'Angleterre. Cette solution récusée, un vote favorable au «oui» a lieu en 1860 mais en incluant l'idée de zone franche permettant des échanges commerciaux avec la Suisse toute proche.
Cette franchise de douane pour les produits des environs français de Genève permet le développement de l'agriculture, avec la création en 1887 de la fruitière de Minzier-Novery aujourd'hui devenue la Société coopérative agricole laitière du Vuache, qui fabrique de l'emmental. La zone fiscale douanière fut révoquée en I923 puis reconduite a minima en I932.
L'église est reconstruite en 1894-1896[9]. Par contre la mairie séparant l'école laïque (la classe de filles et une classe de garçons séparée par le bureau du maire) fut longtemps laissée en état d'insalubrité. Mais le cas était fréquent dans le secteur, même parfois dans les maisons de gendarmes.
Ses habitants sont appelés les Minziéroises et les Minziérois[11].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].
En 2019, la commune comptait 1 045 habitants[Note 3], en augmentation de 14,96% par rapport à 2013 (Haute-Savoie: +7,33%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1822
1838
1848
1858
1861
1866
339
376
384
438
494
569
486
541
587
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1901
1906
1911
643
639
616
602
622
509
512
436
444
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1962
1968
1975
396
424
386
384
335
342
295
289
263
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1982
1990
1999
2006
2011
2016
2019
-
-
312
371
497
702
890
1 006
1 045
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
Enseignement
École élémentaire publique intercommunale du Triolet (avec les communes de Chaumont et Contamine-Sarzin).
Château des Avenières devenu un hôtel, avec un plafond ésotérique sur tarot.
Ancienne école publique laïque transformée en mairie, et bibliothèque municipale.
Monument aux morts avec statue de Jeanne d'Arc.
Monument en reconnaissance des soldats victorieux avec statue de la Vierge à l'enfant.
Traces «discrètes» des sentiers permettant de traverser la frontière suisse (utilisés par les protestants puis pendant la Seconde Guerre mondiale).
Maison forte de Novéry.
Traces archéologiques.
La Maison Bulle de Minzier. Conçue et construite à partir de 1968 par les architectes Claude Costy et Pascal Haüsermann, une maison ronde dite maison bulle sans coffrage selon la technique du «voile de béton armé», projection de béton sur une armature en fer et grillage[16]. Cette maison abrite actuellement l'atelier de poterie de Claude Costy[17].
Personnalités liées à la commune
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Voir aussi
Bibliographie
Minzier d'hier... et d'aujourd'hui, de Bernard Baudet, 143 pages, , (ISBN2951602286).
Dictionnaire des communes de Haute-Savoie, de Michel Germain, Jean-Louis Hébrard et Gilbert Jond. Éditions Horvath, 1996.
Nos fruitières, nos fruitiers, Louis Vuichard, 1991.
Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath, , 422p. (ISBN2-7171-0200-0), p.331-335 «Le canton de Frangy», p. 362 «Minzier».
Michel Germain, Jean-Louis Hebrard et Gilbert Jond, Dictionnaire des communes de Haute-Savoie, Éditions Horvath, , 450p. (ISBN978-2-7171-0933-7).
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Cartes
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Lexique Français: Francoprovençal du nom des communes de Savoie: Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43p. (ISBN978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p.16
Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
.
Michel Germain, Jean-Louis Hébrard et Gilbert Jond, Dictionnaire des communes de Haute-Savoie, Éditions Horvath, 1996, p.230.
Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel et Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes: Le Genevois et Lac d'Annecy, t.3, Éditions Horvath, , 672p..
Dictionnaire des maires et élus de Haute-Savoie de l'Annexion à nos jours (1860-2008), par Jean Excoffier, Musnier-Gilbert Editions, 2009. Page 294.
«Minzier», sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le ), Ressources - Les communes.
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