Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par la Cesse, l'Ognon, le ruisseau de Canet, le ruisseau de l'Aiguille, le ruisseau de Landrogoul, le ruisseau de la Valette et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc, la commune possède un patrimoine naturel remarquable: deux sites Natura 2000 (les «causses du Minervois» et le «Minervois») et trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
La Livinière est une commune rurale qui compte 521 habitants en 2019, après avoir connu un pic de population de 1 253 habitants en 1831. Ses habitants sont appelés les Livinièrois ou Livinièroises.
Géographie
La D12 à proximité de La Livinière.
Localisation
La commune est limitrophe du département de l'Aude.
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de «climat méditerranéen franc», selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type «climat méditerranéen» dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[3].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[2].
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000
Moyenne annuelle de température: 14,4°C
Nombre de jours avec une température inférieure à −5°C: 1,1 j
Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C: 12,4 j
Nombre de jours de précipitation en janvier: 8,1 j
Nombre de jours de précipitation en juillet: 3,5 j
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1992 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques[7]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.
Statistiques 1981-2010 et records LA LIVINIERE (34) - alt: 131 m 43° 18′ 48″ N, 2° 38′ 06″ E Statistiques établies sur la période 1992-2010 - Records établis sur la période du 01-01-1992 au 31-12-2014
Mois
jan.
fév.
mars
avril
mai
juin
jui.
août
sep.
oct.
nov.
déc.
année
Température minimale moyenne (°C)
3,6
3,8
5,9
8,1
11,8
15,1
17,3
17,2
13,8
11,4
6,6
4,1
9,9
Température moyenne (°C)
7,2
8,1
10,7
13
17,1
20,9
23,4
23,3
19,3
15,7
10,6
7,7
14,8
Température maximale moyenne (°C)
10,9
12,4
15,6
18
22,4
26,8
29,6
29,4
24,7
20
14,5
11,3
19,7
Record de froid (°C) date du record
−6,5 30.01.07
−8 08.02.12
−8 01.03.05
−1,3 14.04.1998
2 01.05.04
7,8 01.06.06
9,2 17.07.00
9 29.08.1998
5 26.09.10
−1,4 25.10.03
−7,5 22.11.1998
−8 12.12.12
−8 2012
Record de chaleur (°C) date du record
21,4 31.01.13
24 15.02.1998
27,6 25.03.12
32,6 09.04.11
35,5 30.05.01
41 21.06.03
40,8 18.07.12
41,8 13.08.03
36 04.09.06
31,6 02.10.11
25,2 07.11.13
20 04.12.06
41,8 2003
Précipitations (mm)
62,7
48,2
30,3
65
52,3
37,5
22,3
45,8
65,1
76,7
80,4
64,3
650,6
Source: «Fiche 34141002» [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le: 06/01/2022 dans l'état de la base
Milieux naturels et biodiversité
Espaces protégés
La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[8],[9].
Un espace protégé est présent sur la commune:
le parc naturel régional du Haut-Languedoc, créé en 1973 et d'une superficie de 307 184ha, qui s'étend sur 118 communes et deux départements[10]. Implanté de part et d’autre de la ligne de partage des eaux entre Océan Atlantique et mer Méditerranée, ce territoire est un véritable balcon dominant les plaines viticoles du Languedoc et les étendues céréalières du Lauragais[11],[12].
Réseau Natura 2000
Site Natura 2000 sur le territoire communal.
Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 3].
Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats[14]:
«les causses du Minervois», d'une superficie de 21 805ha, importants pour la conservation des gîtes et zones de chasse des chauves-souris cavernicoles que sont le Rhinolophe euryale, le Minioptère de Schreibers et le Murin de Capaccini[15]
le «Minervois», d'une superficie de 24 820ha, retenu pour la conservation de rapaces de l'annexe I de la directive oiseaux, en particulier l'Aigle de Bonelli et l'Aigle royal. Mais le Busard cendré, le Circaète Jean-le-Blanc et le Grand-Duc sont également des espèces à enjeu pour ce territoire[16].
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Une ZNIEFF de type 1[Note 4] est recensée sur la commune[17]:
les «gorges de la Cesse» (977ha), couvrant 5 communes du département[18] et deux ZNIEFF de type 2[Note 5],[17]:
le «Haut Minervois» (21 605ha), couvrant 26 communes dont cinq dans l'Aude et 21 dans l'Hérault[19];
la «montagne noire centrale» (34 724ha), couvrant 27 communes du département[20].
Carte des ZNIEFF de type 1 et 2 à La Livinière.
Carte de la ZNIEFF de type 1 sur la commune.
Carte des ZNIEFF de type 2 sur la commune.
Urbanisme
Typologie
La Livinière est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[21],[I 1],[22]. La commune est en outre hors attraction des villes[I 2],[I 3].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (49,4% en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (48,8%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
cultures permanentes (36,6%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (25,6%), forêts (23,8%), zones agricoles hétérogènes (11,6%), zones urbanisées (1,4%), prairies (0,9%)[23].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Risques majeurs
Le territoire de la commune de La Livinière est vulnérable à différents aléas naturels: météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à deux risques particuliers: le risque minier et le risque de radon[24]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[25].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Cesse, le ruisseau de Canet et l'Ognon. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1995, 1996, 1999, 2001, 2005, 2017 et 2018[26],[24].
La Livinière est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en juin 2013 et court jusqu'en 2022, où il doit être renouvelé. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par deux arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’arrêté du réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droit[Note 7],[27].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de La Livinière.
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 53,1% de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59,3% au niveau départemental et 48,5% au niveau national). Sur les 484 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 443 sont en en aléa moyen ou fort, soit 92%, à comparer aux 85% au niveau départemental et 54% au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[28],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[29].
Risques technologiques
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[30].
Risque particulier
L’étude Scanning de Géodéris réalisée en 2008 a établi pour le département de l’Hérault une identification rapide des zones de risques miniers liés à l’instabilité des terrains[31]. Elle a été complétée en 2015 par une étude approfondie sur les anciennes exploitations minières du bassin houiller de Graissessac et du district polymétallique de Villecelle. La commune est ainsi concernée par le risque minier, principalement lié à l’évolution des cavités souterraines laissées à l’abandon et sans entretien après l’exploitation des mines[32].
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de La Livinière est classée en zone 2, à savoir zone à potentiel radon faible mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments[33].
Toponymie
La première mention remonte à l'an 1069 sous la forme de Lavineira castrum[34], «lieu planté de vignes».
Histoire
La Livinière de l'occitan vinièra (vigne) s'appelait Livineira en 1069 et prit son nom actuel en 1688[35].
Il y a 2 000 ans, les romains plantèrent les premières vignes dans la future région du Minerve.
Depuis 1999, l'appellation Minervois-la-livinière, produisant des vins rouges de qualité, a été accordée à cinq communes des contreforts de la Montagne Noire[36].
Au Moyen Âge, Bernard-Aton, obtient allégeance de La Livinière, contribuant à augmenter la puissance de la famille des Trencavel, alors parmi les seigneurs méridionaux les plus puissants après le comte de Toulouse[37].
À partir de 1318 La Livinière fait partie du diocèse de Saint-Pons. Elle est alors inféodée à la baronnie de Rieux[38].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[42].
En 2019, la commune comptait 521 habitants[Note 8], en diminution de 5,62% par rapport à 2013 (Hérault: +7,63%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
842
993
1 030
1 139
1 253
1 171
1 163
1 116
1 137
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1 131
1 034
1 026
960
1 073
1 206
1 161
1 028
1 026
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1 061
1 068
1 026
1 036
1 008
962
886
731
670
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2008
2013
709
682
567
512
506
588
558
549
552
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2018
2019
-
-
-
-
-
-
-
521
521
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique
L'olivier
Si la culture de la vigne est importante dans l'histoire de La Livinière, la culture de l'olivier, de nos jours, est importante.
Le , l'association «les Amis de l'Olivier de La Livinière»[45] organise un premier bar à huiles. Avec 10 000 oliviers[46] présent sur le territoire communal, les professionnels du secteur partagent leurs savoirs sur la diversité des huiles produites[47].
Économie
Revenus
En 2018, la commune compte 230 ménages fiscaux[Note 9], regroupant 466 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 16 980 €[I 4] (20 330 € dans le département[I 5]).
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 286 personnes, parmi lesquelles on compte 69,6% d'actifs (58,4% ayant un emploi et 11,2% de chômeurs) et 30,4% d'inactifs[Note 10],[I 6]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département, mais supérieur à celui de la France, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui du département.
La commune est hors attraction des villes[Carte 3],[I 9]. Elle compte 177 emplois en 2018, contre 162 en 2013 et 149 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 179, soit un indicateur de concentration d'emploi de 98,9% et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 49,1%[I 10].
Sur ces 179 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 71 travaillent dans la commune, soit 40% des habitants[I 11]. Pour se rendre au travail, 77,1% des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,2% les transports en commun, 9% s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 11,7% n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 12].
Activités hors agriculture
Secteurs d'activités
53 établissements[Note 11] sont implantés à la Livinière au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 12],[I 13].
Secteur d'activité
Commune
Département
Nombre
%
%
Ensemble
53
Industrie manufacturière, industries extractives et autres
3
5,7%
(6,7%)
Construction
6
11,3%
(14,1%)
Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration
19
35,8%
(28%)
Information et communication
2
3,8%
(3,3%)
Activités immobilières
5
9,4%
(5,3%)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien
11
20,8%
(17,1%)
Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale
4
7,5%
(14,2%)
Autres activités de services
3
5,7%
(8,1%)
Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 35,8 % du nombre total d'établissements de la commune (19 sur les 53 entreprises implantées à La Livinière), contre 28% au niveau départemental[I 14].
Entreprises et commerces
Les deux entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[48]:
La Siraniere, culture de la vigne (77 k€)
SARL Domaine De La Pinsonniere, hébergement touristique et autre hébergement de courte durée (46 k€)
Agriculture
La commune est dans le «Minervois», une petite région agricole occupant une petite partie du sud-ouest du département de l'Hérault[49]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 13] sur la commune est la viticulture[Carte 4].
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 80 lors du recensement agricole de 1988[Note 15] à 70 en 2000 puis à 49 en 2010[51] et enfin à 48 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 40% en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 67% de ses exploitations[52],[Carte 6]. La surface agricole utilisée sur la commune est restée relativement stable, passant de 932 ha en 1988 à 1101 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 12 à 23 ha[51].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Au milieu des terres viticoles, existe une carrière, témoin de l'activité passée de La Livinière. D'anciennes meules inachevées, destinées aux moulins de la région, sont encore présentes.
Des dizaines de cabanes en pierre sèche, du nom de «capitelles», encore visibles, ont été édifiées pour servir aux paysans d'abris contre les intempéries dans les parcelles éloignées du village.
La Livinière est aussi connue pour ses fours à chaux, visibles au bord des sentiers.
Basilique Notre-Dame-du-Spasme, inscrite parmi les monuments historiques en 2006, érigée en basilique mineure depuis le [53],[54];
Église paroissiale Saint-Étienne de La Livinière, L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 2006[55]. Plusieurs objets sont référencés dans la base Palissy (voir les notices liées)[55].
Église Saint-Étienne de La Livinière
Carte postale de l'entrée du vieux château (1909).
Personnalités liées à la commune
Guillaume de La Jugie (1317-1374), cardinal-prêtre au titre de Saint-Clément;
Nicolas de La Jugie (v.1315-1376), seigneur de La Livinière, de Ferrals-les-Corbières et de Liviers en Vivarais.
Héraldique
Les armoiries de La Livinière se blasonnent ainsi: d'azur à la lettre L capitale d'or.
Notes et références
Notes et cartes
Notes
Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[13].
Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
Le débroussaillement s'applique notamment aux abords de constructions, chantiers, travaux ou installations sur une largeur de 50 mètres (selon un principe du droit des assurances, tout propriétaire est tenu d’assurer la protection de ses biens), et de 5 mètres de part et d’autre des voies privées y donnant accès.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[50].
Cartes
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOIhttps://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
Eugène Thomas, Dictionnaire topographique du département de l'Hérault: comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale, , XXXI-278p., in-4° (BNF37326793, présentation en ligne, lire en ligne), p.96.
«Liste des villages du Minervois», sur minervois-villages.ifrance.com, (version du 30 avril 2011 sur l'Internet Archive) (consulté le ).
Hélène Débax, La Féodalité languedocienne, XIe – XIIesiècles: Serments, hommages et fiefs dans le Languedoc des Trencavel, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, , 408p. (ISBN285816651X et 9782858166510, présentation en ligne, lire en ligne), p.45
Vincent Joecker, «La baronnie de Rieux (Rieux-Minervois)», sur Saint-Pons-de-Thomières et le Pays Saint-Ponais, (consulté le ). «Et quoique led. Nicolas [de La Jugie] eust cette belle terre de Rieux et beaucoup d'autres, il avait en particulière affection La Livinière. Il y séjournait le plus, y ayant un fort et gros chasteau et dedans une belle et riche chapelle … Nostre Nicolas portait ordinairement le titre de seigneur de La Livinière seul …».
Jean-Pierre Ferrer, Précis chronologique d'histoire de La Livinière dans l'Hérault: avec des éléments de géographie physique, économique, humaine et touristique, [Azille], J.-P. Ferrer, coll.«Les cahiers de Minerve» (no17), , 158p.
Marie-Laure Varoqueaux-Escoffier, «Un terroir Minervois au bas moyen âge: la Livinière 1378-1461», Histoire et généalogie en Minervois, no77, , p.3-8
Marie-Laure Varoqueaux-Escoffier, «Un terroir Minervois au bas moyen âge: la Livinière 1378-1461», Histoire et généalogie en Minervois, no78, , p.27-29
Marie-Laure Varoqueaux-Escoffier, «Un terroir Minervois au bas moyen âge: la Livinière 1378-1461», Histoire et généalogie en Minervois, no79, , p.31-35
Fonds: Archives communales de La Livinière (1461-1950) [7,00 ml]. Cote: 141 EDT. Montpellier: Archives départementales de l'Hérault (présentation en ligne).
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