La Celle-Condé est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].
La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,5% en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (95,4%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
terres arables (48,8%), prairies (41,4%), forêts (6%), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,3%), zones agricoles hétérogènes (1,3%), eaux continentales[Note 2] (0,3%)[6].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Habitat et logement
En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 156, alors qu'il était de 158 en 2013 et de 156 en 2008[I 1].
Parmi ces logements, 69,9% étaient des résidences principales, 20,5% des résidences secondaires et 9,6% des logements vacants. Ces logements étaient pour 98,1% d'entre eux des maisons individuelles[I 2].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à La Celle-Condé en 2018 en comparaison avec celle du Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (20,5%) supérieure à celle du département (7,5%) et à celle de la France entière (9,7%). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 84,4% des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (83,9% en 2013), contre 67,1% pour le Cher et 57,5% pour la France entière[I 3].
Résidences secondaires et logements occasionnels (en%)
20,5
7,5
9,7
Logements vacants (en%)
9,6
12,9
8,2
Risques majeurs
Le territoire de la commune de La Celle-Condé est vulnérable à différents aléas naturels: météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible)[7]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[8].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Arnon et l'Étang Villiers. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999 et 2001[9],[7].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de La Celle-Condé.
La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[10]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (90% au niveau départemental et 48,5% au niveau national). Sur les 157 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 157 sont en en aléa moyen ou fort, soit 100%, à comparer aux 83% au niveau départemental et 54% au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[11],[Carte 2].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2019 et 2020 et par des mouvements de terrain en 1999[7].
Histoire
Au début du XVIIIesiècle, la communauté de La Celle, comme de nombreuses communes de la région, est en crise démographique, puisqu’elle passe de 75 feux en 1709 à 61 en 1726[12]. L’hiver de 1709-1710 notamment cause de nombreuses pertes, ainsi que la grande canicule de 1719 (qui tua beaucoup par dysenterie)[13].
Au cours de la Révolution française, la commune, alors nommée La Celle, porte temporairement le nom de La Celle-sur-Arnon[14].
En 1844, la commune voisine de Condé se trouve partagée entre La Celle, Lignières et Montlouis; la population se trouve ainsi augmentée d'une centaine d'habitants environ (540 âmes au recensement de 1841 et 640 à celui de 1846) et la commune change de nom pour devenir La Celle-Condé[14].
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Saint-Amand-Montrond du département du Cher.
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Lignières[15]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Articles détaillés: Liste des cantons du Cher, Conseil départemental du Cher et Liste des conseillers départementaux du Cher.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription du Cher.
Articles détaillés: Liste des circonscriptions législatives du Cher et Liste des députés du Cher.
Intercommunalité
La Celle-Condé est membre de la communauté de communes Arnon Boischaut Cher, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2011 par la fusion de deux anciennes intercommunalités, et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
La ressource principale est l'agriculture. L'élevage étant l'activité dominante (bovins, ovins, caprins). On compte une dizaine d'exploitations.
Un artisan ébéniste, un producteur de fromages chèvre et vache fermiers, une chambre d'hôtes classée 3 épis.
Le Pôle du Cheval et de l'Âne est situé sur le territoire de commune. Il regroupe un ensemble de bâtiments, le domaine des Amourettes, et l'hippodrome de Lignières, inauguré en 2006 et qui remplace l'ancien champ de courses situé sur la commune de Lignières.
La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[19].
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[21].
En 2019, la commune comptait 195 habitants[Note 3], en diminution de 8,45% par rapport à 2013 (Cher: −3%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
479
501
581
612
601
579
540
640
640
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
667
666
665
702
687
700
712
696
665
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
622
618
588
495
470
397
386
377
381
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2008
2013
349
323
253
217
181
180
198
203
213
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2018
2019
-
-
-
-
-
-
-
199
195
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique
Lieux et monuments
Articles détaillés: église Saint-Denis de Condé et église Saint-Germain de La Celle-Condé.
La croix de carrefour de La Celle Condé. Cette croix, sur la place devant la mairie, date du XVIesiècle. Elle porte sur le devant un crucifix, et sur l'arrière une Vierge à l'Enfant. Le chapiteau porte l'inscription «François Brazie» sans date.
Château du Plessis inscrit au titre des monuments historiques en 1948[23]. Le château, fermé au public, doit évoluer en une maison d'hôtes[24].
Le château du Plessis.
Église Saint-Denis de Condé, classée monument historique en 1862[25],[26].
Église Saint-Germain de La Celle-Condé, inscrit au titre des monuments historiques en 1998[27].
Crypte de l'église Saint-Denis.
Chevet de l'église Saint-Denis.
Croix de carrefour.
Crucifix sur la croix de carrefour.
Église Saint-Germain, après restauration.
Personnalités liées à la commune
Charles de L'Aubespine, par Pierre Daret.
Charles de L'Aubespine, marquis de Châteauneuf, est né le à La Celle-Condé. Homme politique français, connu par ses contemporains sous le nom de «Châteauneuf» ou de «garde des sceaux de Châteauneuf». Il devient abbé des Préaux, puis de Massay et de Noirlac à Bruère-Allichamps.
Jacques Monsieur, négociant d'armes international, propriétaire du domaine des Amourettes dans les années 1990, domaine ensuite racheté par le Conseil général du département du Cher et devenu le Pôle du Cheval et de l'Âne[28].
Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Michel Benoît, «Pourquoi le maire de La Celle-Condé s'est-il suicidé», France Bleu Berry, (lire en ligne, consulté le ).
Guillaume Blanc, «Ex-premier adjoint, Daniel Gaillard enfile l'écharpe tricolore de maire de La Celle-Condé: Daniel Gaillard, qui assurait l'intérim depuis trois mois et la disparition tragique d'Alain Manssens, est le nouveau maire de La Celle-Condé», Le Berry républicain, (lire en ligne, consulté le ).
Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité: Valençay, consulté le 15 août 2014.
Jean-David Jugurtha, «Lignières: Le château du Plessis a séduit de nouveaux propriétaires», L'Écho du Berry, Édition de la Châtre et du Boischaut-Sud, , p.25.
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