Collonges-sous-Salève est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'agglomération du Grand Genève.
Genève (SUI)-Annemasse (partie française) (commune de la couronne)
Élections
Départementales
Canton de Saint-Julien-en-Genevois
Législatives
Quatrième circonscription
Localisation
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Collonges-sous-Salève
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Collonges-sous-Salève
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Collonges-sous-Salève
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Géographie
La commune de Collonges-sous-Salève est située entre Saint-Julien-en-Genevois et Annemasse, au pied du Salève, à la frontière suisse avec La Croix-de-Rozon.
Communes limitrophes
Bardonnex, Troinex(ch)
Bossey
N
La Muraz
OCollonges-sous-SalèveE
S
Archamps
Urbanisme
Typologie
Collonges-sous-Salève est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].
Elle appartient à l'unité urbaine de Genève (SUI)-Annemasse (partie française), une agglomération internationale dont la partie française regroupe 35 communes[4] et 190 486 habitants en 2019, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Genève (SUI)-Annemasse (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (54,4% en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (54,4%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
forêts (38,9%), zones urbanisées (35,5%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (11,3%), terres arables (4,7%), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (4,2%), zones agricoles hétérogènes (2,9%), prairies (2,6%)[9].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune.
Carte orthophotogrammétrique de la commune.
Toponymie
Le nom de Collonges évoque «une exploitation rurale» datant probablement du Haut Moyen Âge vers le IVeou leVesiècle. Collonges a pour étymologie le bas latin colonica, désignant une terre concédée par le propriétaire à un colon[10], fermier attaché au sol, cependant de condition libre dans le droit féodal.
La commune trouve ses racines dans une communauté d'Ancien Régime, elle-même héritée d’une paroisse attestée dès le XIIesiècle[réf.nécessaire]. La cura de Colonge est mentionnée vers 1344[12].
Entre 1597 et 1671, puis de 1803 à 1829, la paroisse de Collonges est une annexe d'Archamps[13]. Au cours de cette période, elles sont séparées[13].
En 1816, lors du traité de Turin, Collonges perd le hameau d'Evordes au profit de Compesières, plus tard Bardonnex. La frontière s'éloigne de la rivière la Drize (Drixe) pour que le domaine Lullin soit maintenu dans le canton de Genève[réf.nécessaire]. Un membre de cette famille patricienne fait partie du gouvernement de la Restauration[14].
Le 29 août 1859, le compositeur Giuseppe Verdi s'y maria avec l'ancienne prima donna Giuseppina Strepponi, dans l'église Notre-Dame de Genève.[15]
Lors des débats sur l'avenir du duché de Savoie, en 1860, la population est sensible à l'idée d'une union de la partie nord du duché à la Suisse. Une pétition circule dans cette partie du pays (Chablais, Faucigny, Nord du Genevois) et réunit plus de 13 600 signatures[Note 3], dont 118 pour la commune[18],[19]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et 23 avril 1860 où 99,8% des Savoyards répondent «oui» à la question «La Savoie veut-elle être réunie à la France?»[20].
Article connexe: Élections municipales de 2020 en Haute-Savoie.
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Liste des maires
Liste des maires successifs
Période
Identité
Étiquette
Qualité
1890
avril 1912
François Blanc
mai 1912
avril 1935
Eugène Chambet
mai 1935
août 1941
Paul Tapponnier (1884-1970)
RI
Juriste Ancien député de la Haute-Savoie (1919 → 1924)
septembre 1941
août 1944
Francois Kessler
Président de la délégation spéciale
septembre 1944
septembre 1944
Paul Tapponnier (1884-1970)
octobre 1944
décembre 1948
Charles Martin
janvier 1949
mars 1959
Ernest Léger
mars 1959
mars 1977
Lucien Vindret (1929-2015)
MRP
Dirigeant d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983
décembre 1985 (démission)
Lucien Vindret (1929-2015)
Dirigeant d'entreprise
janvier 1986
mars 2008
Georges Etallaz (1949- )
DVD
Maître d'oeuvre Conseiller général du canton de Saint-Julien-en-Genevois (1998 → 2011)
mars 2008
mars 2014
Pierre-Henri Thévenoz (1947- )
DVD
Retraité
mars 2014
juin 2020
Georges Etallaz (1949- )
DVD
Maître d'oeuvre retraité Ancien conseiller général du canton de Saint-Julien-en-Genevois (1998 → 2011) 10e vice-président de la CC du Genevois
juin 2020
janvier 2022
Valérie Thoret-Mairesse (1961- )
DVD
Gestionnaire de bases de données 5e vice-présidente de la CC du Genevois chargée de l'environnement 4e vice-présidente du SIDEFAGE chargée du tri
janvier 2022
En cours
Vincent Lecaque (1981- )
DVC
Les données manquantes sont à compléter.
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22].
En 2019, la commune comptait 3 948 habitants[Note 4], en augmentation de 1,65% par rapport à 2013 (Haute-Savoie: +7,33%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1838
1848
1858
1861
1866
1872
536
401
728
542
623
618
677
578
629
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1876
1881
1886
1891
1896
1901
1906
1911
1921
644
634
733
765
772
841
833
899
723
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1926
1931
1936
1946
1954
1962
1968
1975
1982
1 227
1 240
1 101
1 101
1 407
1 343
1 712
2 319
2 519
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1990
1999
2006
2007
2012
2017
2019
-
-
2 696
3 120
3 514
3 569
3 887
3 979
3 948
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique
Enseignement
Le village accueille depuis 1921 le campus adventiste du Salève, un établissement privé d'enseignement supérieur de l'Église adventiste du septième jour. Ainsi qu'un ensemble scolaire public Charles Perrault (primaire et maternelle) et un ensemble scolaire privé Saint-Vincent (maternelles, primaires et lycée professionnel)
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Église Saint-Martin. Reconstruite entre 1850-51.
Personnalités liées à la commune
Plaque commémorative du séjour d'Alphonse de Lamartine et du mariage de Giuseppe Verdi.
Jean-François Vuarin (1769-1843), prêtre exilé à Genève en 1793, fondateur d'une institution catholique à Genève.
Le , le compositeur italien Giuseppe Verdi et la cantatrice Giuseppina Strepponi se sont mariés en secret à l'église de Collonges-sous-Salève — alors possession du royaume de Sardaigne. Le mariage a été célébré par l'abbé Mermillod, curé de l'église Notre-Dame de Genève[25].
Collonges-sous-Salève est la ville des ancêtres paternels du compositeur Maurice Ravel.
Le sculpteur Charles Anthonioz (1877-1937) y vécut au début du XXesiècle. Il y conçut et fit édifier le monument aux morts, face à la mairie. Il est l'auteur d'un ouvrage richement documenté, illustré par lui-même: Maisons savoyardes, Librairie Dardel, Chambéry, 1932.
Paul Tapponnier (1884-1970), juriste, clerc de notaire, agent immobilier, député en 1919, maire de 1934 à 1941, membre de plusieurs sociétés savantes, écrivain.
Marius Jolivet (1906-1964), résistant, passeur, reconnu Juste parmi les nations, curé de la paroisse.
Manuel Azaña, Président de la République espagnole, y séjourna en exil du 6 février 1939 au 4 décembre 1939 avec son épouse Dolores Rivas Cherif et leur neveu Enrique de Rivas. Une plaque lui rend hommage dans la commune[26].
Héraldique
Blasonnement:
D'or aux trois pals d'azur, sur le tout de gueules à la croix d'argent chargée d'une ombre de foi; au chef d'azur chargée de la montagne de Salève au naturel.
Voir aussi
Bibliographie
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Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Cette pétition réunit plus de 13 651 signatures dans des villages de la partie nord (aujourd'hui la Haute-Savoie): 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais savoyard et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois, soutenue par l’Angleterre[16],[17].
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Cartes
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 200 - 201.
Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie: Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43p. (ISBN978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p.16
Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
.
Henry Suter, «Collonges-sous-Salève», Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter, 2000-2009 (consulté en ).
«Collonges-sous-Salève», sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en ), Ressources - Les communes.
Pierre Milza, Giuseppe Verdi, Paris, Tempus, , 519p., p.286
Luc Monnier, L'annexion de la Savoie à France et la politique suisse, 1860, A. Jullien, , p.98.
Paul Guichonnet (préf.Henri Baud), Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Roanne, Éditions Horvath, , 354p. (ISBN978-2-7171-0235-2), p.163.
Manifestes et déclarations de la Savoie du Nord, Genève, Imprimerie-Lithographie Vaney, , 152p. (lire en ligne), p.42-43.
Paul Guichonnet (préf.Henri Baud), Histoire de l'annexion de la Savoie à la France et ses dossiers secrets, Roanne, Éditions Horvath, , 354p. (ISBN978-2-7171-0235-2), p.167.
Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie: Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé, , 399p. (lire en ligne), p.18.
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