Bélis (Belís, en occitan[1]) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine).
Bélis
Le village pendant les fêtes.
Administration
Pays
France
Région
Nouvelle-Aquitaine
Département
Landes
Arrondissement
Mont-de-Marsan
Intercommunalité
Communauté de communes Cœur Haute Lande
Maire Mandat
Michel Poulain 2020-2026
Code postal
40120
Code commune
40033
Démographie
Gentilé
Bélisiens
Population municipale
160 hab. (2019 )
Densité
7,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées
44° 03′ 52″ nord, 0° 27′ 36″ ouest
Altitude
Min. 62 m Max. 111 m
Superficie
20,46 km2
Type
Commune rurale
Aire d'attraction
Mont-de-Marsan (commune de la couronne)
Élections
Départementales
Canton de Haute Lande Armagnac
Législatives
Première circonscription
Localisation
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Bélis
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Bélis
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Bélis
Géolocalisation sur la carte: Nouvelle-Aquitaine
Bélis
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Les habitants de Bélis sont appelés Bélisiens/Bélisiennes.
Géographie
Localisation
À 1 h de la côte atlantique et 2 h de la chaîne pyrénéenne, la commune de Bélis est située au cœur de la forêt de pins maritimes des Landes, au sein du parc naturel régional des Landes de Gascogne.
D'une superficie de 20 km2, la commune est composée de plusieurs quartiers, chacun comportant de nombreuses maisons landaises traditionnelles sur leur airial.
Hydrographie
Le bourg de Bélis est traversé par le ruisseau le Lamole; la commune est bordée à l'est par la Gouaneyre (aqua negre, «eau noire»), affluent droit de la Douze.
Climat
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de «climat océanique altéré», selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]
Moyenne annuelle de température: 13,2°C
Nombre de jours avec une température inférieure à −5°C: 2,3 j
Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C: 8,4 j
Nombre de jours de précipitation en janvier: 12,1 j
Nombre de jours de précipitation en juillet: 7,3 j
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, «Roquefort», sur la commune de Roquefort, mise en service en 1988[9] et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[10],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 13,5°C et la hauteur de précipitations de 921,8 mm pour la période 1981-2010[11].
Sur la station météorologique historique la plus proche, «Mont-de-Marsan», sur la commune de Mont-de-Marsan, mise en service en 1945 et à 20 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 13,1°C pour la période 1971-2000[13], à 13,5°C pour 1981-2010[14], puis à 13,9°C pour 1991-2020[15].
Urbanisme
Typologie
Bélis est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[16],[17],[18].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mont-de-Marsan, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 101 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (76,9% en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (87,8%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (46,5%), forêts (30,4%), zones agricoles hétérogènes (19,9%), terres arables (3,2%)[21].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Bélis est vulnérable à différents aléas naturels: météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible)[22]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[23].
Bélis est exposée au risque de feu de forêt. Depuis le , les départements de la Gironde, des Landes et de Lot-et-Garonne disposent d’un règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies. Ce règlement vise à mieux prévenir les incendies de forêt, à faciliter les interventions des services et à limiter les conséquences, que ce soit par le débroussaillement, la limitation de l’apport du feu ou la réglementation des activités en forêt. Il définit en particulier cinq niveaux de vigilance croissants auxquels sont associés différentes mesures[24],[25].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[26].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Bélis.
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 67,3% de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (19,2% au niveau départemental et 48,5% au niveau national). Sur les 92 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 78 sont en en aléa moyen ou fort, soit 85%, à comparer aux 17% au niveau départemental et 54% au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[27],[Carte 2].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999 et 2009 et par des mouvements de terrain en 1999
Toponymie
Le nom est sans doute formé sur le nom d'homme latin Belicius («domaine de Belicius»)[réf.nécessaire].
Selon l'abbé Raphaël Lamaignère[28], la localité aurait honoré le dieu Bel, d'où le nom Bélis.
Histoire
Des vestiges gallo-romains ont été retrouvés sur la commune: sarcophages, poteries et colliers en bronze, et témoignent d'une activité humaine à cette époque.
La paroisse de Bélis est mentionnée au XIIesiècle par l'évêché d'Aire, à laquelle elle appartient après les guerres de religion.
Sur le territoire de la Gascogne (IXe au XIIe siècle), puis de la Guyenne sous domination anglaise (XIIe au XVe siècle), la commune faisait partie du Pays d'Albret, duché au XVIesiècle sous Henri II.
Faits marquants
1923
L'affaire Petit-Louis ou le double assassinat de Bélis[29].
Meurtre d'un couple de métayers de Bélis, les époux Vital, un matin de janvier 1923. Bernard-Louis Bordes, dit Petit-Louis, un habitant du village, sera rapidement soupçonné de par sa mauvaise réputation déjà établie.
Il sera confondu par le témoignage de la jeune domestique et une bougie consumée, malgré l'alibi qu'il avait essayé de se forger en dormant cette nuit là dans plusieurs villages alentour.
Il avouera finalement les faits et sera condamné en avril 1923 à la guillotine par le tribunal de Mont-de-Marsan.
Tempête Klaus
Le 24 janvier 2009, la commune a été durement touchée par la tempête Klaus, qui a détruit 100% des forêts communales[30], principale source de revenus de la municipalité (sylviculture).
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[32].
En 2019, la commune comptait 160 habitants[Note 7], en diminution de 2,44% par rapport à 2013 (Landes: +4,14%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
585
418
523
545
504
472
491
498
530
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
547
557
550
540
555
535
536
519
491
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
478
484
483
416
385
381
316
285
287
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2007
2012
272
227
170
150
128
137
139
139
162
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2017
2019
-
-
-
-
-
-
-
165
160
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique
Économie
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Lieux et monuments
La forêt d'art contemporain, 22eœuvre: sculptures monumentales de Stefan Rinck. Résidence d'artiste du au [réf.nécessaire].
Église Notre-Dame de Bélis datant du XIVesiècle, au centre du bourg. Église à double nef, portail roman du XIVesiècle, retable en bois doré. Tableau «Sainte-Marie-Madeleine» (XVIIIe). Vantaux en chêne sculpté classés au titre des Monuments Historiques (depuis 1977).
Le Jardin Partagé de Bélis et le Jardin de l'Abbé-Tauziède: À l'ombre des vieux murs de l'église, au cœur de l'espace du jardin communal de l'Abbé-Tauziède, un jardin partagé a été créé en février 2013 par une association locale. Il est inscrit au réseau des Jardins de Noe.
École communale du début du XXesiècle, Elle accueille la classe de CM2 du R.P.I. Labrit.
Coin repos dans le jardin.
Les plantations en juillet 2013.
Fleurs le long du mur de l'église.
Fleurs traditionnelles et épouvantails.
Vue de l'église.
Vantaux de l'église, classés aux Monuments historiques
Programme des fêtes patronales 2009.
Personnalités liées à la commune
Abbé Maurice Tauziède, résistant déporté à Dachau en 1944, libéré puis rapatrié en 1945. Il fut le curé de la paroisse de Bélis et Maillères de 1946 à son décès en 1990. Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1966 par le ministre Edmond Michelet, il était l'un des membres fondateurs de l'Association des déportés internés et des familles de disparus[35]. Un espace communal a été créé près de l'église et porte son nom depuis août 2012.
Fêtes patronales: le week-end du 15 août, organisées par le comité des fêtes de la commune, avec vide-grenier, jeu de quilles, concours de pétanque, animation musicale, etc.
Activités sportives
Écologie et recyclage
Le Jardin Partagé de Bélis et le Jardin de l'Abbé-Tauziède: À l'ombre des vieux murs de l'Église, au cœur de l'espace du Jardin communal de l'Abbé Tauziède, un jardin partagé a été créé en février 2013 par une Association Locale, Bélistou'art (lire «Bellehistoire») . Sur le thème symbolique du jardin de curé, il est un lieu de partage, d'échanges et de convivialité. Il est surtout un lieu où se cultive la biodiversité. Inscrit au réseau des Jardins de Noe, ce jardin ambassadeur respecte la charte des Jardins respectueux du vivant.
Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
Cartes
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOIhttps://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
Origine des noms de lieux dans les Landes, Abbé Raphaël Lamaignère, curé de Saint Aubin, avril 1942.
Sylvain Larue, Petit Louis ou le double assassinat de Bélis, dans Les Grandes Affaires Criminelles de Gascogne, Éditions De Borée. Romagnat, France, septembre 2006. (ISBN2-84494-443-4). p.126-138.
@.com.@albret, bulletin d'information de la Communauté de Communes du Pays d'Albret, no8, juillet 2009. Labrit, France. D. Coutière. Dépôt légal en cours.
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