Bonviller est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est. Elle appartient à la Communauté des Communes du Pays du Sânon.
Ne doit pas être confondu avec Bonvillers.
Bonviller
Mairie.
Héraldique
Administration
Pays
France
Région
Grand Est
Département
Meurthe-et-Moselle
Arrondissement
Lunéville
Intercommunalité
Communauté de communes du Pays du Sânon
Maire Mandat
Rachel Kaiser 2020-2026
Code postal
54300
Code commune
54083
Démographie
Gentilé
Bonvillérois, Bonvilléroises
Population municipale
177 hab. (2019 )
Densité
35 hab./km2
Géographie
Coordonnées
48° 38′ 03″ nord, 6° 29′ 53″ est
Altitude
Min. 225 m Max. 294 m
Superficie
5,04 km2
Type
Commune rurale
Aire d'attraction
Nancy (commune de la couronne)
Élections
Départementales
Canton de Lunéville-1
Législatives
Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte: France
Bonviller
Géolocalisation sur la carte: France
Bonviller
Géolocalisation sur la carte: Meurthe-et-Moselle
Bonviller
Géolocalisation sur la carte: Grand Est
Bonviller
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Géographie
Localisation
La commune de Bonviller est un village proche de Lunéville situé à 5 km. Elle est à 32 km de distance de Baccarat et à 32 km au sud-est de Nancy.
Communes limitrophes
Le territoire de la commune est limitrophe de 6 autres communes.
Communes limitrophes de Bonviller
Einville-au-Jard
Deuxville
Bienville-la-Petite
Lunéville
Jolivet
Sionviller
Carte de la commune.
Entrée de Bonviller.
Hydrographie
Situés en moyenne à 250 mètres d'altitude, le ruisseau de la Grande Fontaine affluent du ruisseau des Grands Champs, le ruisseau des Saules affluent du ruisseau du Souche, le ruisseau du Goutal et le ruisseau de Bussy sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune de Bonviller. Ils alimentent le Sânon qui coule plus au nord.
Urbanisme
Typologie
Bonviller est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100% en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
terres arables (56,3%), zones agricoles hétérogènes (33,8%), prairies (9,9%)[6].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].
Toponymie
Boinviler (en 1251 au traité du chapitre de Lunéville), Boinvilleir (en 1323 au traité du chapitre d'Einville), Bonviller de leis Einville (en 1339 au chapitre de la collégiale Saint-Georges)[8].
Histoire
Henri Ier, sire de Blâmont (1258-1331), acquiert un opulent territoire entre Meurthe et Mortagne. La seigneurie de Bonviller qu'il obtient en 1290 parachève ces conquêtes qui doublent son domaine[9].
Bonviller qui dépendait, comme Sionviller et Bienville, du château d'Einville a beaucoup souffert de la peste en 1631 qui fit périr “bon nombre de personnes” et, les années suivantes, de l'invasion des suédois qui porta la dévastation. Les comptes du domaine d'Einville en rapportent les détails[10]:
1641: ni doyen, ni maire et pas moins de laboureur tous réfugiés à Lunéville.
1642: toujours aucun laboureur mais seulement six pauvres manouvriers restés depuis 1635.
1644: aucun bétail.
1657: le four banal ne fonctionne pas à cause des troubles, les habitants contraints de se réfugiés dans les bois.
Bonviller est érigé en succursale en 1802 avec Bienville-la-Petite pour annexe.
Découverte en 1838 d'un trésor de monnaies romaines.
Bonviller a pu profiter de la modernité du LE, une ligne de chemin de fer d'intérêt local à voie métrique de Lunéville à Einville ouverte en 1902 avec un arrêt à Bonviller. En 1910, l'embranchement à Jolivet avec le LBB favorise le transport des voyageurs dans tout le canton et celui des marchandises entre les Vosges et le canal de la Marne au Rhin. Le trafic de la ligne fonctionnera jusqu'en 1942[11].
Dès le , Lunéville et ses environs subissent des combats violents et sont envahis jusqu'en septembre. Tous les villages de la ligne LE ainsi que Lunéville sont libérés peu de temps après mais le front se stabilise à proximité, les bombardements causant de nombreux dégâts.
Bonviller bombardé en août 1914.
Le 142e régiment d'infanterie engage les premiers combats le mais les uhlans talonnent leurs arrière-gardes les 19 et 20 août. Le régiment poursuit sa marche sur Lunéville mais rapidement l'alerte est donnée; le régiment, de nouveau, est lancé dans la bataille à Jolivet, Bonviller, Sionviller, Bayon, Fraimbois et Gerbéviller. Toute leur bravoure ne peut enrayer la poussée ennemie[12]. Les 21, 23 et 25 août 1914, les Allemands mettent le feu à 26 immeubles du village de Bonviller selon une “commission d'enquête sur les atrocités allemandes” parue dans le Journal Officiel du [13].
Par arrêté en date du , le ministre de la Guerre et des Pensions cite la commune, avec d'autres communes voisines, pour sa belle conduite pendant la guerre: «.... Bauzemont, Bienville-la-Petite, Bonviller, Hoéville, Raville, Serres, Valhey (Meurthe-et-Moselle): envahies par l'ennemi en 1914, ont subi courageusement toutes les vexations d'une occupation brutale, prouvant, par la belle énergie de leurs habitants, leur confiance inébranlable dans la victoire finale.»[14].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18].
En 2019, la commune comptait 177 habitants[Note 3], en diminution de 5,85% par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle: +0,38%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
245
254
302
314
344
338
356
340
336
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1901
309
317
286
300
277
285
264
247
226
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1962
227
215
193
187
176
167
181
180
162
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2007
2012
2017
149
152
155
165
173
182
183
185
183
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2019
-
-
-
-
-
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-
177
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-
-
-
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De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
Économie
Autrefois l'activité principale de Bonviller était l'agriculture. Il reste toujours des exploitations agricoles.
D'après la monographie communale de 1888, les terres labourables sont bien cultivées et donnent des récoltes abondantes, les prairies naturelles ne donnent pas de bon fourrage mais les prairies artificielles donnent du trèfle, du sainfoin, de la minette, de la vesce et de la luzerne.
Au début du XXesiècle, plusieurs de ses habitants travaillent dans les entreprises d'Einville. On y trouve alors deux aubergistes, un distillateur, un maréchal-ferrant et un laitier. La broderie perlée est également un complément de revenus[11].
En 2018, Bonviller a une dizaine d'entreprises[21], essentiellement dans l'élevage de chevaux et la production animale, la culture de céréales, l'activité immobilière et divers travaux et services[22].
Ferme de La Rochelle, écart de Bonviller sur la D914: ancien cense-fief[23]; colombier, mur d'enceinte avec une tour d'angle carrée.
Lavoir - gayoir
Église Saint-Blaise
École communale
Gayoir.
Personnalités liées à la commune
Plaque commémorative Mgr Felix Midon, sur l'église
Félix Midon (1840-1893), né à Bonviller, premier évêque d'Osaka, au Japon.
Héraldique
Blasonnement:
D'azur à la fasce ondée d'or accompagnée en chef d'un bœuf d'argent et en pointe d'un lion léopardé contourné du même et d'une étoile d'or à senestre.
Commentaires: En 1237, le village était réputé pour posséder un grand troupeau de bovins, d'où le boeuf. Le reste du blason est celui de la famille Poural, seigneur du lieu
Voir aussi
Bibliographie
Marc Gabriel, Le Petit Train de Lunéville à Einville et Jolivet, Nancy, NMG éditions, , 230p. (ISBN978-2-9537068-2-6).
«Bonviller», Monographies communales de Meurthe-et-Moselle réalisées pour l'exposition universelle de 1889 et conservées par les Bibliothèques de Nancy, sur https://galeries.limedia.fr
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, 1862, p.20, en ligne sur gallica.bnf.fr
Emile Ambroise, Les vieux châteaux de la Vesouze, Le Pays Lorrain 1909, en ligne sur www.blamont.info
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