Bletterans est une commune française située dans le département du Jura, en région Bourgogne-Franche-Comté. Les habitants se nomment Bletteranois et Bletteranoises.
Cet article est une ébauche concernant la Bresse et une commune du département du Jura.
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Bletterans est située aux portes de la Franche-Comté, au cœur de la Bresse Jurassienne, une région riche de nombreux étangs.
La Seille traverse la commune, où elle se divise en deux bras et forme une île et où se situe le cœur du village.
Bletterans est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lons-le-Saunier, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 139 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,9% en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (63,9%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
terres arables (56,5%), forêts (20,3%), zones urbanisées (11,3%), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,4%), zones agricoles hétérogènes (4,2%), prairies (0,2%)[6].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous la forme Bleterenco en 1150[8].
Il s'agit d'une formation toponymique médiévale de type germanique en -ing[8], romanisée en -ingos[9]. Ce suffixe germanique explique la plupart des toponymes en -ans dans la région. Il est précédé généralement d'un anthroponyme germanique.
Le premier élément Bletter- représente selon Albert Dauzat, le nom de personne germanique Blithar, même anthroponyme que l'on rencontre dans Bleurville (Vosges, Blederici villa 1050, ou éventuellement Blitrich) et Blicourt (Oise, Blericurtis 1240)[8]. Ernest Nègre préfère le citer sous sa forme latinisée Blitharius[9], tel qu'il apparaît dans les documents rédigés en latin médiéval.
Bletterans, située dans la région des Gaules habitée par les Séquanes, est rattachée sous Jules César à la Séquanie, avec Besançon pour capitale.
La région, au gré des invasions, des traités et du jeu politique, va passer par de nombreux maîtres. Administrée par un comte Bourguignon, elle prit le nom de Comté, puis de Franche Comté par le comte de Renaud. En 1157, la Comté passa à Frédéric Barberousse, empereur d'Allemagne.
Bletterans a été bâtie entre les bras de la Seille, un château nommé «castrum Bletterentis» a servi de refuge contre les bandes de pillards.
Bien plus tard, Jean Ier de Chalon-Arlay, 1erseigneur d'Arlay, construisit en 1275, la cité fortifiée, qui devint place de guerre.
Elle revint au roi de France en 1295.
Charles VIII de France la céda à l'empereur du Saint-Empire et à son fils, Philippe le Beau. Celui-ci épousa en 1497, Jeanne infante d'Espagne, Bletterans devint territoire espagnol et ce jusqu'en 1674.
En 1593, les armées d'Henri IV firent des ravages dans la région, notamment à Arlay.
En août 1637, durant la guerre de Dix ans, Bletterans est prise, pillée et saccagée, par les troupes françaises de l'armée de Franche-Comté, dont fait partie le régiment de Montausier, commandé par Henri duc de Longueville. Les fortifications ne furent jamais relevées.
Article détaillé: Siège de Bletterans (1637).
La cité devait connaître une grande pauvreté, jusqu'en 1789, très endettée. Il fallut attendre 1801 pour que les administrateurs apportent des améliorations notables[10].
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Élections présidentielles
La ville de Bletterans place en tête à l'issue du premier tour de l'élection présidentielle française de 2017, Marine Le Pen (RN) avec 26,02% des suffrages. Mais lors du second tour, Emmanuel Macron (LaREM) est en tête avec 59,00%[11].
Élections régionales
La ville de Bletterans place la liste "Notre Région Par Cœur" menée par Marie-Guite Dufay, présidente sortante (PS) en tête, dès le 1er tour des élections régionales de 2021 en Bourgogne-Franche-Comté, avec 31,25% des suffrages. Lors du second tour, les habitants décideront de placer de nouveau la liste de "Notre Région Par Cœur" menée par Marie-Guite Dufay, présidente sortante (PS) en tête, avec cette fois-ci, près de 42,19% des suffrages. Devant les autres listes menées par Gilles Platret (LR) en seconde position avec 25,25%, Julien Odoul (RN), troisième avec 24,58% et en dernière position celle de Denis Thuriot (LaREM) avec 7,97%. Il est important de souligner une abstention record lors de cette élection qui n'ont pas épargné la ville de Bletterans avec lors du premier tour 70,27% d'abstention et au second, 67,02%[12].
Élections départementales
La ville de Bletterans faisant partie du Canton de Bletterans place le binôme de Philippe Antoine (LaREM) et Danielle Brulebois (LaREM), en tête, dès le 1er tour des Élections départementales de 2021 dans le Jura, avec 62,69% des suffrages. Lors du second tour, les habitants décideront de placer de nouveau le binôme de Philippe Antoine (LaREM) et Danielle Brulebois (LaREM), en tête, avec cette fois-ci, près de 71,53% des suffrages. Devant l'autre binôme menée par Josiane Hoellard (RN) et Michel Seuret (RN) qui obtient 28,47%. Il est important de souligner une abstention record lors de cette élection qui n'ont pas épargné la ville de Bletterans avec lors du premier tour 70,48% d'abstention et au second, 67,12%[13].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].
En 2019, la commune comptait 1 500 habitants[Note 3], en augmentation de 5,34% par rapport à 2013 (Jura: −0,5%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
675
681
848
1 100
1 185
1 231
1 230
1 220
1 292
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
1 176
1 163
1 219
1 191
1 308
1 304
1 184
1 114
1 102
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
1 132
1 116
1 072
955
978
998
1 027
1 009
1 005
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2005
2006
2010
1 034
1 085
1 165
1 350
1 423
1 359
1 413
1 400
1 394
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2015
2019
-
-
-
-
-
-
-
1 436
1 500
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
Économie
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Lieux et monuments
Église de la Conversion-de-Saint-Paul (XVIIe-XVIIIe-XIXe s.), Rue Notre-Dame, inscrite à l'IGPC depuis 1986[19];
Chapelle du couvent;
École (XIXe s.), Rue des Granges, inscrite à l'IGPC depuis 1986[20];
Maisons (XVIIIe-XIXe s.) de la Rue des Granges, inscrites à l'IGPC depuis 1986[21],[22],[23];
Maisons (XVIIIe-XIXe s.), inscrites à l'IGPC depuis 1986[24];
Couvent des Ursulines (XIXe s.), Rue Louis le Grand, inscrit à l'IGPC depuis 1986[25];
Maison (XVIIIe-XIXe s.), Rue Louis le Grand, inscrite à l'IGPC depuis 1986[26];
Mairie (XIXe s.), Place de la Mairie, inscrite à l'IGPC depuis 1986[27];
Moulin (XVIIIe-XIXe s.), lieu-dit «Au moulin Rondeau», inscrit à l'IGPC depuis 1986[28];
Moulin (XIXe s.), lieu-dit «La Foule», inscrit à l'IGPC depuis 1986[29];
Traces des fortifications (du XIIIe au XVIIe s.), inscrites à l'IGPC depuis 1986[30].
Durant la Seconde Guerre mondiale, la région a revêtu une importance stratégique capitale pour la circulation des personnalités de la Résistance. En effet, plusieurs terrains d'atterrissage ou de parachutage, DZ (Courlaoux, Courgette, Orion[31]) étaient implantés sur les plateaux environnants.
Ces terrains ont en particulier permis les opérations suivantes[32]:
, départ pour Londres d'Henri Frenay et d'Emmanuel d'Astier de la Vigerie;
, arrivée en métropole des cinq premiers Délégués militaires régionaux;
, évacuation de Raymond Aubrac, Lucie Aubrac et leur fils.
Personnalités liées à la commune
La famille Jouffroy remonte au chevalier Jean Jouffroy, seigneur de Bletterans qui teste en 1347, selon Moreri, et son Grand Dictionnaire historique, ou mélange curieux de l'histoire sacrée et profane. Le chef de la branche d’Abbans fait une demande et présente ses preuves en 1782 pour les honneurs de la Cour[33].
Philippe-Francois de Bussolin (1605-1637) Colonel de l'armée comtoise pendant la guerre de Dix ans, mort à Bletterans
Antoine Duprel d'Arloz (1609-1665) militaire, gouverneur de Bletterans
Alphonse Rousset (1812-1868), historien de la Franche-Comté
François Marie Edmond Chevrot (1858-1944), ancien maire de Bletterans, fut un spéléologue remarquable pour ses activités d'exploration des cavités jurassiennes, à la fin du XIXesiècle.
Jumelages
Bletterans est jumelé avec Thuin(Belgique).
Héraldique
Blason
D'azur au lion couronné d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Voir aussi
Bibliographie
Alphonse Rousset et Frédéric Moreau (architecte), Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté et des hameaux qui en dépendent, classés par département, Bintot, 1855, lire en ligne
Renseignements recueillis par les écrits de l'abbé Riviàre, né à Bletterans en 1772.
Écrits de sieur Phillibert Lardanchet, notaire, âgé de 80 ans (1700).
Tiré du livre de Jules Milloux Histoire d'une petite ville de Franche-Comté - BLETTERANS édité par Maurice Declume à Lons-le-Saunier.
Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2021, date de référence statistique: 1erjanvier2019.
IGN, «Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes.», sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN2-85023-076-6), p.89a.
Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume II, formations non romanes, formations dialectales, p. 791, n° 13529 (lire en ligne)
Jules Milloux, Histoire d'une petite ville de Franche-Comté, Lons-le-Saunier, Maurice Declume.
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