Autretot est une ancienne commune française située dans le département de la Seine-Maritime, en Normandie.
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Elle a fusionné avec Veauville-lès-Baons pour former, le , la commune nouvelle des Hauts-de-Caux dont elle est désormais le siège et une commune déléguée.
Géographie
Autretot est un village du pays de Caux située à 5 km au nord-est d'Yvetot.
Il est desservi par la route départementale D 131 qui relie Yvetot à Cany-Barville et le littoral, en passant par la vallée de la Durdent.
Carte de la commune déléguée.
Entrée d'Autretot.
Croix au bord de la D 131.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Altetot au XIIe siècle (forme isolée), Altretot en 1219[1],[2].
Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -tot, appellatif qui représente l'ancien scandinave topt, toft « emplacement à bâtir, domaine rural, ferme ».
Par contre, l'élément Autre- issu régulièrement de Altre-, ne peut être déterminé avec certitude. En revanche, la forme la plus ancienne, malgré son peu d'antiquité est en Alte- et parait isolée, c'est pourquoi François de Beaurepaire propose sans conviction l'adjectif roman haut avec -tot, généralement masculin, employé ici au féminin comme dans Bonnetot avec l'adjectif roman bonne[1]. Cette hypothèse est reprise par Ernest Nègre et René Lepelley telle quelle, car ils ne semblent pas douter de la forme Altetot[2],[3].
Remarque: ni François de Beaurepaire, ni Ernest Nègre et René Lepelley n'évoquent la possibilité d'un anthroponyme, cas le plus fréquent dans les formations en -tot, alors qu'il existe d'une part un nom de personne norrois Atli[4] qui, avec métathèse de [l], pourrait correspondre à Altetot et d'autre part un anthroponyme germanique continental Althari, d'où Altretot. Ce dernier se perpétue dans le nom de famille Authier / Autier.
Histoire
Du XVIesiècle au XVIIIesiècle, la commune est un centre du tissage et du protestantisme[réf.nécessaire].
Fusion de communes
Après une réflexion menée à compter de 2016 en vue de la fusion de quatre communes, Veauville-les-Baons et d’Autretot Hautot-le-Vatois et Hautot-Saint-Sulpice, seules les deux premières ont décidé de s'unir au sein d'une commune nouvelle destinée à limiter l'impact de la baisse des dotations d’État, mutualiser les moyens, maintenir l'offre de services publics et développer leurs complémentarités: «Les conseillers [municipaux] ont souhaité partager entre deux communes très complémentaires les moyens qui sont à leur disposition car, dans certains domaines, des concessions réciproques seront nécessaires et ont été jugées beaucoup plus aisées à réaliser à deux», indiquent les maires des deux communes qui fusionnent. Leurs conseils municipaux réunis le même jour, le , ont approuvé ce projet par 10 oui, 3 non et 1 nul à Veauville-les-Baons et 11 oui et 3 blancs à Autretot[5],[6].
La commune nouvelle est ainsi créée au par un arrêté préfectoral du [7].
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Autretot se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Rouen du département de la Seine-Maritime. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1986 de la dixième circonscription de la Seine-Maritime.
Elle faisait partie depuis 1806 du canton d'Yvetot[8]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont Autretot a été membre jusqu'à la fusion de 2019, a été modifié, passant de 12 à 54 communes.
Intercommunalité
Avant la fusion de 2019, Autretot était membre de la communauté de communes de la Région d'Yvetot créée fin 2001.
Autretot a obtenu le niveau quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris de 1985, et a maintenu cette distinction prestigieuse depuis lors[10].
Ancienne borne Michelin fleurie devant la mairie.
Les halles, terrain de pétanque, en fleurs.
Le circuit fleuri, aussi part d'un circuit cycliste.
Population et société
Démographie
Articles connexes: Histoire du recensement de la population en France et Démographie de la France.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].
En 2016, la commune comptait 675 habitants[Note 1], en diminution de 4,12% par rapport à 2010 (Seine-Maritime: +0,08%, France hors Mayotte: +2,17%).
Évolution de la population [modifier]
1793
1800
1806
1821
1831
1836
1841
1846
1851
943
973
929
901
951
950
927
962
918
Évolution de la population [modifier], suite (1)
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
1896
896
884
819
751
722
625
547
555
534
Évolution de la population [modifier], suite (2)
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
1954
480
469
381
317
317
325
304
344
336
Évolution de la population [modifier], suite (3)
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2007
2012
351
348
466
505
620
621
701
712
691
Évolution de la population [modifier], suite (4)
2016
-
-
-
-
-
-
-
-
675
-
-
-
-
-
-
-
-
De 1962 à 1999: population sans doubles comptes; pour les dates suivantes: population municipale. (Sources: Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
Enseignement
école municipale maternelle et élémentaire
Les enfants de la commune sont accueillis dans une école municipale maternelle et élémentaire située allée des Tisserands, qui, à la rentrée 2018-2019, comptait 113 élèves répartis en 5 classes[14].
Manifestations culturelles et festivités
Fête des fleurs les 2 derniers week-end de juillet.
Fête cauchoise de Notre-Dame début septembre.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Église Notre-Dame - Saint-André, reconstruite après 1827 sur les plans de Delphir Isidore Marical (architecte)[15].
Monument aux morts.
Croix sculptée de l'ancien cimetière.
Statue du Christ-roi.
Colombier.
Mairie, dans une ancienne «cour masure» qui date du XVIesiècle.
Maisons et fermes des XVIIe, XVIIIeetXIXesiècles[16].
Population municipale légale en vigueur au 1erjanvier2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2018, date de référence statistique: 1erjanvier2016.
Références
François de Beaurepaire (préf.Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180p. (ISBN2-7084-0040-1, OCLC6403150), p.34.
Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Genève, Librairie Droz, p.1017(ISBN2600001336).
René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Presses universitaires de Caen, 1996 (ISBN2-905461-80-2), p. 55a.
Site de Nordic Names: origine du nom de personne Atli (lire en anglais)
«Le projet de fusion entre Veauville-lès-Baons, Autretot, Hautot-le-Vatois et Hautois-Saint-Sulpice suscite bien des réserves», Paris Normandie, (lire en ligne, consulté le )«Les réunions publiques se sont succédé ces derniers jours dans chacune des communes concernées pour débattre de cet épineux projet de rapprochement, en réflexion depuis deux ans. Un projet qui divise. Samedi dernier, à la salle des fêtes de Veauville-lès-Baons, des habitants ont clairement exprimé leur désapprobation».
Éléonore Sinoquet, «Autretot et Veauville-les-Baons fusionnent et deviennent la commune nouvelle «Les-Hauts-de-Caux»: Veauville-les-Baons/Autretot. Depuis ce jeudi 29 novembre au soir, la commune nouvelle «Les-Hauts-de-Caux» a été créée. La fusion, initialement prévue à quatre, elle ne comprend finalement que deux communes», Paris Normandie, (lire en ligne, consulté le )«La commune nouvelle Les-Hauts-de-Caux, a donc été validée par la quasi-totalité des deux conseils. Mais on est assez loin du projet initial qui prévoyait d’intégrer deux autres communes, Hautot-le-Vatois et Hautot-Saint-Sulpice».
«Arrêté préfectoral du 19 décembre 2018 portant création de la nouvelle commune Les Hauts-de-Caux», Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Seine-Maritime, nos76-2018-141, , p.137-140 (lire en ligne[PDF], consulté le ).
«Autretot: le maire a reçu la visite du Comité national des villes et villages fleuris qui statuera sur le sort de la quatrième fleur», Paris Normandie, (lire en ligne, consulté le )«Il faut dire que Martine Lesage a le pouvoir d’enlever une précieuse fleur au village d’Autretot, qui en compte quatre depuis 1985».
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