Entourée de champs et de bois, l'agglomération est composée de résidences récentes dans sa partie haute, et de maisons plus anciennes dans sa partie basse. On y trouve également des lavoirs. Au cours des années 2000, des logements sociaux ont été édifiés en direction de Magny. L'ancienne mairie sert aujourd'hui d'école primaire ainsi que de lieu de vote. Un parc de jeu dans les arbres a par ailleurs été aménagé à la sortie de la nationale 14.
Arthieul possédait son château détruit en 1824. Alexandre de Chaumont (1640-1710), seigneur d'Arthieul et chevalier de Chaumont mais surtout ambassadeur de Louis XIV auprès du Siam, en fut le propriétaire.
Le plus ancien seigneur connu de ce fief est Yves d’Arthieul, vers l’an mil [2]. Les principales familles qui possèdent successivement cette seigneurie sont les de L’Isle-Adam jusqu'au milieu du XVIesiècle, les de Chaumont, jusque dans la première moitié du XVIIIesiècle, puis les du Cornet, qui vendent cette terre après 1764, à Mlle Bitaut de Vallée. Au XVIIIesiècle, Arthieul relevait directement de Banthelu et en arrière fief, de La Roche-Guyon.
En 1685, le «chevalier de Chaumont, seigneur d’Arthieul, officier de marine distingué, fut envoyé dans l’Indo-Chine par Louis XIV avec le titre d’ambassadeur près du roi de Siam, pour établir des rapports de commerce entre la France et ces contrées lointaines. À son retour, M. de Chaumont publia la relation de son voyage, dont j’ai un exemplaire provenant du château d’Arthieul, grand in-folio, avec plus de cent gravures dans le texte. L’une d’elles représente l’audience solennelle où l’ambassadeur français remit au sultan asiatique la lettre de son souverain dans une coupe d’or, en présence des ministres siamois, prosternés. Ces ministres firent don, à titre de souvenir, à M. de Chaumont, de deux jeunes siamois qu’il amena en France et fit baptiser dans l’église de Magny.»[3]
En 1771, le Parlement de Paris est exilé à Pontoise. «M. Bitaut de Vaillé, l’un des conseillers exilés, qui était propriétaire [du château d’Arthieul], y offrit à ses collègues des fêtes brillantes dont la mémoire s’est conservée longtemps et qu’il avait fait peindre dans les quatre dessus de porte du salon.»[4]
Administration
Liste des maires de l'ancienne commune d'Arthieul (renseignée partiellement, jusqu'en 1899)[5]
Période
Identité
Étiquette
Qualité
............
............
............
Abélard Valentin Meslin
Julien Théodor. Deschamps
Paul Émilien Havard
Louis Edmond Cochin
Louis Nicolas Lemarchand
Louis Jean-Baptiste Havard
Edmond Pagnure
Louis Jean-Baptiste Havard
Charles Droussent
Ambroise Philippe Paul Gerbe
Louis Letort
François Tisson
8 prairial an VIII
Louis Barthélémy Bertault
11 frimaire an III
8 prairial an VIII
Jean Louis Tillon
Les données manquantes sont à compléter.
Patrimoine
Sur un site situé près de l’école du village, furent édifiés successivement les bâtiments suivants:
Donjon féodal, aujourd’hui disparu.
Château, construit au XVIIesiècle et démoli en 1824[6].
Notice sur le canton de Magny-en-Vexin, 1872; réédition 1884; réédition sous le titre Histoire de Magny-en-Vexin, Res Universis, 1991; (ISBN2-87760-528-0)
Notes et références
Hippolyte Cocheris, Conservateur de la Bibliothèque Mazarine, Conseiller général du département de Seine-et-Oise, DICTIONNAIRE DES ANCIENS NOMS DES COMMUNES DU DÉPARTEMENT DE SEINE-ET-OISE, 1874
Cité dans un acte daté de 1030, selon V. Bourselet et H. Clérisse.
Feuilloley, 1884, p.154
Feuilloley, 1884, p.155
Instituteur, 22 septembre 1899
«Le château d’Arthieul, démoli en 1824, était une de ces élégantes demeures qui avaient remplacé, au dix-septième et dix-huitième siècles, les donjons féodaux. Sur la belle terrasse qui existe encore, un double escalier conduisait au péristyle de l’habitation. L’élégance intérieure (rampes et balcons ouvragés, portes et lambris sculptés, dessus de portes, cheminées, consoles, etc.) ne le cédait en rien à celle du bâtiment.» (Feuilloley, 1872, p.153).
V. Bourselet et H. Clérisse signalent une lithographie de la ferme, par Villeneuve sous le nom « Vue près de Magny ».
Guillaume Étienne Feuilloley (1803-1885), ancien maire de Magny-en-Vexin (1855-1863), ancien membre du conseil général de Seine-et-Oise, chevalier de la Légion d’honneur. À ne pas confondre avec le père de l’auteur, Jean-Germain Feuilloley, mort en 1847, ancien commissaire de la marine, ni avec le fils de l’auteur, Marie Guillaume Germain Feuilloley (1845-1930), avocat (président de chambre à la Cour d’appel de Paris, procureur de la République nommé par décret du 25 mai 1898, avocat général à la Cour de cassation).
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