Amberre est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.
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Amberre | |
L'église Saint-Martin de Bournezeau. | |
Administration | |
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Pays | ![]() |
Région | Nouvelle-Aquitaine |
Département | Vienne |
Arrondissement | Poitiers |
Intercommunalité | Communauté de communes du Haut-Poitou |
Maire Mandat |
Gérald Garnier 2020-2026 |
Code postal | 86110 |
Code commune | 86002 |
Démographie | |
Gentilé | Amberrois |
Population municipale |
580 hab. (2019 ![]() |
Densité | 37 hab./km2 |
Géographie | |
Coordonnées | 46° 46′ 02″ nord, 0° 09′ 56″ est |
Altitude | Min. 88 m Max. 123 m |
Superficie | 15,63 km2 |
Type | Commune rurale |
Aire d'attraction | Poitiers (commune de la couronne) |
Élections | |
Départementales | Canton de Migné-Auxances |
Législatives | Première circonscription |
Localisation | |
modifier ![]() |
La commune d'Amberre se trouve au nord-ouest du département de la Vienne.
Chouppes | Mirebeau | |
Cuhon | ![]() |
Saint-Martin-la-Pallu |
Champigny-en-Rochereau |
Amberre est située dans la plaine poitevine. Le territoire communal ne présente aucun relief notable. Ses altitudes extrêmes, 88 m au minimum au nord et 123 m au maximum au sud, ne sont séparées que par une amplitude de 35 m.
La commune est arrosée au nord-ouest par le Prepson qui y prend sa source.
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
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Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Neuville de Poi », sur la commune de Neuville-de-Poitou, mise en service en 1973[7] et qui se trouve à 11 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 12,1 °C et la hauteur de précipitations de 699,8 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Poitiers-Biard », sur la commune de Biard, mise en service en 1921 et à 24 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11,5 °C pour la période 1971-2000[11] à 11,7 °C pour 1981-2010[12], puis à 12,2 °C pour 1991-2020[13].
Le bourg d'Amberre, traversé par la route départementale 24, se situe, en distances orthodromiques, trois kilomètres au sud-ouest de Mirebeau et 20 kilomètres au nord-ouest de Jaunay-Clan.
La commune est également desservie par les routes départementales 7, 18, 725 (l'ancienne route nationale 725) et 738 (l'ancienne route nationale 738).
Amberre est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Poitiers, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 97 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (98,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (76 %), zones agricoles hétérogènes (22,1 %), zones urbanisées (1,9 %)[19].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Le territoire de la commune d'Amberre est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[20]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[21].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[22]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[23]. 31,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 2]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 8],[24].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999 et 2010, par la sécheresse en 1996, 2003 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[20].
Le nom de la localité est attesté sous les formes Amberra vers 1051[25], Ecclesia Sancti Petri de Amberria en 1119[26].
Comme le reste de la France, Amberre accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution[27].
En 1829, la commune de Bournezeau fusionne avec Amberre. De 1973 à 1979, Amberre fusionne avec Mirebeau en tant que commune associée et reprend son autonomie ensuite[28].
Période | Identité | Étiquette | Qualité | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Maires avant 1947
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26 octobre 1947 | 5 mai 1953 | Alfred Texereau | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
5 mai 1953 | 21 mars 1965 | Hubert Thibaud | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
21 mars 1965 | 30 mars 1977 | André Garnier | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
30 mars 1977 | 22 mars 1983 | Gilbert Audinet | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
22 mars 1983 | 16 juin 1995 | Michel Mauduit | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
16 juin 1995 | 15 mars 2008 | Yves Avril | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
15 mars 2008 | 2000 | Michel Collas[30] | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
2000 | En cours | Gérald Garnier |
La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.
Les habitants sont nommés les Amberrois[31].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[33].
En 2019, la commune comptait 580 habitants[Note 9], en augmentation de 3,39 % par rapport à 2013 (Vienne : +1,67 %, France hors Mayotte : +2,17 %). Le maximum de la population a été atteint en 2019 avec 580 habitants.
1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
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235 | 214 | 213 | 234 | 426 | 428 | 410 | 412 | 454 |
1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
469 | 480 | 470 | 510 | 528 | 541 | 578 | 560 | 542 |
1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
533 | 531 | 553 | 535 | 525 | 501 | 504 | 482 | 489 |
1962 | 1968 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2011 | 2016 | 2019 |
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451 | 423 | 379 | 370 | 424 | 470 | 542 | 573 | 580 |
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,9 %, soit en dessous de la moyenne départementale (35,3 %). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 22,0 % la même année, alors qu'il est de 28,3 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 296 hommes pour 281 femmes, soit un taux de 51,30 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,29 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Hommes | Classe d’âge | Femmes |
---|---|---|
0,7 | 90 ou + | 1,8 |
6,4 | 75-89 ans | 6,4 |
14,9 | 60-74 ans | 13,9 |
21,4 | 45-59 ans | 19,7 |
20,4 | 30-44 ans | 24,8 |
13,0 | 15-29 ans | 11,1 |
23,2 | 0-14 ans | 22,3 |
Hommes | Classe d’âge | Femmes |
---|---|---|
0,9 | 90 ou + | 2,3 |
7,9 | 75-89 ans | 10,3 |
17,4 | 60-74 ans | 17,6 |
19,6 | 45-59 ans | 19 |
17,4 | 30-44 ans | 16,9 |
19,2 | 15-29 ans | 18,1 |
17,6 | 0-14 ans | 15,8 |
Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[37], il n'y a plus que 15 exploitations agricoles en 2010 contre 36 en 2000.
Les surfaces agricoles utilisées sont passées de 1 020 à 1 140 hectares. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[38].
61 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre et orge), 7 % pour le fourrage, 23 % pour les oléagineux (colza et tournesol). En 2010, 5 hectares sont consacrés à la viticulture contre 10 en 2000[37].
Alors qu'en 2000, il y avait 514 têtes de caprins et 68 têtes de bovins, en 2010, il n'y a plus d'élevage[37]. La disparition de l'élevage de caprins est révélatrice de l’évolution qu’a connu cet élevage, en région Poitou-Charentes, au cours des deux dernières décennies : division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par 10 des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50 % des troupeaux en 1988, et multiplication par six des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45 % du cheptel. Cette évolution de la production caprine a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite et encouragé l’adaptation structurelle des élevages restants[39].
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