Saint-Georges est une ville du sud du Québec qui fait partie de la municipalité régionale de comté (MRC) de Beauce-Sartigan, dont elle est le chef-lieu. Située dans la vallée de la rivière Chaudière en Beauce, cette ville, de la région de Chaudière-Appalaches, est la plus grande municipalité beauceronne et un centre économique régional important. Saint-Georges se trouve d'ailleurs dans un axe routier important qui relie la ville de Québec avec l'État du Maine. Avec plus de 30 000 habitants, Saint-Georges est la plus grande ville de la Beauce ainsi que la deuxième ville en importance après Lévis dans la région de Chaudière-Appalaches[réf.souhaitée].
Pour les articles homonymes, voir Saint-Georges.
Saint-Georges
Saint-Georges Est avec le CÉGEP sur le haut de la colline
Le nom Saint-Georges a été premièrement donné à la paroisse catholique en 1835 puis à la municipalité de Saint-Georges en 1856 pour honorer le marchand allemand Johann Georg Pfotzer, plus connu sous le nom de George Pozer, qui se porta acquéreur de la seigneurie Aubert-Gallion en 1808[2]. La Rivière Pozer traverse la seigneurie en question.
Le noyau urbain principal s'étend sur les deux rives de la rivière Chaudière au centre du territoire; un autre noyau urbain, le village de Saint-Jean-de-la-Lande est situé au sud-ouest du centre-ville. Saint-Georges est installé au nord de la MRC de Beauce-Sartigan dans la région administrative de la Chaudière-Appalaches. Les trois paroisses, L'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie, Saint-Georges et Saint-Jean-de-la-Lande, font partie de l'archidiocèse de Québec. La ville est intégrée à la sous-région touristique de la Beauce qui se situe dans la région touristique de la Chaudière-Appalaches.
L'histoire georgienne commence avec des Algonquins francophones et catholiques qui s'installent aux abords de la rivière Famine et fondent le village de Sartigan, qui est aujourd'hui le secteur de l'ancienne gare de Saint-Georges, et cela aux environs de 1679. Au début du XVIIIesiècle, les deux seigneuries situées sur le site de la future ville de Saint-Georges, les seigneuries Aubin-De L'Isle et Aubert-Gallion, sont concédées respectivement à Nicolas-Gabriel Aubin De L'Isle et Marie-Thérèse de Lalande-Gayon[3]. En 1856, la paroisse de Saint-Georges est créée. Par contre, la ville actuelle est née en 2001 par la fusion de la ville de Saint-Georges, de la municipalité d'Aubert-Gallion et des municipalités de paroisse de Saint-Georges-Est et de Saint-Jean-de-la-Lande[4].
Les amérindiens et le régime seigneurial
L'histoire de Saint-Georges remonte au début de la Beauce soit vers la fin du XVIIesiècle; les premiers habitants de Saint-Georges étaient alors principalement des Amérindiens vivant dans la région. Le premier Européen à parcourir la Beauce est le père Gabriel Druillettes, jésuite et missionnaire. Il fait trois voyages: en 1646, en 1650 et finalement en 1651. Cependant, aucun établissement colonial n'est créé à la suite de ses voyages, il faut attendre près d'un siècle avant qu'une véritable communauté ne soit créée alors que deux seigneuries sont établies sur le territoire actuel de Saint-Georges: Aubin-de-l'Isle et Aubert-Gallion[2]. En 1760, la seigneurie Aubert-Gallion passe aux mains de Marie-Anne Josephte de l'Estrigant de St-Martin et à sa fille Charlotte-Marie-Anne-Joseph Aubert de la Chesnaye. Les deux seigneuresses vendent la seigneurie, en 1768, à William Grant, un Anglais qui cherchait à devenir un grand propriétaire au Canada. Il meurt en 1807 et la vente de la seigneurie a lieu en 1808. C'est alors l'Allemand Johann Georg Pfotzer, considéré comme le véritable fondateur de Saint-Georges, qui achète la seigneurie. En 1835[5], l'érection canonique de la paroisse catholique a lieu puis, en 1856, c'est la paroisse qui est érigée civilement (voir municipalité de paroisse).
Le fief Cumberland est créé sur ordre de la Cour, par subdivision de la seigneurie Aubin-De L'Isle en 1782[6]. Le fief change de mains à plusieurs reprises, ce qui retarde son peuplement[7]: John Collins(en) s'en porte acquéreur en 1782, mais ne l'occupe pas; il le cède en 1790 à Andrew Philip Skene, qui le revend au marchand lévisien Edward Harbottle. Ce dernier revend le fief à William Torrance en 1819, mais l'acquiert de nouveau vers 1823[8]. Le défrichage du fief est entamé vers 1830[7],[9]. Harbottle construit un moulin dans le secteur de Cumberland Mills qui permet de transformer le bois en 1840[7].
Le développement d'un centre économique régional
Ancien couvent des sœurs du Bon-Pasteur à Saint-Georges, congrégation fondée en 1881 par Marie-Josephte Fitzbach (1806-1885)
.Les Sœurs du Bon-Pasteur arrivent en Beauce en 1881[10] et y ouvrent un couvent[11].
De 1900 à 1902, l'église de Saint-Georges est en construction, David Ouellet en est l'architecte[12]. Le 12 décembre 1907, le village de Saint-Georges-Est se sépare de la paroisse de Saint-Georges-d'Aubert-Gallion. 25 ans plus tard, la paroisse catholique de Saint-Jean-de-la-Lande est érigée canoniquement puis en 1933, la municipalité de paroisse de Saint-Jean-de-la-Lande est créée. En tant que centre économique et industriel régional, Saint-Georges se caractérise par plusieurs compagnies fondées à Saint-Georges comme la Dionne Spinning Mills Company fondée en 1940 par Ludger et Arsène Dionne. L'année 1943 marque la séparation de la municipalité de village de Saint-Georges-Ouest. En 1946, le village de Saint-Georges-Est devient la ville de Saint-Georges, alors que deux ans plus tard le village de Saint-Georges-Ouest devient une ville. Également en 1946, le Petit Séminaire de Saint-Georges de Beauce est fondé, devenu le Cégep Beauce-Appalaches en 1990. Le 22 juin 1950, la paroisse de L'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie est érigée canoniquement et la construction de l'église du même nom est terminée deux ans plus tard. En 1966, Marcel Dutil fonde Manac qui deviendra plus tard le Groupe Canam Manac et ensuite le Groupe Canam se divisera du groupe lorsque Manac deviendra une compagnie privée et gardera son identité. Saint-Georges continue d'accueillir d'autres compagnies et en 1971, Raymond Dutil fonde le Groupe Procycle. En 1990, les villes de Saint-Georges et de Saint-Georges-Ouest fusionnent et gardent le nom de la première. En 2001, la nouvelle ville de Saint-Georges voit le jour; la ville de Saint-Georges, la municipalité d'Aubert-Gallion et les paroisses de Saint-Georges-Est et de Saint-Jean-de-la-Lande fusionnent.
Chronologie
1er juillet 1845: Érection de la municipalité d'Aubert-Gallion.
1er septembre 1847: Fusion de plusieurs entités municipales et érection du comté de Dorchester.
1er juillet 1855: Division du comté de Dorchester en plusieurs entités municipales dont la municipalité d'Aubert-Gallion.
11 décembre 1856: La municipalité d'Aubert-Gallion devient la paroisse de Saint George.
12 décembre 1907: Érection du village d'Est de Saint-George de Beauce par la scission de la municipalité d'Aubert-Gallion.
28 octobre 1933: Érection de la paroisse de Saint-Jean-de-la-Lande.
1er janvier 1943: Érection du village de St-Georges-Ouest par la scission de la municipalité d'Aubert-Gallion.
1er janvier 1947: Érection de la paroisse de St-Georges-Est par la scission de la municipalité d'Aubert-Gallion.
17 avril 1948: Le village de Saint-Georges-Est de Beauce devient la ville de St-Georges.
18 septembre 1948: Le village de Saint-Georges-Ouest devient la ville de Saint-Georges-Ouest.
15 mars 1969: La ville de St-Georges devient la ville de Saint-Georges, la paroisse de Saint-Georges devient la municipalité d'Aubert-Gallion, la paroisse de St-Georges-Est devient la paroisse de Saint-Georges-Est.
23 mai 1990: La ville de Saint-Georges-Ouest est annexée à la ville de Saint-Georges.
26 septembre 2001: La municipalité d'Aubert-Gallion, la paroisse de Saint-Georges-Est et la paroisse de Saint-Jean-de-la-Lande sont annexées à la ville de Saint-Georges.
Héraldique
Ensemble pour l'avenir
L'écu de la ville de Saint-Georges se blasonne ainsi:
D’argent à la croix de gueules cantonnée au un et quatre d’un fer de moulin d’azur, au deux et trois d’une flamme de gueules et sur le tout d’azur à la croix d’argent.[13]
L'église de Saint-Georges a été érigée en 1900-1901 selon les plans de l'architecte David Ouellet[17]. Devant l'église, une statue représentant saint Georges terrassant le dragon a été sculptée par Louis Jobin en 1909. Elle est classée par le ministère de la Culture et des Communications depuis 1986[18], tout comme le socle la soutenant[19]. Le noyau paroissial est complété par un presbytère[20] et un cimetière[21].
L'église de Saint-Jean-de-la-Lande a été érigée en 1931[22]. Le site comprend un presbytère[23] et un cimetière[24].
La municipalité compte également sur son territoire un lieu de culte protestant (1860-1870)[25],[26] et l'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie (1950-1952)[27]. Cette dernière est entourée d'un presbytère[28] et d'un cimetière[29].
Sur le plan de l'architecture résidentielle, le manoir William-Milburn-Pozer a été construit en 1879 dans le style néoclassique[30]. Il est cité comme immeuble patrimonial depuis 1998 pour ses valeurs architecturale, historique et paysagère[30].
Culture
Située au Cégep Beauce-Appalaches, la salle Alphonse-Desjardins compte environ 600 sièges.
Saint-Georges possède un grand parc avec 7 casscades d'eaux.
Saint-Georges est nommé comme le plus grand musée extérieur du Canada
École Les Petits Castors (Pré-Maternel à 2eannée) St-Georges-Est
École Lacroix (3-4e année) St-Georges-Est
École L'Aquarelle (Pré-Maternel à 4eannée) St-Georges-Est
École Les Sitelles (Pré-Maternel à 4eannée) Jersey-Mills
École Dionne (Pré-Maternel à 4eannée) St-Georges-Ouest
École Mgr Fortier (Pré-Maternel à 4eannée) St-Georges-Ouest
École Harmonie (Pré-Maternel à 4eannée) St-Jean-de-la-Lande
École des Deux-Rives (5-6e année ainsi que la 1reannée du secondaire)
Secondaire
École des Deux-Rives (1reannée du secondaire ainsi que 5-6e année du primaire)
Polyvalente St-Georges (2e à 5eannée du secondaire)
Collégial
Cégep Beauce-Appalaches
Commission scolaire
Commission scolaire de la Beauce-Etchemin
Professionnel
L'École d'entrepreneurship de Beauce
Centre Intégré de Mécanique Industrielle de la Chaudière (CIMIC)
Centre de formation professionnelle Pozer
Sport
Le Centre Lacroix-Dutil est doté d'un aréna avec deux patinoires, d'un terrain de baseball, de trois courts de tennis et de deux piscines. L'hiver, le terrain de baseball fait place à un anneau de glace.
Équipes sportives
Assurancia de Saint-Georges, Ligue de hockey Junior AA Chaudière-Appalaches
Beauce Mitsubishi de Saint-Georges, Ligue de hockey Junior A Beauce-Frontenac
Cool FM 103,5 de Saint-Georges, Ligue Nord Américaine de Hockey (LNAH)
Condors de Beauce-Appalaches, Ligue de football collégial 2e Division
Huns de Saint-Georges, Ligue de soccer Québec Métro Sénior AA 1re Division
Jarrets Noirs de Beauce, Ligue de Baseball Senior Majeur BB de Québec
Anciennes équipes sportives
Dragons de la Beauce-Etchemin, Ligue de football Midget AAA (jusqu'en 2015)
Personnalités liées à la municipalité
Jesse Bélanger, (1969-) joueur de hockey
Gilles Bernier, (1934-) homme politique
Maxime Bernier, (1963-) homme politique
Nanette Bordeaux, (1911-1956) actrice
Cam Grande Brune, (1992-) influenceuse et Youtubeuse
Serge Courville, Pierre C. Poulin, Barry Rodrigue et al., Histoire de Beauce-Etchemin-Amiante, Sainte-Foy, Les Presses de l'Université Laval, coll.«Institut québécois de recherche sur la culture», , 1051p. (ISBN2-89224-334-3, lire en ligne), p.122 et 187
Mathieu Perreault, «À la recherche du génie beauceron», La Presse, , p. H6 (lire en ligne[PDF])
Другой контент может иметь иную лицензию. Перед использованием материалов сайта WikiSort.org внимательно изучите правила лицензирования конкретных элементов наполнения сайта.
2019-2026 WikiSort.org - проект по пересортировке и дополнению контента Википедии