Bounoura (en berbère At bounour[2], arabe: بنورة) est une commune de la wilaya de Ghardaïa en Algérie, située à 2 km à l'est du centre-ville de Ghardaïa dont elle constitue la «banlieue» est. La ville de Bounoura est une des cités du Mzab, elle est classée au patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco.
Bounoura est une des cités de la Pentapole (cinq villes) du Mzab[5]. Elle est située à 4 km de Ghardaïa, sur le côté ouest de l'oued Mzab[6] sur une butte[5].
Bounoura est l'altération de l'authentique At Bunur «les gens de Bunur» qui est un nom géographique de souche linguistique amazighe. At Bunur provient d’une appellation découlant d’un anthroponyme amazighe dont l’histoire a rapporté aussi sous la forme plurielle Ibnuren.[réf.nécessaire]
Histoire
La Grande mosquée de Bounoura.
À l'instar des autres villes de la Pentapole, la cité de Bounoura est fondée au XIesiècle, par des réfugiés ibadites de Tahert, après la destruction du royaume rostémide par les Fatimides au xesiècle[8]. Elle est fondée en 1048[5] par une fraction des Béni-Mthar d'Ouargla[9] encouragée par le succès de la jeune ville d'El Atteuf.
Vers 1250-1251, elle a été détruite, à la suite d'un conflit qui a entraîné l'exode sa population à Melika[10]. La partie haute de la colline est restée en ruines pendant des siècles, un nouveau ksar a été construit au XIIIesiècle près du lit de l'oued[11].
Bounoura a occupé un rang assez modeste dans la confédération mozabite[10], victime de querelles et de conflits entre fractions[12].
Démographie
La commune de Bounoura compte 35 405 habitants selon le recensement de 2008[1], c'est la cinquième commune la plus peuplée de la wilaya de Ghardaïa[13]
Bounoura dispose d'une zone industrielle créée en 1970[15].
Patrimoine
Les remparts de la cité.
La cité de Bounoura et le reste de la vallée du Mzab, sont classés au patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco depuis 1982[6]. L'organisation urbaine reflète l'existence de deux ksours sur le même site; le premier noyau aujourd'hui en ruine, mais dont la mosquée et les fortifications ont été restaurées, occupait la partie la plus élevée et le deuxième actuellement habité[11].
Contrairement aux autres cités de la pentapole, la mosquée de Bounoura occupe la partie basse de la ville près du lit de l'oued, cette position excentrique est le résultat du déplacement de l'autorité vers un faubourg, à la suite de la destruction du premier noyau[9].
L'actuel ksar a la particularité d'utiliser la limite de l'assiette rocheuse avec l'oued comme assise des maisons remparts du côté ouest; du côté opposé, à mi-hauteur de la butte, les fortifications du premier ksar constituent sa limite orientale[11]. Bounoura est entourée également de vastes cimetières qui cernent pratiquement la ville[11].
Daniel Babo, Algérie, Méolans-Revel, Éditions le Sureau, coll.«Des hommes et des lieux», , 206p. (ISBN978-2-911328-25-1), p.160
C. Agabi, «Ibadites», Encyclopédie berbère Online, document I06, Online since 01 June 2011, connection on 24 January 2020.
G. Camps, J. Gascou, A. Raymond and L. Golvin, «Cité», Encyclopédie berbère Online, document C74, Online since 01 March 2012, connection on 26 January 2020.
Y. Bonête, «Bou Noura », Encyclopédie berbère Online, document B94, Online since 01 June 2013, connection on 25 January 2020.
(en) ALGERIA [Djazaïria: historical demographical data of the urban centers]
Yaël Kouzmine, Le Sahara algérien: Intégration nationale et développement régional, éditions de L'Harmattan, , 291p. (ISBN978-2-336-00418-1 et 2-336-00418-6, lire en ligne), p.107
Другой контент может иметь иную лицензию. Перед использованием материалов сайта WikiSort.org внимательно изучите правила лицензирования конкретных элементов наполнения сайта.
2019-2026 WikiSort.org - проект по пересортировке и дополнению контента Википедии